Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2415427(TA93-2415427)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation notifiée. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet sans instruction contradictoire.
N° TA93-2500082(TA93-2500082)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté du préfet de police lui interdisant le retour sur le territoire français pendant deux ans. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Paris, en application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est un simple renvoi pour compétence, sans examen au fond du litige.
N° TA93-2500066(TA93-2500066)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A B d’un recours contestant le refus implicite de la Caisse nationale d’assurance vieillesse de lui verser une pension de réversion. Le juge a rejeté la requête par ordonnance, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, et donc de la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable devant la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500058(TA93-2500058)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Montlhéry (Essonne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA93-2418621(TA93-2418621)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait que des conclusions à fins d’injonction, alors qu’il n’appartient pas au juge administratif d’adresser de telles injonctions en dehors des cas prévus par la loi. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rappelle que l’intéressée peut contester un éventuel refus implicite par un recours en annulation.
N° TA93-2417759(TA93-2417759)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. B d’un recours contestant des forfaits de post-stationnement, s’est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal du stationnement payant, seule juridiction compétente pour connaître de ce litige en application des articles L. 2333-87 et L. 2333-87-2 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est un renvoi pour incompétence matérielle.
N° TA93-2414557(TA93-2414557)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de sa candidature au master « Médias, Culture, 2 Langues » de l’université Paris-VIII. Le juge a rappelé qu’il ne lui appartient pas de contrôler l’appréciation portée par une université sur une candidature, rendant le moyen d’erreur manifeste d’appréciation inopérant. Le moyen tiré d’une discrimination a été écarté car insuffisamment précisé. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête sans instruction contradictoire.
N° TA93-2416479(TA93-2416479)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision de la commission de médiation, comme l'exige l'article R. 778-2 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation notifiée le 22 novembre 2024. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, a été rendue sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2500088(TA93-2500088)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour obtenir le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'intéressé ne pouvait plus se prévaloir de sa qualité de demandeur pour exiger un nouveau récépissé. En conséquence, l'absence de délivrance d'un récépissé n'a pas été regardée comme constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2500023(TA93-2500023)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas avoir été confrontée à un dysfonctionnement du service de prise de rendez-vous en ligne, ni même prouvé qu’elle avait été titulaire d’un titre de séjour. En l’absence de preuve de l’urgence ou de l’utilité de la mesure sollicitée, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2500022(TA93-2500022)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de cette demande est née le 7 juin 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA93-2418670(TA93-2418670)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfecture de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de difficultés rencontrées sur la plateforme en ligne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le titre de séjour de l'intéressé n'expire que le 19 février 2025 et que les démarches infructueuses, effectuées uniquement entre le 6 et le 31 décembre 2024, ne démontrent pas un dysfonctionnement persistant justifiant une intervention immédiate. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA93-2418660(TA93-2418660)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme A B, qui demandait au préfet de la Seine-Saint-Denis de prendre acte de son changement d’adresse et au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les mesures sollicitées faisaient obstacle à l’exécution d’une décision implicite de rejet née le 24 mai 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également relevé que l’urgence n’était pas établie, faute de préjudice suffisamment grave et immédiat. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2414561(TA93-2414561)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de sa candidature au master « Communication numérique et conduite de projets » de l’université Paris-VIII. Le juge a rappelé qu’il ne lui appartient pas de contrôler l’appréciation portée sur une candidature, rendant le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation inopérant. Le moyen de discrimination a été écarté faute de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500070(TA93-2500070)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) visant à faire suspendre la procédure de mise en demeure d'évacuer un pavillon occupé illicitement. La solution retenue est que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'occupation illicite et les dégradations causées à la propriété constituent une atteinte grave à l'ordre public et aux droits des propriétaires, justifiant l'urgence de l'évacuation. Le juge a appliqué l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 modifiée par la loi du 27 juillet 2023, qui permet au préfet de mettre en demeure les occupants sans titre de quitter les lieux.
N° TA93-2304339(TA93-2304339)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 22 mars 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en considérant la demande comme abusive ou dilatoire, alors que la naissance de l'enfant de M. B, postérieure à une mesure d'éloignement, constituait un élément nouveau justifiant un examen de sa situation. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2302259(TA93-2302259)
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision du 18 janvier 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien, en qualité de parent d’enfant français. Le tribunal a relevé que le préfet s’était fondé sur des condamnations pénales erronées, attribuées à tort à M. B, ce qui constitue une erreur de fait ayant influencé la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, sans toutefois l’assortir d’une autorisation de travail. La décision est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2302132(TA93-2302132)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait la décision du 12 janvier 2023 lui refusant l'entrée sur le territoire français à l'aéroport de Roissy. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision, prise par une brigadière-cheffe dûment habilitée, était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également rappelé que les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur sa légalité. Enfin, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le défaut de justification de l'objet et des conditions du séjour, en application du règlement (CE) n° 2016/399 (code frontières Schengen) et des articles L. 311-1 et L. 332-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2302064(TA93-2302064)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à Mme C épouse B, ressortissante camerounaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante, souffrant du VIH et de complications post-opératoires graves, soutenait que les soins nécessaires n'étaient pas disponibles au Cameroun. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur des certificats médicaux attestant de l'absence de traitement approprié dans son pays d'origine. Il a ainsi annulé l'arrêté et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme C épouse B.
N° TA93-2301623(TA93-2301623)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé l'arrêté du 17 juin 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue compte tenu de la résidence de l'intéressée en France depuis plus de vingt ans, de sa situation régulière antérieure et de la présence de ses enfants, dont deux de nationalité française.