Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 198/2007
N° TA13-2516141(TA13-2516141)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté les requêtes en référé suspension de M. B... et de la société Assistance protection gardiennage sécurité. Les requérants contestaient les sanctions d’interdiction d’exercer et de pénalités financières prononcées par le CNAPS le 20 octobre 2025. Le juge a constaté que les requêtes n’étaient pas accompagnées de la copie des requêtes au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, les demandes, fondées sur l’article L. 521-1 du même code, ont été jugées manifestement irrecevables et rejetées sans instruction ni audience.
N° TA13-2516232(TA13-2516232)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral de fermeture administrative temporaire du garage MT Auto Euroflory. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une copie de la requête au fond, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 522-1 du même code. Aucun examen du bien-fondé des moyens soulevés (incompétence, erreur de fait, erreur de qualification juridique) n’a donc été effectué.
N° TA13-2516234(TA13-2516234)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des sanctions prononcées par la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) à l’encontre de M. A... B... et de la société Assistance protection gardiennage sécurité. Ces sanctions consistaient en une interdiction d’exercer toute activité privée de sécurité pour soixante mois et des pénalités financières de 35 000 et 50 000 euros. Le juge a constaté que les requêtes, présentées sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’étaient pas accompagnées d’une copie des requêtes au fond, ce qui les rendait manifestement irrecevables en application de l’article R. 522-1 du même code. Par conséquent, les conclusions ont été rejetées sans instruction ni audience.
N° TA13-2516260(TA13-2516260)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... tendant à suspendre la décision de non-renouvellement de son contrat de travail par la communauté de communes Buëch-Dévoluy. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une copie de la requête au fond, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 522-1 du même code. En application de l’article L. 522-3, le juge a donc rejeté la demande sans instruction ni audience.
N° TA13-2516403(TA13-2516403)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 octobre 2025 présentée par la société Efia. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une copie de la requête en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA13-2516405(TA13-2516405)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire des Pennes-Mirabeau du 22 décembre 2025 prescrivant des travaux de remise en état de la voirie sur le domaine privé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, y compris leur demande de frais de justice.
N° TA13-2516417(TA13-2516417)
Référé suspension rejeté par le Tribunal administratif de Marseille. La requérante contestait la publication au Bulletin officiel du CNRS d’une sanction d’exclusion temporaire de trois jours. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, faute d’éléments démontrant une atteinte grave et immédiate à sa vie privée ou professionnelle. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2514479(TA13-2514479)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant comorien titulaire d'une carte de séjour "étudiant" arrivée à expiration, qui demandait au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a fait droit à cette demande, considérant que la condition d'urgence était remplie et que la mesure était utile. Il a enjoint au préfet de mettre à disposition du requérant une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quinze jours, ou de statuer sur cette demande dans le même délai. Cette décision s'appuie notamment sur les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2515654(TA13-2515654)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant iranien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 5 décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait des risques de traitements inhumains et dégradants en Allemagne, ainsi qu'une dégradation de son état de santé psychologique. Le tribunal a jugé que la faculté pour un État membre d'examiner une demande d'asile par dérogation, prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, est discrétionnaire et ne constitue pas un droit pour le demandeur. Il a également estimé que les éléments fournis ne démontraient pas un risque réel et avéré de détérioration significative et irrémédiable de son état de santé en cas de transfert, au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA13-2515794(TA13-2515794)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 septembre 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle à M. A.... Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, faute pour le requérant de justifier d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment financière, malgré l’impossibilité alléguée de reprendre son emploi sans cette carte. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans examen au fond, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2301758(TA13-2301758)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., exploitant viticole, qui contestait le refus de FranceAgriMer de lui accorder une aide à la restructuration du vignoble pour la campagne 2020-2021. Le requérant invoquait un défaut d'information et sa bonne foi, mais n'a pas contesté utilement le motif du refus, fondé sur l'absence de factures à son nom. La juridiction a appliqué le règlement d'exécution (UE) 2016/1150, qui impose des contrôles administratifs systématiques sur les dépenses des bénéficiaires. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par l'administration.
N° TA13-2304396(TA13-2304396)
Le Tribunal administratif de Marseille a examiné les requêtes de l'association syndicale autorisée du canal de Ventavon Saint Tropez contestant la déchéance partielle de ses droits à subvention FEADER et le titre exécutoire émis pour récupérer un trop-perçu. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure contradictoire, de l'incompétence de l'autorité émettrice du titre exécutoire, et de l'éligibilité de certaines dépenses. Il a jugé que la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avait correctement appliqué les règles de la commande publique et les stipulations du règlement (UE) n° 809/2014, et que la sanction était fondée sur des dépenses irrégulières. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, de décharge et d'injonction, et a mis à la charge de l'association les frais de justice.
N° TA13-2308223(TA13-2308223)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une autorisation de pêche professionnelle à l'anguille. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête, faute pour le requérant de justifier de sa qualité pour agir, malgré une invitation à produire sa carte de pêcheur professionnel. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à un constat de procédure.
N° TA13-2400224(TA13-2400224)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur prononçant la déchéance totale de sa dotation jeune agriculteur. Le requérant invoquait des difficultés personnelles et économiques (crise du Covid, rupture conjugale, guerre en Ukraine) pour justifier le non-respect de ses engagements. Le tribunal a estimé que ces circonstances ne constituaient pas un cas de force majeure ou des circonstances exceptionnelles au sens de l'article D. 343-18-1 du code rural et de la pêche maritime. En conséquence, la déchéance totale de la subvention, fondée sur le non-respect du plan d'entreprise, a été jugée légale.
N° TA13-2405128(TA13-2405128)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation d’un procès-verbal de saisie de ses produits et matériels de pêche, établi par le préfet des Bouches-du-Rhône sur le fondement des articles L. 943-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a rejeté la requête en se déclarant incompétent, jugeant que ce procès-verbal n’est pas détachable de la procédure judiciaire relative aux infractions constatées, laquelle relève de l’autorité judiciaire.
N° TA13-2408058(TA13-2408058)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... dirigée contre la décision du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant la confiscation et la destruction de son matériel de pêche. Le requérant, contrôlé pour une infraction de pêche maritime sans marquage conforme des captures, n'a pas contesté utilement le motif de la décision en se bornant à invoquer son statut de pêcheur amateur occasionnel et son absence d'antécédents. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants et a rejeté la demande d'annulation, en application du code rural et de la pêche maritime.
N° TA13-2503961(TA13-2503961)
Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision de classement sans suite du 19 juin 2024 du préfet des Hautes-Alpes, qui refusait d’instruire une demande d’autorisation d’exploiter déposée par le Groupement Pastoral de Vallouise. Le tribunal retient que cette décision, signée par une autorité incompétente (le préfet départemental au lieu du préfet de région), méconnaît l’article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime. Il écarte la fin de non-recevoir tirée du caractère confirmatif de l’acte, en raison d’un changement de circonstances (nouvelle demande et signataire différent). La solution retenue est l’annulation pour vice de compétence.
N° TA13-2506549(TA13-2506549)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant camerounais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet ne pouvait rejeter la demande de titre de séjour pour raison de santé en se fondant sur une menace pour l'ordre public sans avoir préalablement saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 432-13 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'illégalité du refus de séjour a entraîné celle de l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA13-2506551(TA13-2506551)
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 9ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., incluant l'injonction et les frais de justice.
N° TA13-2506552(TA13-2506552)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.