Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
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N° TA13-2510227(TA13-2510227)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Le moyen d'insuffisance de motivation a également été écarté, la décision visant l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précisant le rejet de la demande de réexamen par l'OFPRA. Enfin, le moyen d'erreur manifeste d'appréciation a été jugé dépourvu de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA13-2511181(TA13-2511181)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, une carte de séjour pluriannuelle lui a été délivrée le 17 octobre 2025. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA13-2513338(TA13-2513338)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit inopérants (irrégularité du contrôle d'identité), soit insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé, notamment concernant l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'absence de délai de départ volontaire. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2515980(TA13-2515980)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... épouse B..., qui contestait l'arrêté du 24 juillet 2025 du préfet des Bouches-du-Rhône l'invitant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette invitation, consécutive au rejet de sa demande d'asile, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette solution s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans régularisation.
N° TA13-2515996(TA13-2515996)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... qui demandait la délivrance d’une carte de séjour ou d’un visa. Le juge a rappelé qu’il ne peut être saisi que d’un recours contre une décision administrative ou d’une demande indemnitaire, et non d’une demande d’injonction directe à l’administration. En l’absence de décision préalable et de fondement légal spécifique, les conclusions du requérant ne pouvaient prospérer. Cette ordonnance a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, 4°, et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2516059(TA13-2516059)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant le réexamen gracieux d’un arrêté préfectoral de remise aux autorités espagnoles. Le juge a rappelé qu’il ne peut être saisi que d’un recours en annulation ou en indemnisation, et non d’une simple demande gracieuse. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2516085(TA13-2516085)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction à la préfecture de statuer sur sa demande. Le juge a considéré que ces conclusions étaient manifestement irrecevables, car le juge administratif ne peut, en dehors des cas prévus par la loi, adresser des injonctions à l'administration. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2506550(TA13-2506550)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté préfectoral du 22 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. La décision a été jugée suffisamment motivée et conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'ayant pas démontré une vie privée et familiale stable en France. L'interdiction de retour a été validée car le préfet a tenu compte des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'absence de liens anciens et la menace pour l'ordre public.
N° TA13-2506560(TA13-2506560)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 9ème chambre, a rejeté la requête de M. G... contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2025. Cette décision refusait la délivrance d'un titre de séjour, assortie d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA13-2506563(TA13-2506563)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 9ème chambre, a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 4 février 2025. Ce dernier refusait de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de renvoi. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et le signataire régulièrement habilité. Le tribunal a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA13-2514384(TA13-2514384)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B..., ressortissante marocaine, qui sollicitait la délivrance d'un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'une carte "recherche d'emploi – création d'entreprise" non renouvelable, avait conclu un contrat de travail et sollicité un changement de statut vers une carte "salarié". Le juge a constaté que l'attestation de prolongation d'instruction délivrée en cours d'instance l'autorisait déjà à exercer une activité salariée jusqu'à une date déterminée, rendant sa demande sans objet. La solution s'appuie sur les articles L. 422-8 à L. 422-11 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2516060(TA13-2516060)
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne un référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) introduit par M. A..., un ressortissant comorien. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de changement de statut d'étudiant vers salarié, en raison de l'absence de réponse de l'administration malgré un dépôt de dossier complet et dans les délais légaux. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant l'urgence caractérisée par l'impact sur sa situation professionnelle et son droit au séjour, et a ordonné au préfet de lui délivrer un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler. La solution s'appuie sur les articles L. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la remise d'un récépissé lors d'une demande de titre de séjour complète.
N° TA13-2516224(TA13-2516224)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... se disant M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 21 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA13-2515546(TA13-2515546)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contre un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. La requête, enregistrée le 8 décembre 2025, était tardive car introduite plus d'un an après la notification de la décision du 10 décembre 2024, sans que la requérante n'établisse avoir informé la préfecture de son changement d'adresse. Le juge a appliqué l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui fixe un délai de recours d'un mois, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA13-2511769(TA13-2511769)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur une demande de liquidation d'astreinte présentée par M. A..., un réfugié sierra-léonais, était saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant sollicitait la liquidation de l'astreinte de 100 euros par jour prononcée par une ordonnance du 12 août 2025, en raison du retard du préfet des Bouches-du-Rhône à exécuter l'injonction de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a rappelé que la liquidation de l'astreinte se rattache à la même instance et qu'il peut la modérer ou la supprimer même en cas d'inexécution constatée. La solution retenue n'est pas explicitement formulée dans l'extrait, mais le juge a examiné les arguments du préfet, qui soutenait que le titre était en cours de fabrication, en application des articles L. 911-6, L. 911-7 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2512278(TA13-2512278)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un agent contractuel de l’État demandant la délivrance de ses documents de fin de contrat et l’indemnisation du préjudice lié à leur retard. Le tribunal a constaté que les documents (attestation France Travail et certificat de travail) avaient été transmis en cours d’instance, rendant sans objet la demande d’injonction. Il a rejeté la demande indemnitaire, rappelant que le juge des référés ne peut prononcer de condamnation pécuniaire, cette compétence relevant du juge du fond.
N° TA13-2512343(TA13-2512343)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a délivré le document sollicité, valable jusqu'au 12 janvier 2026. Constatant que la demande avait ainsi perdu son objet, la juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.
N° TA13-2512537(TA13-2512537)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet des Bouches-du-Rhône avait déjà délivré ce récépissé avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2514677(TA13-2514677)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme D... d’une requête en référé, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande d’aide personnalisée au logement (APA). En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. Le tribunal a toutefois condamné le département à verser à Mme D... la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2515061(TA13-2515061)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A..., ressortissante libanaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil au motif qu'elle avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, estimant que la décision, qui visait les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment précise et n'exigeait pas de détailler l'ensemble des éléments de vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de l'OFII.