Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2415702(TA93-2415702)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. et Mme D, ressortissants haïtiens, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'OFII avait commis une erreur de droit en se considérant en compétence liée pour refuser ces conditions au seul motif que les requérants présentaient une demande de réexamen. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer leur demande dans un délai de dix jours, en tenant compte de leur vulnérabilité, sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2212962(TA93-2212962)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Etik Promotion contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire des Lilas le 13 juin 2022. Le tribunal a jugé que le projet de construction d’un immeuble d’hébergement d’urgence et de commerce était incompatible avec l’emplacement réservé ELLi11 du PLUi d’Est Ensemble, lequel prévoit exclusivement des logements locatifs sociaux. Cette incompatibilité, fondée sur les articles L. 151-41 et L. 410-1 du code de l’urbanisme, justifie légalement le refus, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres motifs. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA93-2417963(TA93-2417963)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas des difficultés d'accès à la plateforme ANEF ni d'un préjudice suffisamment grave et immédiat lié à sa situation de grossesse ou à l'absence de ressources. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2213518(TA93-2213518)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C, agent public, contestant la décision du maire du Blanc-Mesnil du 29 juin 2022 fixant la consolidation de son accident de service au 25 avril 2022 et son placement en congé maladie ordinaire. En cours d'instance, cette décision a été retirée et remplacée par un courrier du 19 septembre 2022, suivi d'arrêtés des 2 août et 23 novembre 2023 plaçant Mme C en congé pour invalidité imputable au service pour ses pathologies physique et psychologique. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la décision attaquée ayant perdu son objet. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA93-2210936(TA93-2210936)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus implicite du maire de la commune de Montreuil de la placer à titre provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que la décision attaquée n'était pas purement confirmative. Sur le fond, il a considéré que la demande de Mme D ne pouvait aboutir, car l'altercation du 12 septembre 2019 ne constituait pas un accident de service au sens de la jurisprudence, et que son état anxiodépressif était lié à un état antérieur sans lien direct avec cet événement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 et du code général de la fonction publique.
N° TA93-2415994(TA93-2415994)
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Montreuil sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir une injonction sous astreinte pour contraindre le préfet de la Seine-Saint-Denis à statuer sur une demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant" ou, à défaut, à délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés a rejeté la demande principale, estimant qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration, et qu'une injonction de statuer ferait obstacle à son exécution sans prévenir un péril grave. Il a également constaté que la demande subsidiaire était devenue sans objet, le préfet ayant délivré une nouvelle attestation de prolongation valable jusqu'au 25 février 2025. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2415958(TA93-2415958)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est ultérieurement désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 9 décembre 2024. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par une ordonnance du 9 janvier 2025. Aucune mesure d'exécution ou d'injonction n'a donc été prononcée.
N° TA93-2417959(TA93-2417959)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que faire droit à la demande de M. B reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 interdit. Par conséquent, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA93-2415348(TA93-2415348)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités croates dans le cadre de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance des règlements européens (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013, estimant que la procédure de détermination de l'État responsable était régulière. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Croatie, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'injonction.
N° TA93-2307223(TA93-2307223)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SCI AB Investissements contre l'arrêté de préemption du maire du Blanc-Mesnil. La société requérante invoquait une insuffisance de motivation et l'absence de réalité d'un projet d'aménagement, en se fondant sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que la décision de préemption, qui se référait à une délibération définissant un cadre d'actions, était suffisamment motivée et justifiait d'un projet d'aménagement réel répondant à l'intérêt général. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation.
N° TA93-2215768(TA93-2215768)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de Mme C, assistante socio-éducative, qui sollicitait la condamnation du département de la Seine-Saint-Denis pour des préjudices liés à une maladie reconnue imputable au service et à des fautes dans l'instruction de sa demande. La requérante invoquait notamment un refus fautif de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et une négligence dans le traitement de son dossier, en se fondant sur les articles 37-5 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 et 23 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans détailler les motifs dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les textes cités, notamment le code général de la fonction publique et les décrets relatifs à la fonction publique territoriale.
