Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2502324(TA93-2502324)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, était saisi par Mme A d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à cette demande le 11 février 2025. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et n’a pas statué sur le fond. L’ordonnance admet Mme A au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA93-2414319(TA93-2414319)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation notifiée au requérant. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA93-2502372(TA93-2502372)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures d'exécution d'une précédente ordonnance du 11 décembre 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus de regroupement familial opposé à Mme A et enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté cette injonction et n'apportait aucune preuve des diligences alléguées, le juge a prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA93-2503252(TA93-2503252)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait d’avancer son rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence liée au risque de perdre une promesse d’embauche, mais n’a produit aucune pièce justificative à l’appui de ses allégations. Le juge a estimé que la condition d’urgence immédiate, nécessaire pour faire usage de cette procédure subsidiaire, n’était pas satisfaite. Par conséquent, la demande d’injonction et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA93-2303617(TA93-2303617)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France de valider sa candidature à la procédure d’autorisation d’exercice pour les médecins diplômés hors UE (PADHUE). La décision initiale était motivée par le caractère incomplet de son dossier. Le tribunal a jugé que le seul moyen soulevé par la requérante, relatif aux difficultés de production des pièces manquantes, était inopérant et ne permettait pas de contester sérieusement la légalité du refus. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA93-2502872(TA93-2502872)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A B contestant un jugement du même tribunal du 28 novembre 2024. Constatant que ce recours constitue un appel relevant de la compétence de la cour administrative d’appel, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 351-3, L. 211-2 et R. 322-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier à la Cour administrative d’appel de Paris, territorialement compétente.
N° TA93-2502488(TA93-2502488)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne la demande d’un ressortissant cap-verdien, M. B, qui sollicite, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour et la remise d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge des référés rappelle que cette procédure est subsidiaire et ne peut être utilisée lorsque les effets recherchés peuvent être obtenus par les référés des articles L. 521-1 ou L. 521-2, et qu’elle ne doit pas faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la demande ne présente pas un caractère d’urgence suffisant ou qu’elle est manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2105049(TA93-2105049)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le département de la Seine-Saint-Denis d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis suite à la rupture d’une canalisation d’eau potable survenue le 5 octobre 2017, imputable au Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) et à son exploitant, la société Veolia Eau d’Île-de-France (VEDIF). Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute des défendeurs en tant que maîtres de l’ouvrage public, sur le fondement du droit à réparation des tiers victimes de dommages de travaux publics. Il a condamné solidairement le SEDIF et VEDIF à verser au département la somme de 153 171,66 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 5 octobre 2017, ainsi que 19 969,73 euros au titre des frais d’expertise, en application des principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics.
N° TA93-2212311(TA93-2212311)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de la SCI SIMAN, qui demandait la condamnation de la société Aéroports de Paris (ADP) au versement du solde d'une aide à l'insonorisation pour des logements riverains de l'aéroport Charles de Gaulle. La juridiction a estimé que la demande était irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à l'arrêt du 5 mai 2021 de la cour administrative d'appel de Versailles, lequel avait déjà rejeté les conclusions de la SCI SIMAN tendant au versement de ce solde. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant l'autorité de la chose jugée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les conditions de fond prévues par le code de l'environnement.
N° TA93-2500615(TA93-2500615)
Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 3 mars 2025, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de son souhait de se maintenir en France, de son activité professionnelle et de son intention de déposer une demande de titre de séjour, n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA93-2501478(TA93-2501478)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société NMCC contestant une saisie administrative à tiers détenteur de 5 625 euros. La juridiction a constaté que la société n'avait pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2500367(TA93-2500367)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. La requête ne comportait que des moyens de légalité externe (incompétence du signataire et défaut de motivation) jugés manifestement infondés, ainsi qu'un moyen inopérant tiré de la notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 542-1.
N° TA93-2500156(TA93-2500156)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la reconnaissance de l'imputabilité de son accident au service et une indemnisation de 12 194,83 euros. Les conclusions visant à faire reconnaître l'accident comme imputable au service ont été jugées manifestement irrecevables, car le tribunal n'est pas compétent pour statuer sur une telle demande. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour irrecevabilité, faute pour la requérante d'avoir produit la décision de l'administration sur sa demande préalable, malgré une invitation à régulariser restée sans suite. Cette ordonnance a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418481(TA93-2418481)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'avait pas démontré avoir accompli les diligences nécessaires pour utiliser le téléservice "ANEF", seul moyen de dépôt obligatoire pour sa catégorie de titre de séjour en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'arrêté du 22 juin 2023.
N° TA93-2418483(TA93-2418483)
Cette requête, présentée devant le juge des référés du Tribunal administratif de Montreuil sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande, considérant que le requérant ne justifiait pas avoir tenté de déposer sa demande via le téléservice "ANEF", comme l'exige l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté ministériel du 22 juin 2023, ni avoir sollicité l'accompagnement prévu par l'arrêté du 1er août 2023. En conséquence, la mesure demandée n'était pas utile au sens de l'article L. 521-3.
N° TA93-2418589(TA93-2418589)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 11 décembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration et que le classement sans suite était fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA93-2418486(TA93-2418486)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante congolaise rencontrant des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, la requérante avait été convoquée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. En raison de cette obtention tardive du rendez-vous, l’État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2418222(TA93-2418222)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La décision préfectorale était fondée sur le défaut de production de pièces complémentaires, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Mme A n’a pas contesté utilement ce motif en se bornant à produire les documents manquants en cours d’instance, sans démontrer qu’elle les avait fournis dans le délai imparti. Le tribunal a jugé le moyen inopérant et a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418487(TA93-2418487)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante marocaine afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La condition d'urgence a été reconnue, mais le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfecture avait enregistré la demande et délivré un récépissé valable. En conséquence, il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2418517(TA93-2418517)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante algérienne, afin d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a établi que la demande de l'intéressée avait été enregistrée le 7 janvier 2025 et qu'un récépissé valable lui avait été délivré. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, celle-ci étant devenue sans objet.