Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 196/2007
N° TA13-2515170(TA13-2515170)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par une décision de la commission de médiation. Constatant la carence fautive de l'État à exécuter ce relogement dans le délai imparti, le juge a estimé que l'obligation indemnitaire n'était pas sérieusement contestable. En application des principes dégagés pour la réparation des troubles dans les conditions d'existence, il a condamné l'État à verser à Mme A... une provision de 1 150 euros, tenant compte de la durée de la carence et de la composition de son foyer.
N° TA13-2515436(TA13-2515436)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant pakistanais, contestant son transfert aux autorités maltaises pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert, pris par une autorité compétente et suffisamment motivé, ne méconnaissait ni le règlement (UE) n° 604/2013, ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a également estimé que l'assignation à résidence était légale au regard des articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D..., y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA13-2515622(TA13-2515622)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre les arrêtés du préfet des Hautes-Alpes du 28 novembre 2025 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles R. 5221-15 et R. 5221-17 du code du travail, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code du travail et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA13-2515635(TA13-2515635)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne, d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII du 4 décembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour elle et son enfant mineur. La décision attaquée était motivée par le non-respect du délai de 90 jours pour déposer une demande d'asile, sur le fondement de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant la décision suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, et a donc rejeté sa demande d'annulation.
N° TA13-2515689(TA13-2515689)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a expulsé M. A... du territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'absence de menace grave pour l'ordre public ou l'atteinte à la vie privée et familiale, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée, seule l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.
N° TA13-2515713(TA13-2515713)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 12 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA13-2516128(TA13-2516128)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme D... et M. E..., ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du préfet des Hautes-Alpes du 3 décembre 2025 leur imposant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence de 45 jours. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a joint les deux requêtes et prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la légalité des décisions préfectorales au regard des dispositions du CESEDA.
N° TA13-2516138(TA13-2516138)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant irakien, qui contestait son transfert aux autorités bulgares et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire des arrêtés, jugeant que la délégation de signature était régulière. Il a également estimé que la remise des brochures d'information en kurde satisfaisait aux exigences d'information prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.
N° TA13-2600023(TA13-2600023)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par le maire de Carry-le-Rouet sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. Le juge des référés a fait droit à cette demande, ordonnant une expertise pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger imminent pour la sécurité publique et proposer des mesures conservatoires. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2507472(TA13-2507472)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Atalian propreté, qui demandait la reprise des relations contractuelles avec la Régie des transports métropolitains. La société requérante s'est toutefois désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 10 décembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président de la 3ème chambre en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la Régie des transports métropolitains tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA13-2513148(TA13-2513148)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 3 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge a statué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison du caractère manifestement infondé des moyens soulevés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande de suspension et les frais de justice, après avoir écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen, et ceux inopérants ou non assortis de précisions suffisantes. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2513911(TA13-2513911)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... tendant à l'annulation d'une "ITF". La requête ne contenait pas l'exposé des faits et des moyens exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a prononcé cette irrecevabilité par ordonnance, sans invitation préalable à régulariser.
N° TA13-2516293(TA13-2516293)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour ou de statuer sur sa demande de titre. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit que la demande d'injonction de statuer est irrecevable car dépourvue d'objet, et que la demande de remise d'un document se heurte à l'existence de cette décision implicite. Enfin, la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante disposant déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 février 2026.
N° TA13-2516353(TA13-2516353)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé par la société Palone pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative temporaire de son établissement « Le Gotta » pour onze semaines. La société invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de procédure contradictoire et disproportion de la sanction. Le juge des référés a rejeté la demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie. Il a considéré que les pièces produites par la société, notamment des relevés bancaires imprécis et des attestations comptables contradictoires, ne démontraient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation financière justifiant une suspension.
N° TA13-2516470(TA13-2516470)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet le 17 novembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit qu'il ne peut faire obstacle à cette décision en ordonnant la mesure sollicitée, et rejette donc la requête comme manifestement mal fondée.
N° TA13-2516471(TA13-2516471)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A.... Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 8 décembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, faire droit à la demande du requérant reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 du code de justice administrative interdit.
N° TA13-2600034(TA13-2600034)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant togolais, qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant ». Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'engagement de cette procédure, n'était pas remplie, le requérant se bornant à des considérations générales non assorties de justificatifs sur la menace pesant sur son cursus et son emploi. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA13-2514544(TA13-2514544)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant guinéen, afin d'obtenir une convocation en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour en tant que membre de la famille d'un réfugié, après avoir rencontré des difficultés techniques avec le téléservice ANEF. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour de M. A... devait être effectuée en ligne conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 27 avril 2021. Cependant, face à l'impossibilité technique avérée pour le requérant d'utiliser le téléservice, le juge a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A... dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande via la solution de substitution prévue par l'arrêté du 1er août 2023, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. La requête a été partiellement admise, sans astre
N° TA13-2514565(TA13-2514565)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. B..., ressortissant salvadorien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des conséquences sur le droit au séjour et au travail du requérant. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas démontré le caractère incomplet du dossier de demande. La décision se fonde sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2514595(TA13-2514595)
Demande de duplicata de titre de séjour – Tribunal administratif de Marseille – Rejet du référé mesures utiles (art. L. 521-3 CJA). Le silence gardé pendant quatre mois par le préfet a fait naître une décision implicite de rejet (art. R. 432-1 et R. 432-2 CESEDA), à laquelle le juge des référés ne peut faire obstacle. La requête est rejetée.