Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 202/2007
N° TA13-2514988(TA13-2514988)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant iranien, contestant son transfert aux autorités bulgares et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône étaient suffisamment motivés et ne révélaient pas de défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que la décision de transfert ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation de l'assignation à résidence, fondée sur l'illégalité de la décision de transfert, a également été rejetée.
N° TA13-2400836(TA13-2400836)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par un groupement foncier agricole et une société civile d’exploitation agricole pour contester un arrêté municipal du 7 décembre 2023 interdisant la circulation de véhicules à moteur sur plusieurs voies communales. Les requérants invoquaient un défaut de motivation et le caractère disproportionné de la mesure. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté contesté par un nouvel arrêté du 17 octobre 2025, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 29 décembre 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice.
N° TA13-2401647(TA13-2401647)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Le requérant avait déposé un recours hiérarchique concernant sa naturalisation, mais le tribunal a jugé qu'il ne pouvait être saisi que par un recours contentieux, et non par un simple recours administratif. La requête, dépourvue de conclusions et non régularisée dans le délai légal, ne satisfaisait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, précise que cette irrecevabilité n'empêche pas M. B... de soumettre une nouvelle demande au préfet.
N° TA13-2512524(TA13-2512524)
Le Tribunal administratif de Marseille a constaté le désistement d’office de M. A..., qui contestait une sanction disciplinaire de quinze jours de cellule avec sursis. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, comme l’exige l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement et rejette les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA13-2512785(TA13-2512785)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante australienne, qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l’administration avait implicitement rejeté la demande de titre de séjour de l’intéressée le 31 décembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car l’administration n’était plus tenue de délivrer une attestation de prolongation après la naissance d’une décision implicite de rejet. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA13-2515442(TA13-2515442)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros en réparation d'un préjudice. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait que des moyens inopérants et manquait de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, le requérant se bornant à solliciter une enquête sans autre détail. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA13-2515986(TA13-2515986)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour un préjudice résultant de la remise de trois téléphones portables à son frère lors d'un parloir, en violation, selon lui, de l'autorité de la chose jugée par un jugement du tribunal correctionnel. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige, bien que concernant un acte d'une autorité administrative, était indissociable de l'exécution d'une procédure judiciaire et relevait donc de la compétence des juridictions judiciaires, conformément au principe de séparation des autorités administratives et judiciaires.
N° TA13-2516362(TA13-2516362)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d’une décision du préfet des Bouches-du-Rhône lui délivrant un titre de séjour de six mois. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA13-2516393(TA13-2516393)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., un jeune majeur, pour contester la décision du département des Bouches-du-Rhône de mettre fin à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance (ASE) et de refuser le renouvellement de son contrat de jeune majeur. Le juge des référés a rappelé que, selon l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, les jeunes majeurs de moins de 21 ans ayant été confiés à l'ASE avant leur majorité bénéficient d'un droit à une nouvelle prise en charge s'ils ne disposent pas de ressources ou d'un soutien familial suffisants. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné la condition d'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en lien avec les textes précités.
N° TA13-2512084(TA13-2512084)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que cette mesure se heurtait à une contestation sérieuse et faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, dès lors que le requérant faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français en date du 3 avril 2023, confirmée par un jugement du 7 juillet 2023, et que sa nouvelle demande de titre avait été classée sans suite. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA13-2511449(TA13-2511449)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de traiter sa demande d'admission au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant deux mois sur la demande d'autorisation de travail avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément au code du travail et au décret n° 2014-1292. Les mesures sollicitées, faisant obstacle à l'exécution de cette décision, ne pouvaient être ordonnées par le juge des référés. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA13-2516391(TA13-2516391)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Viva Primeurs. Celle-ci demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 25 novembre 2025 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour un mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la société de démontrer que cette fermeture menaçait à court terme sa pérennité. Il a également relevé le comportement imprudent de la requérante, qui avait effectué des achats importants après avoir été informée de la procédure de fermeture.
N° TA13-2516392(TA13-2516392)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C... qui demandait une permission de sortie pour son fils mineur hospitalisé sans consentement. Le juge estime que cette demande relève de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire en application des articles L. 3211-12 et suivants du code de la santé publique. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA13-2512341(TA13-2512341)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante nigériane, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé et de traiter sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié (article L. 424-3 du CESEDA). Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande de mesure provisoire sans objet et mal fondée. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas établie et la requête étant manifestement irrecevable, elle a été rejetée sans instruction contradictoire.
N° TA13-2516373(TA13-2516373)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint à la caisse d’allocations familiales des Bouches-du-Rhône de statuer sur son dossier et de verser provisoirement ses prestations. Le juge a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas d’établir une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition nécessaire pour faire droit à une telle demande. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA13-2202751(TA13-2202751)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête des consorts F... et autres, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2021 par lequel le maire de Grans ne s'était pas opposé à une déclaration préalable de division de parcelle. Les requérants contestaient notamment l'absence de saisine du gestionnaire de la voie publique et l'insuffisance de la desserte du terrain. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme, la commune étant gestionnaire de la voie et le projet ne modifiant pas l'accès à une voie publique. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'article R. 111-5 du même code était inopérant, le projet ne portant pas sur une construction nouvelle.
N° TA13-2205302(TA13-2205302)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Endoume, qui demandait l'annulation du permis de construire tacite accordé à M. B... pour un garage à Marseille. Le tribunal a jugé que l'absence d'une étude géotechnique, pourtant exigée par le PLUi, ne pouvait fonder l'annulation, car cette pièce n'est pas prévue par la liste limitative de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R.111-2 du même code, relatif à la sécurité publique. En conséquence, la demande de dommages et intérêts pour recours abusif présentée par M. B... a également été rejetée.
N° TA13-2208626(TA13-2208626)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du maire d'Aix-en-Provence du 16 août 2022, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour l'installation d'antennes relais camouflées en fausses cheminées. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de droit, jugeant que la motivation de l'arrêté, fondée sur l'article UM 11 du plan local d'urbanisme, était suffisante. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision municipale.
N° TA13-2208748(TA13-2208748)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., professeure des universités et praticienne hospitalière, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du ministre de l’éducation nationale rejetant sa demande de validation des services accomplis en tant qu’agent non-titulaire avant sa titularisation en 2007. La requérante soutenait notamment un vice de procédure, faute de notification régulière de la proposition de validation, et une erreur de droit. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le silence gardé par Mme B... pendant plus d’un an sur la proposition de validation valait refus en application des articles L. 5 et D. 2 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
N° TA13-2209573(TA13-2209573)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme et M. A... contre un permis de construire tacite (n° PC 013055 21 01329 P0) et son modificatif (n° PC 013055 21 01329 M02) délivrés par le maire de Marseille à la société Prado 2.0 pour une surélévation et extension d’un immeuble de bureaux. Le tribunal a fait droit à la demande de jonction des instances en application de l’article L. 600-5-2 du code de l’urbanisme, permettant de contester le permis modificatif dans le cadre de l’instance initiale. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 600-5-2 du code de l’urbanisme et des règles de procédure du code de justice administrative.