Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 193/2007
N° TA13-2515850(TA13-2515850)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille à lui verser 150 000 euros en réparation de préjudices et des mesures de formation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A... n’a pas régularisé sa saisine, malgré une demande du greffe, en utilisant le téléservice obligatoire prévu à l’article R. 414-2 du code de justice administrative ou en fournissant ses coordonnées postales. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du même code.
N° TA13-2402852(TA13-2402852)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A... contestant les décisions de la commission de recours amiable de la CAF des Bouches-du-Rhône confirmant des indus de prime d'activité (98,34 €) et d'allocation de logement familiale (2 144 €). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la CAF. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été examinée sur le fond, en application des articles L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA13-2403599(TA13-2403599)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d'une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active de 1 452,63 euros, constitué entre août 2020 et juillet 2021. La requérante invoquait sa situation financière difficile pour obtenir l'annulation de cette dette. Statuant en formation de juge unique, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable. Il a jugé que Mme B... n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, condition nécessaire pour saisir le juge. La solution retenue est donc un rejet pour défaut de recours préalable.
N° TA13-2404111(TA13-2404111)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur l'opposition de Mme D... à une contrainte émise par la CAF des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 155,40 euros, rejette sa requête. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en invoquant sa méconnaissance de la dette, sa mutation et sa situation financière difficile. Le juge rappelle que, selon les articles L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, la contestation du bien-fondé de l'indu lors d'une opposition à contrainte est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif obligatoire. En l'absence d'un tel recours, les moyens de Mme D... sont irrecevables, et sa demande de mensualisation de la dette est également rejetée.
N° TA13-2404112(TA13-2404112)
Le Tribunal Administratif de Marseille a joint deux requêtes de M. D... formant opposition à des contraintes émises par la CAF des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d’indu d’allocation de logement sociale (813 €) et d’aide personnelle au logement (819 €). Le juge a rejeté les requêtes comme irrecevables en raison de leur tardiveté, l’opposition n’ayant pas été formée dans le délai de quinze jours suivant la notification des contraintes, conformément à l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l’habitation et le code de la sécurité sociale.
N° TA13-2405005(TA13-2405005)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme E... B... contestant le refus de la présidente du conseil départemental des Alpes de Haute-Provence de lui accorder une aide du fonds de solidarité logement (FSL) pour régler sa dette d'électricité. Le refus était fondé sur l'article 6 du règlement intérieur du FSL, qui prévoit le rejet d'une demande si les préconisations d'une aide antérieure n'ont pas été suivies. Mme B... n'avait pas mis en place la mensualisation de ses factures, préconisée lors d'une aide accordée en novembre 2021, et ses arguments sur l'irrégularité de ses ressources n'ont pas été jugés suffisants pour contester ce motif. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA13-2405648(TA13-2405648)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... contestant deux indus de revenu de solidarité active (RSA), d’un montant total de 8 905 euros, pour la période de décembre 2021 à juin 2023. Le juge a estimé que l’administration avait démontré que M. A... n’avait pas sa résidence stable en France, condition essentielle au versement du RSA, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, absence de notification, méconnaissance de l’article L. 1617-5 du CGCT) étaient infondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives aux conditions de résidence pour l’octroi du RSA.
N° TA13-2411736(TA13-2411736)
Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... qui contestait le refus du président du conseil départemental des Hautes-Alpes de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que les éléments fournis par la requérante, notamment des douleurs à la marche et une petite taille, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l’arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide). La décision s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, la demande d’annulation et la délivrance de la carte ont été refusées.
N° TA13-2413474(TA13-2413474)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du conseil départemental des Bouches-du-Rhône refusant de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Le requérant invoquait une pathologie douloureuse limitant ses déplacements et l'obligeant à utiliser des cannes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B... ne démontrait pas que sa capacité de déplacement à pied était réduite à moins de 200 mètres ou qu'il avait systématiquement recours à une aide technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA13-2505572(TA13-2505572)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant seul, a rejeté les requêtes de Mme A... qui contestait le refus implicite du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Pour justifier sa demande, Mme A... invoquait ses pathologies douloureuses, ses prothèses de hanche et l’usage d’une canne limitant ses déplacements. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle avait un recours systématique à une aide humaine ou à un appareillage pour tous ses déplacements extérieurs, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la décision de refus a été jugée légale.
N° TA13-2507317(TA13-2507317)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental des Alpes de Haute-Provence de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que les éléments fournis par le requérant, notamment la perte d’usage d’un bras et des douleurs lombaires, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l’arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide). La solution retenue est fondée sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA13-2508074(TA13-2508074)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Le requérant invoquait plusieurs pathologies limitant ses déplacements. Statuant seul, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments produits ne démontraient pas que M. A... remplissait les critères stricts de l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La décision s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA13-2508139(TA13-2508139)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme D... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département des Alpes de Haute-Provence de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, le département a fait droit à sa demande en lui attribuant la carte, rendant le litige sans objet. Par un jugement du 5 janvier 2026, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA13-2511424(TA13-2511424)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de Mme D... et M. E..., ressortissants kosovars, demandant l'annulation des arrêtés du préfet des Hautes-Alpes du 24 juillet 2025 les obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du rejet définitif de leurs demandes d'asile et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2514481(TA13-2514481)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a condamné l’État à verser une provision de 1 300 euros à Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée d’urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. Le montant de la provision a été fixé en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et ses deux enfants, sur la période du 2 mai 2024 au 5 janvier 2026, sur la base de 250 euros par personne et par an.
N° TA13-2515094(TA13-2515094)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 novembre 2025 maintenant son placement en rétention pour l'examen de sa demande d'asile par l'OFPRA. Le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. Il a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et sans incidence sur sa légalité le défaut de transmission immédiate de la décision de l'OFPRA. La solution se fonde sur les articles L. 754-2, L. 754-3 et L. 754-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2515163(TA13-2515163)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par une décision de la commission de médiation du 5 octobre 2023. Constatant la carence fautive de l'État à exécuter ce relogement dans le délai imparti, le juge a retenu le principe d'une obligation non sérieusement contestable. En réparation des troubles dans les conditions d'existence, il a condamné l'État à verser une provision de 450 euros, calculée sur la base de 250 euros par an pour la période indemnisable, et a rejeté le surplus des conclusions.
N° TA13-2515309(TA13-2515309)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision de 200 euros à Mme B... Cette somme répare le préjudice né de l'absence de relogement de l'intéressée, pourtant reconnue prioritaire par la commission de médiation, au-delà du délai de six mois imparti au préfet. La solution retient que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité sans contestation sérieuse, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le montant de la provision a été fixé en fonction de la durée de la carence (7 mois) et de la situation du foyer (une personne seule).
N° TA13-2515336(TA13-2515336)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation du refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen sérieux de sa situation, en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA13-2515447(TA13-2515447)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A..., ressortissant érythréen, contestant son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux du 1er décembre 2025.