Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionPARTIEL

TA93-2412985(TA93-2412985)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. D, ressortissant malien, contestant les arrêtés du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 août 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence des signataires, la délégation de signature étant régulière. Il a ensuite considéré que les faits reprochés à M. D ne constituaient pas une menace à l'ordre public justifiant le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, en application de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a annulé les arrêtés contestés et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. D.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2414566(TA93-2414566)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était dépourvue d'objet, car un titre de séjour avait déjà été accordé et était en cours de fabrication. À titre subsidiaire, il a relevé que la requérante ne justifiait pas de démarches répétées et infructueuses pour obtenir un rendez-vous, condition nécessaire pour caractériser l'urgence et l'utilité de la mesure sollicitée.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2406561(TA93-2406561)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé les arrêtés du 15 mai 2024 par lesquels le préfet de police obligeait M. C, ressortissant égyptien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de trois ans, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 16 mai 2024. La juridiction a retenu un défaut d'examen complet de la situation personnelle du requérant, qui résidait habituellement en France depuis 2015, y exerçait une activité professionnelle stable et vivait en concubinage avec une compagne enceinte. Cette solution a été fondée sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2406041(TA93-2406041)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 5 mai 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2406016(TA93-2406016)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2405427(TA93-2405427)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. B, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA93-2413097(TA93-2413097)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les moyens de légalité externe, tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés, tandis que les moyens de fond, notamment ceux relatifs à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA93-2418273(TA93-2418273)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai d'un mois. La requérante, ressortissante égyptienne et parent d'enfant français, justifiait de démarches infructueuses sur le site de l'administration numérique des étrangers en France (ANEF) depuis mai 2024. Le juge a retenu l'urgence liée à la situation irrégulière de l'intéressée et l'utilité de la mesure, sans contestation sérieuse. L'État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA93-2418276(TA93-2418276)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai d'un mois. La requérante, titulaire d'une carte de séjour "salarié" arrivant à expiration, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des démarches répétées. Le tribunal a également condamné l'État à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA93-2410818(TA93-2410818)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français, mais n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1, 4°, et R. 412-1 du code de justice administrative, cette absence de production entraîne l'irrecevabilité de la requête.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2500673(TA93-2500673)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B, ressortissant gabonais, pour le dépôt de sa demande de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'expiration imminente de son titre et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des démarches répétées. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2500683(TA93-2500683)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant haïtien, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'intéressé justifiant de démarches infructueuses depuis plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA93-2500715(TA93-2500715)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 mai 2024 par lequel la commune de Villepinte s'est opposée à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une carence de couverture sur la zone concernée ni un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation au regard du plan local d'urbanisme, n'ont pas été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA93-2301127(TA93-2301127)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B contestant le refus du préfet de police de Paris de lui délivrer une habilitation pour accéder aux zones de sûreté aéroportuaires. Le refus était motivé par des faits délictueux (stupéfiants, menaces, abus de confiance) commis entre 2020 et 2022. Le requérant soutenait uniquement que ces mentions avaient été effacées de son casier judiciaire (bulletin n°2), mais ce moyen a été jugé inopérant. En application des articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile, l'autorité administrative peut se fonder sur des faits, même non inscrits au casier judiciaire, pour apprécier la moralité du demandeur.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2502619(TA93-2502619)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 4 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant égyptien résidant en France depuis 2003 avec son épouse et ses cinq enfants. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’absence de saisine de la commission du titre de séjour étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. B dans un délai de quinze jours.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2500970(TA93-2500970)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A, ressortissante algérienne, à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de certificat de résidence. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, étant dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme de l'ANEF. Le tribunal a considéré que l'administration doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément aux principes régissant le séjour des étrangers en France.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

TA93-2501135(TA93-2501135)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 septembre 2024 clôturant sa demande de carte de résident en tant que parent d'enfant réfugié. En cours d'instance, le préfet a fait droit à sa demande le 5 février 2025, conduisant Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2501543(TA93-2501543)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 5 décembre 2024, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, sans prévenir un péril grave, ce qui a conduit au rejet de la requête pour défaut d’utilité.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2216435(TA93-2216435)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 69 445 euros au titre du deuxième trimestre 2022 pour son activité de location meublée. Le tribunal a jugé que l’activité de location de chambres meublées, assortie de prestations limitées (nettoyage hebdomadaire, changement de linge annuel, réception des locataires et option de petit-déjeuner payant), ne remplissait pas les conditions cumulatives prévues au b du 4° de l’article 261 D du code général des impôts pour être soumise à la TVA. En l’absence de prestations para-hôtelières suffisantes et de concurrence potentielle avec les établissements hôteliers, l’exonération de TVA a été maintenue, et le crédit demandé refusé.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2212746(TA93-2212746)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Ceylac Automobiles, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2018 et 2019. La société invoquait des loyers impayés par sa locataire, la société Rohana, pour justifier une réduction des impositions. Le tribunal a jugé que la société n’apportait aucun élément probant pour étayer ses allégations, notamment concernant la réalité des impayés. En application des articles 256 et 269 du code général des impôts, les rappels de TVA ont été maintenus, et la demande de restitution assortie d’intérêts moratoires a été rejetée.

Résumé IA