Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2306645(TA93-2306645)
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. B, qui contestait une sanction disciplinaire infligée en maison d'arrêt. Saisi d’une requête contre la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris, le requérant n’a pas répondu à la demande de confirmation du maintien de ses conclusions formulée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, ce silence vaut désistement, ce dont le tribunal a pris acte par ordonnance.
N° TA93-2414894(TA93-2414894)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé provision, a condamné l'office public de l'habitat (OPH) de Plaine Commune à verser à la société Alterna Energie une provision de 88 316,12 euros. Cette somme correspond au solde impayé de factures émises dans le cadre d'un marché de fourniture d'énergie, dont l'obligation de paiement a été jugée non sérieusement contestable en l'absence de contestation de l'OPH. La décision applique l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les principes du code de la commande publique. Le versement est assorti d'une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de 15 jours, ainsi que des intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros.
N° TA93-2209834(TA93-2209834)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 3 mars 2025, du désistement pur et simple de la société SELICOMI de sa requête. Cette requête visait à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2312311(TA93-2312311)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable à une formation professionnelle d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé l’autorisation sollicitée le 30 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
N° TA93-2201259(TA93-2201259)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Universal Investment GmbH, agissant pour le compte du fonds Universal-CA V, de sa requête tendant à la restitution de retenues à la source de 20 379,88 euros sur des dividendes de source française perçus en 2012. La société avait introduit ce recours fiscal, mais s’en est désistée par un mémoire du 21 juin 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 mars 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA93-2502182(TA93-2502182)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par la société Viamedis d’une demande de décharge d’une somme de 19 419,56 euros mise à sa charge par le centre hospitalier de Gonesse via un avis de saisie administrative à tiers détenteur, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que la décision attaquée émanait du directeur du centre hospitalier de Gonesse, situé dans le Val-d’Oise, relevant ainsi de la compétence du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par ordonnance du 3 mars 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA93-2500738(TA93-2500738)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (motivation insuffisante), soit inopérants (référence à des textes abrogés ou inapplicables), soit non assortis de précisions suffisantes (erreur de droit ou d'appréciation). La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne présentant pas de moyens sérieux.
N° TA93-2312058(TA93-2312058)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation provisoire d’exercer des activités de sécurité privée. Le refus était fondé sur sa mise en cause en 2019 pour des violences sur mineur, jugées incompatibles avec l’exercice de ces fonctions en vertu des articles L. 611-1 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le requérant n’ayant soulevé que des moyens inopérants ou insuffisamment étayés, le juge a prononcé le rejet par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
N° TA93-2410975(TA93-2410975)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un arrêté préfectoral du 27 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, mais n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, l'absence de production de la décision contestée entraîne l'irrecevabilité de la requête.
N° TA93-2411894(TA93-2411894)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (motivation insuffisante), soit inopérants (droit au maintien sur le territoire après rejet d'une demande de réexamen d'asile), soit non assortis de précisions suffisantes (violation de l'article 3 de la CEDH et erreur manifeste d'appréciation). La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA93-2502342(TA93-2502342)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A B, ressortissante congolaise, à un rendez-vous sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" et de se voir remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par l'impossibilité pour la requérante de travailler régulièrement et le risque de mesure d'éloignement, ainsi que l'utilité de la mesure face au blocage de son espace ANEF. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2204084(TA93-2204084)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte, par une ordonnance du 3 mars 2025, du désistement pur et simple de la société Allianz Global Investors GmbH, qui demandait la restitution de retenues à la source sur des dividendes perçus en 2012. La société s'est désistée après que l'administration fiscale a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'État.
N° TA93-2500156(TA93-2500156)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la reconnaissance de l'imputabilité de son accident au service et une indemnisation de 12 194,83 euros. Les conclusions visant à faire reconnaître l'accident comme imputable au service ont été jugées manifestement irrecevables, car le tribunal n'est pas compétent pour statuer sur une telle demande. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour irrecevabilité, faute pour la requérante d'avoir produit la décision de l'administration sur sa demande préalable, malgré une invitation à régulariser restée sans suite. Cette ordonnance a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418589(TA93-2418589)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 11 décembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration et que le classement sans suite était fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA93-2500615(TA93-2500615)
Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 3 mars 2025, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de son souhait de se maintenir en France, de son activité professionnelle et de son intention de déposer une demande de titre de séjour, n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA93-2503252(TA93-2503252)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait d’avancer son rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence liée au risque de perdre une promesse d’embauche, mais n’a produit aucune pièce justificative à l’appui de ses allégations. Le juge a estimé que la condition d’urgence immédiate, nécessaire pour faire usage de cette procédure subsidiaire, n’était pas satisfaite. Par conséquent, la demande d’injonction et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA93-2502488(TA93-2502488)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne la demande d’un ressortissant cap-verdien, M. B, qui sollicite, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour et la remise d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge des référés rappelle que cette procédure est subsidiaire et ne peut être utilisée lorsque les effets recherchés peuvent être obtenus par les référés des articles L. 521-1 ou L. 521-2, et qu’elle ne doit pas faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la demande ne présente pas un caractère d’urgence suffisant ou qu’elle est manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2502872(TA93-2502872)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A B contestant un jugement du même tribunal du 28 novembre 2024. Constatant que ce recours constitue un appel relevant de la compétence de la cour administrative d’appel, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 351-3, L. 211-2 et R. 322-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier à la Cour administrative d’appel de Paris, territorialement compétente.
N° TA93-2418486(TA93-2418486)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante congolaise rencontrant des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, la requérante avait été convoquée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. En raison de cette obtention tardive du rendez-vous, l’État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2502324(TA93-2502324)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, était saisi par Mme A d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à cette demande le 11 février 2025. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et n’a pas statué sur le fond. L’ordonnance admet Mme A au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.