Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2408255(TA93-2408255)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a reconnu l’intéressée comme prioritaire et devant être logée d’urgence. Par ordonnance du 9 janvier 2025, le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA93-2313561(TA93-2313561)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé les décisions du 23 octobre 2023 par lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de Mme A B, ressortissante marocaine, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. Le tribunal a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait en considérant que la requérante ne produisait pas d'autorisation de travail, alors qu'elle en avait obtenu une le 9 mai 2023 pour un contrat de travail à durée indéterminée. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A B dans un délai de quatre mois, sans astreinte, et a condamné l'État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2409455(TA93-2409455)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours amiable visant à obtenir une reconnaissance de priorité pour un hébergement d’urgence. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement reconnu M. A comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2410692(TA93-2410692)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de fait ou de droit, ne permettant pas au juge de se prononcer sur sa légalité. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
N° TA93-2405766(TA93-2405766)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, professeur stagiaire, d’une demande d’annulation de la décision implicite du recteur de l’académie de Créteil refusant de retirer la retenue sur traitement pour la période du 23 octobre au 29 novembre 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’absence de service fait était établie, en application de l’article 20 de la loi du 13 juillet 1983 et de l’article 4 de la loi de finances rectificative du 29 juillet 1961. Il a jugé que les congés et stages invoqués par le requérant ne couvraient pas l’intégralité de la période litigieuse et que l’arrêt maladie transmis le 3 décembre 2021 ne justifiait pas l’absence antérieure. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA93-2417900(TA93-2417900)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée depuis octobre 2022. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressée était titulaire d'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 8 mars 2025. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2404292(TA93-2404292)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait une décision implicite de la commission de médiation de Seine-Saint-Denis rejetant son recours pour un logement prioritaire et urgent. La commission ayant finalement reconnu son caractère prioritaire le 29 mai 2024, M. B s'est désisté de sa requête en excès de pouvoir. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans opposition.
N° TA93-2500240(TA93-2500240)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier des circonstances impliquant une intervention à très bref délai pour sauvegarder sa liberté d'aller et venir. Il a également relevé que la délivrance de l'attestation prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est subordonnée au caractère complet du dossier et à l'expiration du titre précédent.
N° TA93-2414429(TA93-2414429)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de décision explicite dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, sans prévenir un péril grave, et ne pouvait donc être prononcée. La requête a été rejetée.
N° TA93-2310652(TA93-2310652)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un ordre de recouvrer émis par l’Agence de service et de paiement pour un indu d’aide agricole, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Nantes, car l’exploitation agricole concernée est située à Champtocé-sur-Loire (Maine-et-Loire). Par ordonnance, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA93-2413721(TA93-2413721)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain titulaire d'une carte de séjour temporaire valable jusqu'en juillet 2025. Ce dernier demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis pour obtenir une convocation afin de déposer une demande de carte de résident. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, notamment car le dépôt de cette demande peut s'effectuer via le téléservice ANEF et que le requérant dispose déjà d'un titre de séjour en cours de validité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2411310(TA93-2411310)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contre la commune de Clichy-sous-Bois, qui contestait la fin de son contrat de travail et demandait des indemnités. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni la décision sur sa demande indemnitaire préalable, malgré deux demandes de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2416527(TA93-2416527)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une décision de placement administratif de son fils prise par le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500211(TA93-2500211)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier, ressortissant guinéen, demandait au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, afin de pouvoir travailler et voyager. Le juge constate que sa demande de titre de séjour, déposée le 6 avril 2024, doit être regardée comme ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet à l'expiration d'un délai de quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'administration n'était plus tenue de délivrer l'attestation sollicitée, et la condition d'urgence n'est pas remplie.
N° TA93-2214726(TA93-2214726)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la requête de M. B, qui contestait une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Oise pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale et de "prime Covid" d'un montant de 2 220 euros. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance, rendue le 8 janvier 2025, donne acte de ce désistement.
N° TA93-2415789(TA93-2415789)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant le refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». La juridiction a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, M. A... n’a pas fourni les pièces nécessaires dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA93-2415898(TA93-2415898)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 18 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le classement sans suite était motivé par le défaut de production de documents justifiant d’un niveau B1 en français, malgré une mise en demeure, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requérante n’a pas établi avoir fourni ou tenté de fournir ces documents en temps utile, rendant son unique moyen inopérant. Le tribunal a donc appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA93-2313476(TA93-2313476)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu partiel à statuer concernant les prélèvements sociaux de 2017 et 2018, déjà dégrevés en partie par l'administration. Pour le surplus, la requête a été jugée irrecevable s'agissant de l'année 2016, la réclamation préalable étant tardive au regard des délais prévus par le livre des procédures fiscales. Les autres moyens soulevés par le requérant (motivation insuffisante de la décision de rejet, irrégularité de la notification, reconstitution sommaire du chiffre d'affaires, qualité de maître de l'affaire) ont été écartés comme non fondés.
N° TA93-2418390(TA93-2418390)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du président du tribunal judiciaire de Bobigny de lui désigner un avocat dans le cadre d’une procédure judiciaire. Le juge a constaté que cette demande concernait le fonctionnement du service public de la justice judiciaire, relevant ainsi de la compétence exclusive de l’ordre judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA93-2416414(TA93-2416414)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable l’opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 769,17 euros. La requête a été jugée tardive, car présentée le 18 novembre 2024, soit au-delà du délai de quinze jours suivant la signification de la contrainte intervenue le 30 octobre 2024, en méconnaissance de l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’affaire a été tranchée sans instruction ni audience.