Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2411467(TA93-2411467)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (droit au maintien sur le territoire après le rejet de sa demande d'asile par la CNDA), soit non assortis de précisions suffisantes (violation de l'article 8 de la CESDH, erreur manifeste d'appréciation). La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2416982(TA93-2416982)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B contestant un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement de créances non fiscales de la commune de Bagnolet (prestations petite enfance et activités périscolaires). Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que le contentieux du recouvrement de ces créances relève de la compétence du juge de l'exécution, c'est-à-dire de l'ordre judiciaire, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2408471(TA93-2408471)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Villemomble pour un ensemble immobilier. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et n'avait pas produit de titre de propriété ou d'acte justifiant de son intérêt à agir, en méconnaissance de l'article R. 600-4 du même code. Malgré une demande de régularisation restée sans réponse, ces omissions ont rendu la requête manifestement irrecevable, conduisant à son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2416116(TA93-2416116)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation de l'inaction de l'administration et la mise en œuvre d'un examen rapide de sa demande de titre de séjour étudiant, sans toutefois formuler de conclusions dirigées contre une décision administrative ou une demande indemnitaire. En application des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, une requête doit contenir des conclusions précises et ne peut être introduite que contre une décision. L'ordonnance a donc été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415816(TA93-2415816)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le tribunal a jugé que la brochure d'information prévue par le règlement (UE) n° 604/2013 lui avait été remise, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 de ce règlement. Il a également estimé que le moyen fondé sur l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 était inopérant, cette disposition ne constituant pas une garantie pour le demandeur d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2408985(TA93-2408985)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement reconnu Mme B comme prioritaire et devant être logée d’urgence. Par une ordonnance du 9 janvier 2025, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415944(TA93-2415944)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A C, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la convoquer pour retirer son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure, se plaignant de ne pouvoir obtenir un rendez-vous en préfecture. Le tribunal a estimé que Mme A C n'établissait pas l'impossibilité de prendre un rendez-vous, car elle avait utilisé un onglet inapproprié sur le site internet. La condition d'urgence n'étant pas justifiée, la demande a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2408255(TA93-2408255)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a reconnu l’intéressée comme prioritaire et devant être logée d’urgence. Par ordonnance du 9 janvier 2025, le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410678(TA93-2410678)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la Caisse des dépôts et consignations de lui attribuer une allocation temporaire d'invalidité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, bien que Mme A soit placée sous curatelle renforcée, elle n'a pas fait signer son recours par sa curatrice, comme l'exigent les articles 467 et 468 du code civil. Malgré une demande de régularisation notifiée le 2 septembre 2024, elle n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2412174(TA93-2412174)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui créditer des points de permis de conduire. Le requérant s'est désisté de l'instance après le dépôt des conclusions en défense du ministre. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur les articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative pour donner acte du désistement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2412770(TA93-2412770)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant deux ans. La juridiction a considéré que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire était manifestement infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ou sur un droit au maintien en France en tant que demandeur d'asile, ont été jugés inopérants ou insuffisamment précis. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416076(TA93-2416076)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant libanais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de traiter sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ayant pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, elle ne pouvait être prononcée par le juge des référés.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA93-2413670(TA93-2413670)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant une réduction de son allocation de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas justifié avoir préalablement saisi la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, modifié par l'expérimentation de recentralisation du RSA dans le département de la Seine-Saint-Denis. Malgré une demande de régularisation notifiée, M. B... n'a pas produit la pièce manquante. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2303614(TA93-2303614)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Coltrival, qui contestait un refus de permis de construire pour le réaménagement d’un site de traitement des déchets à Livry-Gargan. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’instance a été close sans examen au fond. La société requérante a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416066(TA93-2416066)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection internationale, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 11 septembre 2023, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure demandée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2214273(TA93-2214273)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant son changement d'affectation, prononcé par le maire du Blanc-Mesnil le 2 mai 2022, du service séniors au service de la propreté urbaine. Le tribunal a jugé que cette mesure constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle modifiait ses tâches sans porter atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités, et ne traduisait ni une discrimination ni une sanction. En conséquence, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable. Cette solution s'appuie sur la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur et sur l'article 3 du décret du 22 décembre 2006.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2213518(TA93-2213518)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C, agent public, contestant la décision du maire du Blanc-Mesnil du 29 juin 2022 fixant la consolidation de son accident de service au 25 avril 2022 et son placement en congé maladie ordinaire. En cours d'instance, cette décision a été retirée et remplacée par un courrier du 19 septembre 2022, suivi d'arrêtés des 2 août et 23 novembre 2023 plaçant Mme C en congé pour invalidité imputable au service pour ses pathologies physique et psychologique. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la décision attaquée ayant perdu son objet. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2210936(TA93-2210936)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus implicite du maire de la commune de Montreuil de la placer à titre provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que la décision attaquée n'était pas purement confirmative. Sur le fond, il a considéré que la demande de Mme D ne pouvait aboutir, car l'altercation du 12 septembre 2019 ne constituait pas un accident de service au sens de la jurisprudence, et que son état anxiodépressif était lié à un état antérieur sans lien direct avec cet événement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 et du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2212962(TA93-2212962)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Etik Promotion contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire des Lilas le 13 juin 2022. Le tribunal a jugé que le projet de construction d’un immeuble d’hébergement d’urgence et de commerce était incompatible avec l’emplacement réservé ELLi11 du PLUi d’Est Ensemble, lequel prévoit exclusivement des logements locatifs sociaux. Cette incompatibilité, fondée sur les articles L. 151-41 et L. 410-1 du code de l’urbanisme, justifie légalement le refus, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres motifs. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2209129(TA93-2209129)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, agent territorial, contestant le refus implicite de la commune de Bagnolet de l'inscrire sur la liste d'aptitude pour la promotion interne au cadre d'emplois des attachés territoriaux en 2021. Le tribunal a relevé d'office que la requête était tardive, le recours gracieux de Mme A ayant été présenté après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, sans pouvoir interrompre ce délai. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à la communication de documents et au compte-rendu d'entretien professionnel, ont été déclarées irrecevables. La demande de frais de justice a également été rejetée.

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