Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2417599(TA93-2417599)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant à M. A la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation de précarité depuis l'expiration de son précédent titre, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas justifié de son incompétence territoriale alors que le requérant avait déposé une demande dans son département. La décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2408442(TA93-2408442)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme E, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment en visant les textes applicables (CESDH, code de l'entrée et du séjour des étrangers) et en rappelant le rejet de la demande d'asile de l'intéressée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA93-2408357(TA93-2408357)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du principe de non-refoulement, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire, devenue sans objet. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA93-2407745(TA93-2407745)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet de la Seine-et-Marne du 5 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant la Tunisie comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de méconnaissance du droit d’être entendu et du contradictoire, ainsi que le défaut de motivation, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-1 à L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction.
N° TA93-2406489(TA93-2406489)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet s'est fondé à tort sur l'article L. 411-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la demande de carte de résident en qualité d'ascendante à charge relevait de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Cette erreur de droit, qui méconnaît le champ d'application de la loi, entraîne l'annulation de l'arrêté.
N° TA93-2208859(TA93-2208859)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Saint-Ouen refusant la requalification de ses contrats de vacation en contrat à durée déterminée. Le tribunal a jugé que les fonctions d'animateur exercées par M. A, bien que continues, ne répondaient pas à un besoin permanent de la commune au sens de l'article 3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, mais à un besoin saisonnier ou occasionnel lié aux périodes scolaires. Par conséquent, le recours en excès de pouvoir a été rejeté, ainsi que les demandes indemnitaires et d'injonction qui en découlaient.
N° TA93-2208444(TA93-2208444)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, candidate non admise au concours externe sur titres d'auxiliaire de puériculture territorial principal de 2ème classe (session 2022). La requérante contestait la délibération du jury du 12 mai 2022, soutenant que tous les postes ouverts (600) n'avaient pas été pourvus (seulement 589 admis) et que ses compétences justifiaient son admission. Le tribunal a rappelé qu'il ne contrôle pas l'appréciation souveraine du jury sur les mérites d'un candidat. Appliquant l'article 5 du décret n°93-398 du 18 mars 1993, il a jugé que le jury n'était pas tenu de pourvoir tous les postes et pouvait légalement retenir un nombre d'admis inférieur.
N° TA93-2409384(TA93-2409384)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. B, ressortissant malien, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé, le préfet ayant ignoré la demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée par M. B et toujours en cours d'instruction. Cette annulation entraîne celle des décisions subséquentes fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La solution se fonde sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2415392(TA93-2415392)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant n’a pas fourni les documents demandés (notamment justificatifs de niveau de langue B1, actes de naissance, certificat de scolarité) malgré une mise en demeure du 23 avril 2024, et n’a pas établi les avoir produits avant le classement. Le tribunal a jugé que le moyen soulevé était inopérant, en application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2403944(TA93-2403944)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a considéré que le préfet avait pu légalement se fonder sur les articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour estimer que M. B ne justifiait plus d'un droit au séjour et que son comportement constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et de la demande d'aide juridictionnelle provisoire devenue caduque.
N° TA93-2411832(TA93-2411832)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande du préfet de la Seine-Saint-Denis visant à mettre fin à une précédente ordonnance. Cette dernière enjoignait au préfet de convoquer M. A pour enregistrer sa demande de titre de séjour, alors que celui-ci avait déjà déposé sa demande le 13 mai 2024. Le juge a mis fin aux effets de l'injonction, considérant le litige dépourvu d'objet, mais a rejeté la demande d'annulation de la condamnation de l'État à verser 800 euros à M. A, cette question relevant d'un office distinct. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA93-2410983(TA93-2410983)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet du Loir-et-Cher du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de la situation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1, L. 612-8, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2405201(TA93-2405201)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de l’arrêté. Il a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que la situation personnelle et professionnelle de M. A ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour, et que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni les dispositions du CESEDA. La solution retenue est fondée sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 435-1 et L. 423-23 du CESEDA.
N° TA93-2406624(TA93-2406624)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas être exposé à des risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine, en application de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA93-2407734(TA93-2407734)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis du 21 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour pour douze mois. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendue et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure avait été respectée et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des mesures d'éloignement prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2408376(TA93-2408376)
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine faisait obligation à Mme C, ressortissante srilankaise bénéficiaire de la protection subsidiaire, de quitter le territoire français et lui interdisait le retour pour un an. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas contesté les allégations de la requérante selon lesquelles elle avait demandé le renouvellement de son titre de séjour avant l'édiction de l'arrêté, ce qui rendait la mesure d'éloignement illégale. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs aux droits des bénéficiaires de la protection subsidiaire.
N° TA93-2408981(TA93-2408981)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du 30 mai 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de départ volontaire de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'OQTF, fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) suite au rejet définitif de sa demande d'asile, était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen. Il a également estimé que le droit d'être entendu de l'intéressé avait été respecté, ce dernier ayant pu présenter ses observations lors du dépôt de sa demande d'asile.
N° TA93-2411968(TA93-2411968)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant moldave, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté. Il a jugé que, même en l'absence de preuve des faits de faux allégués par la préfecture, le refus était légalement fondé car le métier de couvreur exercé par le requérant ne figure pas sur la liste des métiers en tension en Île-de-France, condition requise par l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418658(TA93-2418658)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au sous-préfet du Raincy de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande de convocation est devenue sans objet car M. A a déjà déposé sa demande le 29 novembre 2024. S'agissant de la demande de récépissé, la condition d'urgence n'est pas remplie, faute de justifications suffisantes sur les conséquences de l'absence de document et sur le caractère complet de son dossier. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA93-2306144(TA93-2306144)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 17 avril 2023. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent de manière complète la situation des ressortissants algériens, rendant inapplicables les dispositions de droit commun invoquées. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.