Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 194/2007
N° TA13-2515634(TA13-2515634)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, était saisi par la Société coopérative de peinture et aménagement d’une demande d’annulation de la procédure de passation du lot n° 9 d’un marché de travaux de réhabilitation de la bibliothèque Méjanes. La commune d’Aix-en-Provence a toutefois décidé, le 18 décembre 2025, de déclarer cette procédure sans suite en raison d’une erreur de rédaction affectant la décomposition du prix global et forfaitaire, portant atteinte au principe d’égalité de traitement des candidats. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requérante, dès lors que le pouvoir adjudicateur peut, à tout moment et pour un motif d’intérêt général, renoncer à la procédure. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune a été condamnée à verser 2 000 euros à la société requérante au titre des frais exposés.
N° TA13-2515675(TA13-2515675)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Alpes sanitherm. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°22 d'un marché de travaux du département des Hautes-Alpes, motif pris de l'irrégularité de son offre pour modification des quantités de la décomposition du prix global et forfaitaire. Le juge a estimé que le moyen soulevé n'était pas fondé, considérant que le règlement de la consultation, qui impose le respect des documents de consultation, est obligatoire et que la modification des quantités constituait bien une irrégularité au sens des articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique. En conséquence, la procédure de passation et l'attribution du marché au groupement concurrent ont été validées.
N° TA13-2515685(TA13-2515685)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 9 décembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII de Marseille refusait à Mme C..., ressortissante nigériane, et à sa famille le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car l'OFII n'avait pas tenu compte de la vulnérabilité particulière de la famille, notamment du jeune âge de l'enfant et de l'état de santé du conjoint, comme l'exigent les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quinze jours.
N° TA13-2515690(TA13-2515690)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A... contestant la décision de la directrice territoriale de l'OFII de Marseille du 24 novembre 2025 prononçant sa sortie du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation, estimant que l'OFII avait bien procédé à cet examen. Enfin, le tribunal a jugé que l'absence de près de trois mois du requérant, même justifiée par le décès de sa mère, ne constituait pas une justification valable au sens de l'article R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a donc rejeté la requête.
N° TA13-2515692(TA13-2515692)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Provençale de peinture pour contester le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de travaux passé par la commune d'Aix-en-Provence. En cours d'instance, la commune a décidé de déclarer la procédure sans suite, en application de l'article R. 2185-1 du code de la commande publique, en raison d'une erreur dans le décompte du prix global et forfaitaire affectant la régularité de la procédure et l'égalité de traitement des candidats. Le juge a constaté que cette décision, prise pour un motif d'intérêt général, rendait sans objet le recours en référé contractuel. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la société requérante.
N° TA13-2515738(TA13-2515738)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Courant naturel. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de construction d'une centrale photovoltaïque, motif pris de son caractère anormalement bas. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de rejet, la société n'ayant pas sollicité les motifs de ce rejet. Il juge également que la commune de Châteauneuf-le-Rouge, après avoir sollicité des justifications, a pu légalement rejeter l'offre comme anormalement basse en application des articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique.
N° TA13-2515778(TA13-2515778)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 7 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation du droit au respect de la vie privée et familiale, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision et justifié l'absence de délai de départ volontaire.
N° TA13-2515781(TA13-2515781)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône l'assignent à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Cependant, il a annulé l'article 2 de l'arrêté fixant les modalités de contrôle, car l'obligation de se présenter deux fois par jour au centre de rétention méconnaissait l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc une annulation partielle de la décision d'assignation à résidence.
N° TA13-2515833(TA13-2515833)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours de M. B..., ressortissant turc, contre une décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil au motif qu'il n'avait pas sollicité l'asile dans les 90 jours suivant son arrivée. Le tribunal a rejeté le moyen d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment explicite. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de droit ou d'appréciation, considérant que M. B... n'avait pas démontré de motif légitime pour son retard, et que sa vulnérabilité psychiatrique n'était pas établie. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande d'injonction et celle relative aux frais de justice.
N° TA13-2515899(TA13-2515899)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 11 décembre 2025 l'assignant à résidence. Le juge a estimé que le préfet pouvait légalement prononcer une nouvelle mesure d'assignation à résidence de 45 jours, même si l'intéressé avait respecté une précédente assignation, dès lors que la durée totale n'excédait pas la limite légale de 135 jours. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2515965(TA13-2515965)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous dix jours, et a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA13-2515981(TA13-2515981)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant son transfert aux autorités italiennes et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé au regard de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet n'était pas tenu d'expliciter son refus d'appliquer la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s'appuyant sur les règlements européens et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA13-2515982(TA13-2515982)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B... avait présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans motif légitime. Il a également jugé que l'OFII avait procédé à un examen de la vulnérabilité du demandeur, écartant ainsi les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA13-2515984(TA13-2515984)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet des Bouches-du-Rhône le 7 juillet 2025 à l'encontre de M. B.... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale, de l'absence de menace grave pour l'ordre public ou de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, bien que l'aide juridictionnelle provisoire ait été accordée au requérant.
N° TA13-2516126(TA13-2516126)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant son transfert aux autorités portugaises (responsables de l’examen de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. La décision a été jugée signée par une autorité compétente, et le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que l'intéressé avait bien reçu les brochures d'information en arabe. Le tribunal a également rejeté les autres moyens soulevés, dont l'erreur manifeste d'appréciation et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux du 17 décembre 2025.
N° TA13-2516133(TA13-2516133)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme D... et M. E..., ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du préfet des Hautes-Alpes du 3 décembre 2025 leur imposant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence de 45 jours. Les requérants invoquaient une erreur de droit au regard de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA13-2516636(TA13-2516636)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, estimant que la décision contestée n'était pas entachée d'un défaut d'examen et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2406763(TA13-2406763)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a remis à l’intéressé un certificat de résidence algérien le 4 novembre 2025. Constatant que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions présentées au titre des frais de l’instance ont été rejetées, M. A... bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale sans que son avocate n’ait sollicité le versement de frais non couverts.
N° TA13-2407010(TA13-2407010)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Systra France d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de mandater d’office une somme due par la métropole Aix-Marseille-Provence. La métropole ayant finalement versé la somme en litige, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction. Les demandes de frais d’instance présentées par les deux parties sont rejetées.
N° TA13-2410386(TA13-2410386)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a pris une décision explicite de refus le 28 octobre 2024, laquelle s’est substituée à la décision implicite. Le tribunal ayant déjà statué sur cette décision explicite par un jugement du 8 avril 2025, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance constate qu’il n’y a plus lieu de statuer et rejette les demandes de frais.