Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionREJETE

TA93-2406853(TA93-2406853)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait des décisions d’éloignement (obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) prises le 22 mai 2024 par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a relevé d’office que ces décisions étaient inexistantes, faute de preuve de leur édiction, rendant les conclusions irrecevables. En conséquence, les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2406561(TA93-2406561)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé les arrêtés du 15 mai 2024 par lesquels le préfet de police obligeait M. C, ressortissant égyptien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de trois ans, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 16 mai 2024. La juridiction a retenu un défaut d'examen complet de la situation personnelle du requérant, qui résidait habituellement en France depuis 2015, y exerçait une activité professionnelle stable et vivait en concubinage avec une compagne enceinte. Cette solution a été fondée sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2406041(TA93-2406041)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 5 mai 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2406016(TA93-2406016)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2405427(TA93-2405427)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. B, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2216435(TA93-2216435)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 69 445 euros au titre du deuxième trimestre 2022 pour son activité de location meublée. Le tribunal a jugé que l’activité de location de chambres meublées, assortie de prestations limitées (nettoyage hebdomadaire, changement de linge annuel, réception des locataires et option de petit-déjeuner payant), ne remplissait pas les conditions cumulatives prévues au b du 4° de l’article 261 D du code général des impôts pour être soumise à la TVA. En l’absence de prestations para-hôtelières suffisantes et de concurrence potentielle avec les établissements hôteliers, l’exonération de TVA a été maintenue, et le crédit demandé refusé.

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DécisionNON_LIEU

TA93-2215406(TA93-2215406)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. A visant à obtenir la décharge de la taxe sur les locaux vacants pour 2019 et de la taxe d'habitation pour 2019 à 2021. L'administration fiscale ayant déjà accordé un dégrèvement total pour la taxe sur les locaux vacants 2019 et la taxe d'habitation 2021, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces points. Pour les taxes d'habitation 2019 et 2020, le tribunal a rejeté la demande comme irrecevable, car la réclamation préalable de M. A, déposée le 8 décembre 2020, était tardive au regard des délais prévus par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, la mise en recouvrement des rôles étant intervenue respectivement le 31 octobre 2019 et le 31 octobre 2020.

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DécisionREJETE

TA93-2215259(TA93-2215259)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de contributions sociales au titre de l'année 2017. Ces impositions résultaient de la réintégration dans ses revenus de sommes regardées comme distribuées par les sociétés Verdant Pub et avosboites.com, dont il était dirigeant et associé. Le tribunal a notamment jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que M. A devait être regardé comme le seul maître de l'affaire pour la société Verdant Pub et qu'il n'était pas fondé à contester l'application du coefficient de 1,25 prévu à l'article 158-7 2° du code général des impôts. La décision s'appuie sur les articles 109-1-1° et 158-7-2° du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2215159(TA93-2215159)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Priorité Energie, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (2015-2017) et des rappels de TVA (2016-2017). La société, spécialisée dans les certificats d’économies d’énergie, n’a pas démontré le caractère probant de sa comptabilité ni la réalité des prestations facturées par plusieurs sous-traitants. Le tribunal a notamment jugé que les travaux de rénovation énergétique facturés à la société constituaient une contribution financière sans contrepartie imposable, et non des charges déductibles. La décision s’appuie sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code de l’énergie.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2213140(TA93-2213140)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS Oroxcell, qui sollicitait la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. La société invoquait le bénéfice du déplafonnement des déficits reportables prévu à l'article 209 I du code général des impôts pour des abandons de créance, estimant qu'ils avaient été consentis dans le cadre d'une procédure collective. Le tribunal a jugé que ces abandons de créance n'avaient pas été consentis en application d'un accord constaté ou homologué dans les conditions prévues à l'article L. 611-8 du code de commerce, ni dans le cadre d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire. La simple déclaration de cessation de paiement et la convocation devant le tribunal de commerce, sans ouverture effective d'une procédure collective, ne suffisent pas à remplir les conditions légales.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2212746(TA93-2212746)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Ceylac Automobiles, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2018 et 2019. La société invoquait des loyers impayés par sa locataire, la société Rohana, pour justifier une réduction des impositions. Le tribunal a jugé que la société n’apportait aucun élément probant pour étayer ses allégations, notamment concernant la réalité des impayés. En application des articles 256 et 269 du code général des impôts, les rappels de TVA ont été maintenus, et la demande de restitution assortie d’intérêts moratoires a été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2210886(TA93-2210886)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour les années 2017 à 2019. Ces impositions faisaient suite à un contrôle fiscal lié à la vérification de comptabilité de la SARL "BY MY CRASH", dont M. B était gérant et associé. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et de la méconnaissance de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2210360(TA93-2210360)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SCI Immo 19, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 78 923 euros au titre de l’année 2020. La société n’a pas déposé de déclaration de TVA mentionnant ce crédit pour la période concernée, ni justifié du respect des obligations déclaratives prévues à l’article 208 de l’annexe II du code général des impôts. Le tribunal a également jugé irrecevables les conclusions relatives aux intérêts moratoires, faute de litige né et actuel avec le comptable public. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2210326(TA93-2210326)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017. La requérante invoquait une insuffisance de motivation de la proposition de rectification et une erreur comptable concernant des sommes créditées sur son compte courant d'associé. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. Il a également rappelé que, selon l'article 109-1-2° du code général des impôts, les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé sont présumées être des revenus distribués, et que Mme B n'a pas apporté la preuve contraire.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA93-2203824(TA93-2203824)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par l'établissement public territorial Grand Paris Grand Est d'une demande de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 989 210 euros pour la période de septembre 2021. Le tribunal a fait droit à la demande concernant la reprise d'un report de crédit de TVA de 935 437 euros, l'administration ayant admis ce montant sous réserve du dépôt d'une déclaration rectificative, ce qui a été justifié. En revanche, le tribunal a rejeté la demande relative à la déductibilité d'une TVA de 2 176,25 euros pour juillet 2020, faute pour le requérant de justifier de la possession d'une facture conforme aux exigences de l'article 271 du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les articles 271 et 269 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 208 de l'annexe II au même code.

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OrdonnanceREJETE

TA93-2416083(TA93-2416083)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait la réduction d'une somme de 24 427,44 euros correspondant à des frais d'hébergement engagés par la commune de Saint-Denis pour son locataire, suite à un arrêté de mise en sécurité pris sur le fondement de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car aucun titre exécutoire n'avait été émis à l'encontre de M. A au moment de l'introduction de son recours, conformément à l'article L. 521-3-2 du même code. En l'absence de décision administrative préalable, les conclusions étaient dépourvues d'objet. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA93-2415903(TA93-2415903)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Les autres moyens, fondés sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont été jugés insuffisamment précisés. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA93-2503705(TA93-2503705)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante sénégalaise, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la décision attaquée constituait un refus de première demande de titre de séjour, et non un refus de renouvellement, excluant ainsi la présomption d’urgence. Mme B n’a pas justifié de circonstances particulières établissant une urgence, notamment en raison de l’incompatibilité de son contrat de travail avec son statut étudiant et du délai de sa requête au fond. En conséquence, la condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.

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OrdonnanceREJETE

TA93-2411531(TA93-2411531)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gambien, contestant l’arrêté du 8 août 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Les autres moyens, fondés sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA93-2412914(TA93-2412914)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 11 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu était inopérant, car M. A avait déjà eu la possibilité de présenter ses observations lors de l'examen de sa demande d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants sur les risques encourus en cas de retour au Bangladesh.

Résumé IA