Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
48 412 décisions disponibles — page 755/2421
N° TA93-2212977(TA93-2212977)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème chambre) a rejeté la requête de M. B, fonctionnaire des finances publiques, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 juin 2022 l'admettant à la retraite pour invalidité. Le requérant contestait la régularité de la procédure, arguant notamment que l'avis du 12 avril 2022 avait été rendu par une commission de réforme irrégulièrement composée après leur remplacement par les conseils médicaux. Le tribunal a jugé que, conformément au décret n° 2022-353 du 11 mars 2022, les avis demandés avant l'entrée en vigueur du texte mais non encore rendus pouvaient être valablement émis par les nouvelles instances, et que la composition du conseil médical était régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires et des décrets applicables.
N° TA93-2406550(TA93-2406550)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 29 avril 2024, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation de M. B au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son placement à l'aide sociale à l'enfance et sa formation professionnelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée pour illégalité. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA93-2503897(TA93-2503897)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait le passage immédiat de son fils en terminale STI2D au lycée Gustave Eiffel à Gagny, invoquant l'urgence et une atteinte grave à l'intérêt supérieur de l'enfant en raison de son état de santé. Le juge a estimé que les éléments présentés ne faisaient pas ressortir d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, rendant la requête manifestement mal fondée. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2501290(TA93-2501290)
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, ressortissant malien, visant à obtenir le renouvellement de sa carte de résident ou, à défaut, une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés rappelle qu'il incombe à l'administration de délivrer une attestation de prolongation d'instruction via le téléservice ANEF lorsque l'instruction d'une demande complète se poursuit au-delà de la validité du titre, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'espèce, la préfecture n'ayant pas produit de défense et n'ayant pas mis à disposition le document provisoire, la solution retenue est l'injonction faite au préfet de délivrer cette attestation sous astreinte, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande de titre de séjour lui-même.
N° TA93-2501282(TA93-2501282)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à M. A, ressortissant pakistanais, pour le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" arrivée à expiration. Le juge a constaté que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne créait une situation d'urgence, eu égard au droit de l'intéressé de voir sa situation examinée et de se maintenir régulièrement en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418095(TA93-2418095)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B, ressortissante congolaise, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à Mme B, postérieurement à sa requête, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 13 avril 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer une activité professionnelle. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
N° TA93-2500733(TA93-2500733)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit une attestation valable du 27 janvier au 26 avril 2025, rendant sans objet la demande d’injonction. Le juge a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2413387(TA93-2413387)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que l'avis du collège des médecins de l'OFII était régulier et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a ainsi écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2312862(TA93-2312862)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de la société Advance Protect, qui contestait des rappels de TVA, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2017 et 2018, ainsi que des amendes fiscales. La société soutenait que les prestations facturées par plusieurs sous-traitants (Destinee live, SP21, No Risk, Chrome sécurité) étaient réelles et que les rejets de déductibilité de la TVA étaient infondés. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités, sans faire droit à la demande de sursis de paiement, devenue sans objet. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA93-2314430(TA93-2314430)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation en sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait fait une exacte application des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, en se fondant sur des faits de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, notamment des occupations d’immeuble en 2022 et des faits de stupéfiants en 2020. La décision a écarté le moyen tiré d’une erreur d’appréciation, considérant que ces faits étaient incompatibles avec l’exercice des fonctions envisagées.
N° TA93-2400790(TA93-2400790)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien, de la convention européenne des droits de l'homme, ni de la convention internationale des droits de l'enfant. Il a également écarté le moyen tiré de l'application de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, estimant que la procédure spéciale du code de l'entrée et du séjour des étrangers prévalait. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA93-2500672(TA93-2500672)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B, ressortissante gabonaise, à un rendez-vous dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence, l'intéressée étant exposée à une perte d'emploi et à une mesure d'éloignement, et l'utilité de la mesure, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous via le téléservice préfectoral malgré de nombreuses tentatives. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-3 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent à l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande.
N° TA93-2500705(TA93-2500705)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait au juge d'ordonner au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire et lui délivrer un récépissé. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie et que la mesure sollicitée ne présentait pas un caractère utile, notamment au regard des dispositifs d'accompagnement prévus par les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2500710(TA93-2500710)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu’un rendez-vous lui soit accordé pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence et l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous via le téléservice préfectoral. Le juge a estimé que les pièces produites ne démontraient pas une impossibilité persistante d’accéder au service en ligne, et que l’utilité de la mesure sollicitée n’était donc pas établie. En conséquence, la condition d’urgence n’a pas été retenue et la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA93-2301284(TA93-2301284)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de la société Vinci, venant aux droits de la société Soletanche Bachy Pieux, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2013 à 2015. La société contestait le rehaussement fiscal lié à la remise en cause de plusieurs provisions pour risques et charges (chantiers Nancy Loritz, Boulogne Pont Dayde, Nanterre Axa Silic) et d'avoirs à établir. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas du caractère probant et évaluable des provisions, notamment en ne produisant pas de justificatifs suffisants pour attester de la réalité des dépenses provisionnées, et a donc considéré que les conditions de déductibilité prévues à l'article 39 du code général des impôts n'étaient pas remplies.
N° TA93-2314460(TA93-2314460)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, agent de sécurité, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte professionnelle par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le refus était fondé sur une condamnation pour conduite sans permis et une amende forfaitaire délictuelle pour des faits similaires, jugés incompatibles avec l'exercice de ses fonctions au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a estimé que les éléments postérieurs invoqués par le requérant (obtention d'un permis, paiement de l'amende, effacement du casier judiciaire) ne suffisaient pas à établir une erreur d'appréciation. Il a également écarté le moyen tiré de l'atteinte à la vie privée et familiale, dès lors que les conditions légales n'étaient pas remplies.
N° TA93-2406520(TA93-2406520)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant sollicitait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tant que jeune majeur confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de sa situation, notamment au regard du caractère réel et sérieux de sa formation et de ses liens avec son pays d'origine. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire ont été jugées légales.
N° TA93-2416260(TA93-2416260)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de son recours amiable visant à être reconnue prioritaire pour un logement d’urgence. Après que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement fait droit à sa demande le 10 janvier 2025, Mme A s’est désistée de son instance. Par ordonnance du 7 mars 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition du code de la construction et de l’habitation n’a été appliquée au fond.
N° TA93-2314431(TA93-2314431)
Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. C, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. En effet, postérieurement à l’introduction du recours, le CNAPS a accordé à l’intéressé la carte sollicitée le 29 mai 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2502739(TA93-2502739)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C B A comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait la décision du 9 octobre 2024 de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a constaté que la décision attaquée, notifiée le 12 décembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n’avait été contestée que le 17 février 2025, soit après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée pour tardiveté.