Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2412916(TA93-2412916)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police du 13 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, défaut de motivation), soit non assortis de précisions suffisantes (méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme).
N° TA93-2305015(TA93-2305015)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A pour contester le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à la formation d'agent privé de sécurité. En cours d'instance, le CNAPS a finalement accordé l'autorisation sollicitée le 20 mars 2023. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et injonction. Il a toutefois condamné le CNAPS à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA93-2314366(TA93-2314366)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SCCV Diderot, qui demandait l’annulation des arrêtés des 6 et 21 juillet 2023 prescrivant un diagnostic d’archéologie préventive sur un terrain à Aubervilliers. La société invoquait des moyens tirés d’un défaut de motivation, d’un vice de procédure, d’une erreur de fait, d’une erreur d’appréciation et d’un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que la prescription était fondée sur les articles R. 523-1, R. 523-4 et R. 523-6 du code du patrimoine, le projet se situant dans une zone de présomption archéologique définie par arrêté préfectoral. Aucun des moyens soulevés n’a été retenu, confirmant ainsi la légalité des arrêtés.
N° TA93-2312311(TA93-2312311)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable à une formation professionnelle d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé l’autorisation sollicitée le 30 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
N° TA93-2418483(TA93-2418483)
Cette requête, présentée devant le juge des référés du Tribunal administratif de Montreuil sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande, considérant que le requérant ne justifiait pas avoir tenté de déposer sa demande via le téléservice "ANEF", comme l'exige l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté ministériel du 22 juin 2023, ni avoir sollicité l'accompagnement prévu par l'arrêté du 1er août 2023. En conséquence, la mesure demandée n'était pas utile au sens de l'article L. 521-3.
N° TA93-2414319(TA93-2414319)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation notifiée au requérant. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA93-2500156(TA93-2500156)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la reconnaissance de l'imputabilité de son accident au service et une indemnisation de 12 194,83 euros. Les conclusions visant à faire reconnaître l'accident comme imputable au service ont été jugées manifestement irrecevables, car le tribunal n'est pas compétent pour statuer sur une telle demande. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour irrecevabilité, faute pour la requérante d'avoir produit la décision de l'administration sur sa demande préalable, malgré une invitation à régulariser restée sans suite. Cette ordonnance a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2212311(TA93-2212311)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de la SCI SIMAN, qui demandait la condamnation de la société Aéroports de Paris (ADP) au versement du solde d'une aide à l'insonorisation pour des logements riverains de l'aéroport Charles de Gaulle. La juridiction a estimé que la demande était irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à l'arrêt du 5 mai 2021 de la cour administrative d'appel de Versailles, lequel avait déjà rejeté les conclusions de la SCI SIMAN tendant au versement de ce solde. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant l'autorité de la chose jugée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les conditions de fond prévues par le code de l'environnement.
N° TA93-2105049(TA93-2105049)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le département de la Seine-Saint-Denis d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis suite à la rupture d’une canalisation d’eau potable survenue le 5 octobre 2017, imputable au Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) et à son exploitant, la société Veolia Eau d’Île-de-France (VEDIF). Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute des défendeurs en tant que maîtres de l’ouvrage public, sur le fondement du droit à réparation des tiers victimes de dommages de travaux publics. Il a condamné solidairement le SEDIF et VEDIF à verser au département la somme de 153 171,66 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 5 octobre 2017, ainsi que 19 969,73 euros au titre des frais d’expertise, en application des principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics.
N° TA93-2418222(TA93-2418222)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La décision préfectorale était fondée sur le défaut de production de pièces complémentaires, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Mme A n’a pas contesté utilement ce motif en se bornant à produire les documents manquants en cours d’instance, sans démontrer qu’elle les avait fournis dans le délai imparti. Le tribunal a jugé le moyen inopérant et a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2502872(TA93-2502872)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A B contestant un jugement du même tribunal du 28 novembre 2024. Constatant que ce recours constitue un appel relevant de la compétence de la cour administrative d’appel, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 351-3, L. 211-2 et R. 322-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier à la Cour administrative d’appel de Paris, territorialement compétente.
N° TA93-2501478(TA93-2501478)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société NMCC contestant une saisie administrative à tiers détenteur de 5 625 euros. La juridiction a constaté que la société n'avait pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2502488(TA93-2502488)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne la demande d’un ressortissant cap-verdien, M. B, qui sollicite, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour et la remise d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge des référés rappelle que cette procédure est subsidiaire et ne peut être utilisée lorsque les effets recherchés peuvent être obtenus par les référés des articles L. 521-1 ou L. 521-2, et qu’elle ne doit pas faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la demande ne présente pas un caractère d’urgence suffisant ou qu’elle est manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2303617(TA93-2303617)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France de valider sa candidature à la procédure d’autorisation d’exercice pour les médecins diplômés hors UE (PADHUE). La décision initiale était motivée par le caractère incomplet de son dossier. Le tribunal a jugé que le seul moyen soulevé par la requérante, relatif aux difficultés de production des pièces manquantes, était inopérant et ne permettait pas de contester sérieusement la légalité du refus. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA93-2502324(TA93-2502324)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, était saisi par Mme A d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à cette demande le 11 février 2025. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et n’a pas statué sur le fond. L’ordonnance admet Mme A au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA93-2418589(TA93-2418589)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 11 décembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration et que le classement sans suite était fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA93-2502372(TA93-2502372)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures d'exécution d'une précédente ordonnance du 11 décembre 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus de regroupement familial opposé à Mme A et enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté cette injonction et n'apportait aucune preuve des diligences alléguées, le juge a prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA93-2500615(TA93-2500615)
Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 3 mars 2025, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de son souhait de se maintenir en France, de son activité professionnelle et de son intention de déposer une demande de titre de séjour, n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA93-2500367(TA93-2500367)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. La requête ne comportait que des moyens de légalité externe (incompétence du signataire et défaut de motivation) jugés manifestement infondés, ainsi qu'un moyen inopérant tiré de la notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 542-1.
N° TA93-2417927(TA93-2417927)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le tribunal a également estimé que le seul moyen invoqué, tiré d'une omission de dépôt de document sur le compte ANEF, était inopérant pour contester le motif légal de classement sans suite fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La décision a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.