Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2214591(TA93-2214591)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer l'allocation temporaire d'invalidité (ATI) suite à un accident de service. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les avis médicaux concordants fixant la guérison de M. A au 22 juin 2021 avec un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) imputable au service de 0%, en raison d'un état antérieur. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L.824-1 du code général de la fonction publique et de l'article 2 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005.
N° TA93-2215546(TA93-2215546)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par une agente territoriale de Bobigny demandant l’annulation du refus implicite de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle après une agression. La commune a soulevé une exception de non-lieu, arguant avoir accordé cette protection par un arrêté postérieur à la requête. Le tribunal a constaté que cet arrêté, couvrant les faits invoqués, était devenu définitif, privant d’objet le recours. En application du code général de la fonction publique, il a donc jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA93-2502144(TA93-2502144)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B A pour obtenir une injonction afin que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui délivre un identifiant ANEF pour déposer une demande de carte de séjour "saisonnier" en ligne, ainsi qu'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a rejeté la requête, considérant que la demande n'était pas justifiée par une urgence ou une contestation sérieuse, et que l'administration n'avait pas commis de manquement manifeste aux obligations prévues par les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les arrêtés du 22 juin et 1er août 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, faute de preuve d'une impossibilité d'utiliser le téléservice malgré les dispositifs d'accompagnement prévus.
N° TA93-2314769(TA93-2314769)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par plusieurs requérants demandant l'annulation d'un arrêté du 19 juin 2023 par lequel les maires de Paris et du Pré Saint-Gervais ont accordé un permis de construire à la société NEXITY pour la réalisation de 68 logements et d'une pépinière d'entreprises. Les requérants ont finalement déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné les requérants à verser 1 500 euros à la commune du Pré Saint-Gervais au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2501623(TA93-2501623)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à l'injonction faite au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette décision fait suite à un élément nouveau apporté par le préfet, démontrant que M. A avait déjà été convoqué le 25 novembre 2024 et avait reçu un récépissé l'autorisant à travailler. En revanche, le tribunal a rejeté la demande du préfet tendant à annuler la condamnation de l'État au versement de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, cette question ne relevant pas de la procédure de modification des mesures ordonnées.
N° TA93-2500470(TA93-2500470)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B A, ressortissant marocain titulaire d’une carte de résident permanent arrivée à expiration, afin d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement et de lui délivrer un récépissé. Le juge a rappelé que la demande de renouvellement doit s’effectuer via un téléservice conformément aux articles R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et à l’arrêté du 1er juillet 2024, et que seules les personnes dans l’impossibilité d’utiliser ce service peuvent bénéficier d’un accueil physique. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la condition d’urgence n’est pas caractérisée en l’espèce et que la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse.
N° TA93-2412914(TA93-2412914)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 11 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu était inopérant, car M. A avait déjà eu la possibilité de présenter ses observations lors de l'examen de sa demande d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants sur les risques encourus en cas de retour au Bangladesh.
N° TA93-2406102(TA93-2406102)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 18 avril 2024 lui refusant l'admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA93-2406079(TA93-2406079)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri lankais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 9 avril 2024 lui refusant l'admission au séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des stipulations conventionnelles invoquées.
N° TA93-2406065(TA93-2406065)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 21 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation du droit d'être entendu, du défaut de motivation et de l'atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision et procédé à un examen complet de la situation du requérant.
N° TA93-2502825(TA93-2502825)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation de séjour avec autorisation de travail. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née du silence de l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait eu pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA93-2502974(TA93-2502974)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le tribunal constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant 90 jours, conformément aux articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée.
N° TA93-2503440(TA93-2503440)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’une requête de Mme C épouse B contestant le refus de titularisation dans le corps des greffiers des services judiciaires, a estimé qu’il existait une raison objective de mettre en cause son impartialité. En effet, la requérante avait précédemment exercé des fonctions contractuelles au sein de ce même tribunal, ce qui justifiait un renvoi de l’affaire. Par ordonnance du 10 mars 2025, le tribunal a donc transmis le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État, sur le fondement de l’article R. 312-5 du code de justice administrative, afin qu’une autre juridiction soit désignée pour statuer.
N° TA93-2503705(TA93-2503705)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante sénégalaise, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la décision attaquée constituait un refus de première demande de titre de séjour, et non un refus de renouvellement, excluant ainsi la présomption d’urgence. Mme B n’a pas justifié de circonstances particulières établissant une urgence, notamment en raison de l’incompatibilité de son contrat de travail avec son statut étudiant et du délai de sa requête au fond. En conséquence, la condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.
N° TA93-2501546(TA93-2501546)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. C B visant à assortir d'une astreinte une précédente injonction ordonnant au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un document de voyage. Le préfet ayant remis le titre de voyage sollicité le 6 février 2025, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. C B au titre des frais de justice.
N° TA93-2417418(TA93-2417418)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. B concernant ses demandes d’annulation et d’injonction relatives au refus de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France de l’inscrire au répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) en tant que psychologue. Le requérant a maintenu sa demande de frais d’instance sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. L’ordonnance, rendue le 10 mars 2025, applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2411531(TA93-2411531)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gambien, contestant l’arrêté du 8 août 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Les autres moyens, fondés sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2415903(TA93-2415903)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Les autres moyens, fondés sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont été jugés insuffisamment précisés. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA93-2208163(TA93-2208163)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Ikks Invest, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 et 2016. La société demandait la décharge partielle ou un dégrèvement de ces impositions, ainsi que des intérêts de retard. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 9ème chambre a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA93-2503117(TA93-2503117)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du certificat de résidence de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, estimant que la simple mention d'une validation interne ne démontrait pas l'abrogation de la décision contestée. Il a également rejeté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de décision implicite. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.