N° TA93-2312224(TA93-2312224)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. Anjouré, secrétaire administratif, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de deux ans (dont un an avec sursis) prononcée par la rectrice de l'académie de Créteil pour des faits de harcèlement moral et sexuel. Le tribunal a d'abord confirmé sa compétence territoriale, le lieu d'affectation de l'agent étant situé en Seine-Saint-Denis. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, aucun texte n'imposant de communiquer l'avis du conseil de discipline avant la sanction. Enfin, il a jugé que la sanction n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes commises, fondant sa décision sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA93-2417931(TA93-2417931)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 14 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment précis sur la situation personnelle de l'intéressé et la menace à l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2308655(TA93-2308655)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’un déféré tendant à l’annulation de la décision implicite du président du CCAS de Romainville refusant d’inscrire à l’ordre du jour le retrait de certaines dispositions du règlement intérieur des agents relatives aux autorisations spéciales d’absence pour événements familiaux. Le tribunal a relevé d’office que le conseil d’administration du CCAS était incompétent pour fixer ce régime, cette compétence relevant désormais de l’organe délibérant de la collectivité de rattachement en application de l’article 47 de la loi du 6 août 2019. Par suite, la délibération attaquée étant entachée d’incompétence, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de retrait et enjoint au président du CCAS d’inscrire à l’ordre du jour un projet de délibération mettant le règlement en conformité avec la réglementation applicable.
N° TA93-2417404(TA93-2417404)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant guyanien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée.
N° TA93-2411469(TA93-2411469)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de l’Agence de services et de paiement rejetant ses demandes d’aide à l’acquisition ou à la location d’un véhicule peu polluant. La requérante s’est désistée purement et simplement de son instance par un acte enregistré le 13 décembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 janvier 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
N° TA93-2309761(TA93-2309761)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’un déféré tendant à l’annulation du refus implicite du maire de Montreuil d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal un projet de délibération visant à abroger certaines dispositions du règlement intérieur du temps de travail relatives aux autorisations spéciales d’absence pour événements familiaux. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence du conseil municipal pour fixer ce régime, en application des articles L. 622-1 du code général de la fonction publique et de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019. Il a jugé que la détermination de ces autorisations relève de la compétence de l’autorité territoriale (le maire) et non du conseil municipal, et a annulé la décision implicite de refus du maire. En conséquence, il a enjoint au maire de soumettre au conseil municipal un projet de délibération mettant le règlement intérieur en conformité avec la réglementation applicable.
N° TA93-2411269(TA93-2411269)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’une demande de liquidation d’astreinte et de modification d’une injonction de communication de documents, prononcées par une ordonnance de référé du 2 juillet 2024. En cours d’instance, Mme B s’est désistée de ses conclusions principales, ce dont le tribunal a pris acte. Le ministre de l’intérieur a demandé à titre reconventionnel la fin de l’injonction, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant que l’administration n’établissait pas avoir exécuté l’intégralité de ses obligations. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2311327(TA93-2311327)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, professeur des écoles, de demandes d’annulation de trois arrêtés de la rectrice de l’académie de Créteil prolongeant sa suspension de fonctions. Le tribunal a examiné la légalité de ces décisions au regard des articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, qui encadrent la suspension pour faute grave. Il a jugé que la suspension initiale et ses prolongations étaient fondées sur des faits présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité, justifiés par l’intérêt du service. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. B, confirmant la légalité des arrêtés de prolongation de suspension.
N° TA93-2209129(TA93-2209129)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, agent territorial, contestant le refus implicite de la commune de Bagnolet de l'inscrire sur la liste d'aptitude pour la promotion interne au cadre d'emplois des attachés territoriaux en 2021. Le tribunal a relevé d'office que la requête était tardive, le recours gracieux de Mme A ayant été présenté après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, sans pouvoir interrompre ce délai. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à la communication de documents et au compte-rendu d'entretien professionnel, ont été déclarées irrecevables. La demande de frais de justice a également été rejetée.