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Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête d'un ressortissant congolais visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Le juge estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que l'éloignement ne constitue pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision de retrait de la carte de résident d'un ressortissant centrafricain. La juridiction a jugé que le sous-préfet, incompétent et ayant omis la procédure contradictoire, a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits anciens et non poursuivis antérieurs à la délivrance du titre, sans tenir compte de l'insertion professionnelle du requérant. La décision est annulée au regard des articles L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'État est condamné à verser 1 000 euros au requérant.
Sujet principal : Demande de restitution urgente d'un permis de conduire retenu à titre provisoire pour un excès de vitesse important. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car le requérant n'a pas démontré l'urgence particulière requise pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Textes appliqués : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), combiné à l'article L. 522-3 (procédure de rejet sans instruction contradictoire).
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à annuler un refus d'entrée et un placement en zone d'attente d'un ressortissant algérien arrivant de Martinique. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que le placement en zone d'attente est légal, y compris pour un étranger arrivant d'un territoire d'outre-mer, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (référé-liberté et rejet sans instruction), et articles L. 332-1 et L. 341-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (refus d'entrée et placement en zone d'attente).
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge d'imposition supplémentaire présentée par M. et Mme C... au titre des années 2017 à 2019. Le juge a estimé que la procédure de rectification contradictoire, engagée sur le fondement de l'article L. 55 du Livre des Procédures Fiscales, était régulière et que les rehaussements de revenus fonciers étaient justifiés. Les moyens soulevés, notamment concernant la motivation des actes et le respect des droits de la défense, ont été écartés.
**Sujet principal** : Contestation par une société de rehaussements d'impôt sur les sociétés suite au rejet de sa comptabilité et à la non-comptabilisation de produits liés à des certificats d'économie d'énergie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de rejet de comptabilité et les rehaussements, considérant que la comptabilité était sincère et probante et que les produits litigieux n'étaient pas certains à la clôture de l'exercice. **Textes appliqués** : Article L. 192 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve) et article 38 du Code Général des Impôts (détermination du bénéfice imposable et principe de rattachement des produits à l'exercice de la livraison).
**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de taxe sur les salaires et de taxe sur les véhicules, contestant la régularité de la procédure de contrôle fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que l'administration n'avait pas l'obligation d'informer spécifiquement le contribuable de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) pendant le contrôle, et que l'avis de vérification délivré était suffisant. **Textes appliqués** : L'article L. 62 du LPF, qui organise une procédure de régularisation spontanée permettant une réduction des intérêts de retard, mais dont le bénéfice n'est pas un droit que l'administration doit rappeler. Le défaut d'information sur cette possibilité n'affecte pas la régularité de la procédure d'imposition contradictoire engagée.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juridiction a jugé que le silence de la préfecture du Val-de-Marne méconnaissait les articles L. 424-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas contesté que l'intéressé remplissait toujours les conditions. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés pour le litige.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par la préfète du Val-de-Marne d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant marocain. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé dans les délais, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés (défaut d'examen particulier, insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve que son état de santé, à la date de la décision, remplissait les conditions strictes prévues par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant congolais sur le fondement de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que le requérant, majeur depuis moins d'un an, justifiait d'une résidence habituelle en France depuis l'âge de cinq ans avec sa mère, remplissant ainsi les conditions légales. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... D... épouse A... visant à contester les opérations électorales municipales et communautaires du 15 mars 2026 à Courtacon. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car le scrutin n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat, rendant la protestation sans objet. Cette décision est fondée sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de la SARL Revêtements Aménagements Multiples, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) au motif d'une absence de débat oral et contradictoire lors du contrôle. La juridiction estime que la société, sur qui pèse la charge de la preuve, n'a pas démontré que l'administration s'était refusée à un tel échange. La décision s'appuie sur les principes du contrôle fiscal issus du Livre des Procédures Fiscales.
**Sujet principal** : Demande de déduction fiscale pour pensions alimentaires versées à un ascendant résidant à l'étranger (Mali). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Rejet de la demande (sauf pour la part déjà dégrévée), car le contribuable n'a pas prouvé que les sommes versées dépassant un seuil de besoin équivalent au RSA en France avaient un caractère alimentaire. **Textes appliqués** : Article 156 du code général des impôts (déduction des pensions alimentaires) et articles 205 à 211 du code civil (conditions des obligations alimentaires).
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de Seine-et-Marne d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant albanais, pour défaut de motivation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Cette décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions défavorables.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé le refus implicite de délivrer une carte de résident à un ressortissant afghan reconnu réfugié. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait les dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui accorde de droit ce titre. Elle a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de trois mois, sans toutefois prononcer l'astreinte sollicitée par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour défaut de motivation, après que l'administration n'a pas répondu à la demande de communication des motifs. Le tribunal a également jugé irrecevables les conclusions visant à annuler l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le délai de départ volontaire, constatant l'inexistence de ces actes. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, à sa motivation et au respect du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a constaté que l'intéressé, célibataire et sans enfant en France, ne justifiait pas de liens familiaux stables ou d'une insertion particulière rendant disproportionnée la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, notamment un prétendu défaut d'examen de sa situation personnelle et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes, en relevant que le requérant n'a pas contesté le rejet définitif de sa demande d'asile et n'apporte pas la preuve de risques personnels actuels en cas de retour au Pakistan.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet du Val-de-Marne à délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la préfecture ayant finalement convoqué la requérante après l'introduction du recours. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans le litige.