Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2102169(TA93-2102169)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office du fonds Stichting Pensioenfonds Algemeen Burgerlijk Pensioenfonds, qui demandait la restitution de retenues à la source sur dividendes pour 16,6 millions d'euros. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige relatif à la compatibilité de la retenue à la source avec le droit de l'Union européenne.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415824(TA93-2415824)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 septembre 2024, qui avait classé sans suite sa demande de naturalisation. Le classement sans suite était motivé par le défaut de production de son acte de naissance EC7 en arabe et de sa traduction française, malgré une mise en demeure du 15 avril 2024. Le requérant n'a pas démontré avoir fourni ces documents en temps utile, ni produit de moyen de légalité interne. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, a jugé le moyen inopérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413629(TA93-2413629)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour retirer son nouveau titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A disposait d'une attestation de décision favorable valable jusqu'au 8 avril 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2500078(TA93-2500078)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant avait eu connaissance de l'arrêté au plus tard le 31 juillet 2024, mais n'avait saisi le tribunal que le 3 janvier 2025, soit après l'expiration du délai de recours de trente jours prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a permis un rejet sans instruction contradictoire, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2500100(TA93-2500100)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. La juridiction a estimé la requête manifestement irrecevable car une précédente ordonnance du 15 juin 2022 avait déjà enjoint au préfet d’assurer son logement, et aucun refus d’un organisme de logement social n’était démontré. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2304971(TA93-2304971)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société belge Delvaux Créateur SA d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 774 785 euros pour janvier et février 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a procédé au remboursement intégral, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal constate ce non-lieu à statuer sur le remboursement, mais rejette comme irrecevables les conclusions relatives aux intérêts moratoires, faute de litige né et actif avec le comptable. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État est condamné à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409388(TA93-2409388)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. En défense, le préfet a fait valoir que la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour le 4 octobre 2024 avait implicitement abrogé l’arrêté contesté. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a rejeté le surplus des demandes, notamment celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2406489(TA93-2406489)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet s'est fondé à tort sur l'article L. 411-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la demande de carte de résident en qualité d'ascendante à charge relevait de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Cette erreur de droit, qui méconnaît le champ d'application de la loi, entraîne l'annulation de l'arrêté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2407745(TA93-2407745)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet de la Seine-et-Marne du 5 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant la Tunisie comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de méconnaissance du droit d’être entendu et du contradictoire, ainsi que le défaut de motivation, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-1 à L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2408357(TA93-2408357)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du principe de non-refoulement, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire, devenue sans objet. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2408442(TA93-2408442)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme E, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment en visant les textes applicables (CESDH, code de l'entrée et du séjour des étrangers) et en rappelant le rejet de la demande d'asile de l'intéressée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409384(TA93-2409384)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. B, ressortissant malien, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé, le préfet ayant ignoré la demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée par M. B et toujours en cours d'instruction. Cette annulation entraîne celle des décisions subséquentes fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La solution se fonde sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2408947(TA93-2408947)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 28 mai 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2208444(TA93-2208444)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, candidate non admise au concours externe sur titres d'auxiliaire de puériculture territorial principal de 2ème classe (session 2022). La requérante contestait la délibération du jury du 12 mai 2022, soutenant que tous les postes ouverts (600) n'avaient pas été pourvus (seulement 589 admis) et que ses compétences justifiaient son admission. Le tribunal a rappelé qu'il ne contrôle pas l'appréciation souveraine du jury sur les mérites d'un candidat. Appliquant l'article 5 du décret n°93-398 du 18 mars 1993, il a jugé que le jury n'était pas tenu de pourvoir tous les postes et pouvait légalement retenir un nombre d'admis inférieur.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2211455(TA93-2211455)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, adjoint technique, qui contestait une sanction d'exclusion temporaire de trois jours infligée par le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis pour comportement inadapté et manquements professionnels. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits était établie, notamment les propos tenus et les absences non justifiées, et que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2208859(TA93-2208859)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Saint-Ouen refusant la requalification de ses contrats de vacation en contrat à durée déterminée. Le tribunal a jugé que les fonctions d'animateur exercées par M. A, bien que continues, ne répondaient pas à un besoin permanent de la commune au sens de l'article 3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, mais à un besoin saisonnier ou occasionnel lié aux périodes scolaires. Par conséquent, le recours en excès de pouvoir a été rejeté, ainsi que les demandes indemnitaires et d'injonction qui en découlaient.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415392(TA93-2415392)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant n’a pas fourni les documents demandés (notamment justificatifs de niveau de langue B1, actes de naissance, certificat de scolarité) malgré une mise en demeure du 23 avril 2024, et n’a pas établi les avoir produits avant le classement. Le tribunal a jugé que le moyen soulevé était inopérant, en application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2417599(TA93-2417599)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant à M. A la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation de précarité depuis l'expiration de son précédent titre, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas justifié de son incompétence territoriale alors que le requérant avait déposé une demande dans son département. La décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2413625(TA93-2413625)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous de renouvellement de titre de séjour et une exemption du droit de visa de régularisation. Le tribunal a constaté que la demande de convocation était devenue sans objet, car Mme B avait pu déposer son dossier et obtenir un récépissé valable jusqu'au 13 mai 2025. Concernant l'exemption du droit de visa de régularisation prévu à l'article L. 436-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a rejeté cette demande, estimant qu'elle ne relevait pas des mesures pouvant être ordonnées en référé sur ce fondement. Enfin, l'Etat a été condamné à verser 300 euros à Mme B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410668(TA93-2410668)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 27 juin 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le requérant ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale indisponible en Algérie, en application de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont également été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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