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Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du 6 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de résident de longue durée-UE à Mme A..., ressortissante bangladaise. Le tribunal applique l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, interprété à la lumière de la directive 2003/109/CE et de l’arrêt de la CJUE du 3 octobre 2019 (C-302/18). Il juge que le préfet a commis une erreur d’appréciation en estimant que les ressources de Mme A..., incluant celles de son partenaire, n’étaient pas suffisantes, stables et régulières sur la période de cinq ans. La solution retenue est l’annulation de la décision préfectorale pour méconnaissance des conditions de ressources.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le dépassement du délai de six mois prévu à l’article R. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’entachait pas sa légalité. Il a également estimé que le préfet avait pu légalement se fonder sur l’insuffisance des ressources et la non-conformité du logement, au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du même code, pour refuser la demande.