Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2412991(TA93-2412991)
Le Tribunal administratif de Montreuil (9ème chambre) a annulé l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant angolais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale. Il a relevé que M. A, présent en France depuis huit ans, justifiait d'une insertion sociale et professionnelle, était parent d'un enfant né en France et ne présentait pas de menace avérée pour l'ordre public, les faits reprochés n'étant pas suffisamment établis. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA93-2405069(TA93-2405069)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015-2017, issues de revenus réputés distribués par la société Rav-pro. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration avait démontré la qualité de maître de l'affaire de M. B. Il a également validé l'évaluation des revenus distribués sur le fondement du 1° de l'article 109 du code général des impôts, en rejetant les arguments sur les virements internes et la déduction de TVA. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de réduction des impositions.
N° TA93-2400839(TA93-2400839)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans examiner au fond les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, ceux-ci n'étant pas développés dans les considérants. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1) et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2406550(TA93-2406550)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 29 avril 2024, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation de M. B au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son placement à l'aide sociale à l'enfance et sa formation professionnelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée pour illégalité. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA93-2406520(TA93-2406520)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant sollicitait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tant que jeune majeur confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de sa situation, notamment au regard du caractère réel et sérieux de sa formation et de ses liens avec son pays d'origine. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire ont été jugées légales.
N° TA93-2314460(TA93-2314460)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, agent de sécurité, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte professionnelle par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le refus était fondé sur une condamnation pour conduite sans permis et une amende forfaitaire délictuelle pour des faits similaires, jugés incompatibles avec l'exercice de ses fonctions au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a estimé que les éléments postérieurs invoqués par le requérant (obtention d'un permis, paiement de l'amende, effacement du casier judiciaire) ne suffisaient pas à établir une erreur d'appréciation. Il a également écarté le moyen tiré de l'atteinte à la vie privée et familiale, dès lors que les conditions légales n'étaient pas remplies.
N° TA93-2314431(TA93-2314431)
Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. C, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. En effet, postérieurement à l’introduction du recours, le CNAPS a accordé à l’intéressé la carte sollicitée le 29 mai 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2314430(TA93-2314430)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation en sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait fait une exacte application des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, en se fondant sur des faits de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, notamment des occupations d’immeuble en 2022 et des faits de stupéfiants en 2020. La décision a écarté le moyen tiré d’une erreur d’appréciation, considérant que ces faits étaient incompatibles avec l’exercice des fonctions envisagées.
N° TA93-2500710(TA93-2500710)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu’un rendez-vous lui soit accordé pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence et l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous via le téléservice préfectoral. Le juge a estimé que les pièces produites ne démontraient pas une impossibilité persistante d’accéder au service en ligne, et que l’utilité de la mesure sollicitée n’était donc pas établie. En conséquence, la condition d’urgence n’a pas été retenue et la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA93-2418095(TA93-2418095)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B, ressortissante congolaise, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à Mme B, postérieurement à sa requête, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 13 avril 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer une activité professionnelle. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
N° TA93-2416260(TA93-2416260)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de son recours amiable visant à être reconnue prioritaire pour un logement d’urgence. Après que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement fait droit à sa demande le 10 janvier 2025, Mme A s’est désistée de son instance. Par ordonnance du 7 mars 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition du code de la construction et de l’habitation n’a été appliquée au fond.
N° TA93-2503467(TA93-2503467)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B A, ressortissante congolaise, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler sa carte de résident arrivée à expiration en 2023. Le juge a rappelé que l'administration a l'obligation de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, mais a constaté que la requérante n'avait pas justifié de démarches suffisantes pour démontrer l'urgence ou l'utilité de la mesure. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2417766(TA93-2417766)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’attribution d’un hébergement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 26 juin 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée le 12 décembre 2024, soit après l’expiration du délai de quatre mois prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait jusqu’au 9 décembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a pu statuer sans instruction contradictoire.
N° TA93-2503074(TA93-2503074)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait une injonction au préfet délégué pour la sécurité des aéroports de Paris Charles-de-Gaulle de statuer sur sa demande de renouvellement d'habilitation. Aucune solution au fond n'a été retenue, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA93-2503283(TA93-2503283)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, conformément aux principes dégagés par la jurisprudence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2.
N° TA93-2503276(TA93-2503276)
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en référé de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé pour justifier de la régularité de son séjour. Le juge des référés constate qu'une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B est née le 13 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2309258(TA93-2309258)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C pour contester une décision du directeur académique de la Seine-Saint-Denis lui enjoignant de scolariser son fils dans un délai de quinze jours. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s'être désistée. Mme C n'ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement par ordonnance du 6 mars 2025. La solution retenue est donc le désistement d'office, fondé sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500363(TA93-2500363)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait le réexamen de son dossier de naturalisation classé sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 4 novembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut pas se substituer à l’administration ni prononcer d’injonctions en dehors des cas prévus par la loi. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA93-2500393(TA93-2500393)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de son dossier de naturalisation classé sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 4 décembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration et que le classement sans suite était fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison du défaut de production de pièces complémentaires. En conséquence, l’ordonnance a rejeté la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2503469(TA93-2503469)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant libanais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que M. B résidait à Paris et que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.