Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2500041(TA93-2500041)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait d'enjoindre au bureau d'aide juridictionnelle (BAJ) de Bobigny de lui désigner un nouvel avocat après le refus de l'avocat initialement commis. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas l'urgence nécessaire justifiant une intervention dans les 48 heures, et a rappelé qu'il n'avait pas compétence pour adresser des injonctions au BAJ, ni pour suspendre des délais légaux ou reconnaître une responsabilité. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2500044(TA93-2500044)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français à l'aéroport de Roissy. La requérante, titulaire d'un visa D délivré par l'Italie, soutenait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a rappelé que la liberté d'aller et venir des étrangers est subordonnée au respect des conditions d'entrée prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen). La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour la requérante de justifier d'un visa valable pour la France, condition nécessaire à l'entrée sur le territoire.
N° TA93-2417877(TA93-2417877)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour suspendre le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence opposé par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d'instance, le préfet a produit une attestation de décision favorable au renouvellement du titre de séjour pour une durée de dix ans. Le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418270(TA93-2418270)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de résident à M. B, ressortissant guinéen, en qualité de parent d'enfants mineurs réfugiés. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus privant le requérant de tout droit au séjour et l'exposant à une mesure d'éloignement, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA93-2417450(TA93-2417450)
Le Tribunal administratif de Montreuil a radié des registres du greffe la requête de Mme A, enregistrée sous le n° 2417450, au motif qu'elle constituait un double d'une requête précédemment enregistrée sous le n° 2414280. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative. Aucune solution au fond n'a été retenue, la requête étant considérée comme un doublon.
N° TA93-2418172(TA93-2418172)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 5 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le juge a substitué la base légale de la décision d'éloignement, la fondant sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace pour l'ordre public) plutôt que sur le 1° (absence de titre). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a entendu les arguments de M. B, qui invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation, en soulignant son arrivée en France à 7 ans et l'absence d'attaches en Algérie.
N° TA93-2418167(TA93-2418167)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A contestant son ajournement au concours interne de gardien-brigadier. La requérante invoquait qu'une meilleure note aux épreuves physiques lui aurait permis d'être admise. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'appréciation des mérites des candidats par le jury relève de son pouvoir souverain et n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2417976(TA93-2417976)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant mauricien titulaire d’une carte de résident expirée, qui n’avait pu obtenir son renouvellement pour des raisons informatiques et se trouvait sans document de séjour ni autorisation de travail depuis près d’un an. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué M. A pour le 27 décembre 2024 afin d’enregistrer sa demande, mais sans lui délivrer de récépissé l’autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que cette convocation ne suffisait pas à faire disparaître l’urgence ni l’atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale), et a enjoint au préfet de délivrer à M. A un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA93-2418518(TA93-2418518)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La requête, qualifiée de recours gracieux, ne contenait aucune conclusion à fin d’annulation, ce qui la rendait irrecevable en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sans instruction contradictoire préalable ni audience.
N° TA93-2500017(TA93-2500017)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour l'application de cet article, n'était pas remplie, les difficultés administratives et financières invoquées ne suffisant pas à la caractériser. La requérante a été invitée à saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code pour obtenir un rendez-vous en urgence.
N° TA93-2418661(TA93-2418661)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral du 29 décembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Nanterre (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour en connaître.
N° TA93-2418502(TA93-2418502)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. La requête a été jugée prématurée, car déposée le 26 décembre 2024, avant l’expiration du délai de trois mois dont disposait la commission pour statuer, conformément à l’article R. 441-15 du code de la construction et de l’habitation. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2418397(TA93-2418397)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait l’attribution d’un logement adapté à ses besoins suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 11 janvier 2023. La requête, enregistrée le 24 décembre 2024, a été jugée tardive car présentée après l’expiration du délai de quatre mois prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative, lequel courait du 11 juillet au 13 novembre 2023. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste, sans instruction contradictoire.
N° TA93-2418383(TA93-2418383)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’attribution d’un logement adapté à ses besoins suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de Seine-Saint-Denis du 1er mars 2023. La requête, enregistrée le 24 décembre 2024, a été jugée manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours de quatre mois expirant le 2 janvier 2024 conformément à l’article R. 778-2 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, a été rendue sans instruction contradictoire ni audience.
N° TA93-2417707(TA93-2417707)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler la carte de séjour pluriannuelle pour soins de Mme A, ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 11 de la convention franco-ivoirienne, de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou des stipulations des articles 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2417691(TA93-2417691)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B, aide-soignante, contestant la décision du directeur de l'EHPAD La Seigneurie fixant au 10 juillet 2020 la consolidation de son accident de service et cessant la prise en charge de ses arrêts et soins. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que la décision contestée aggravait sa situation financière ou faisait obstacle à ses soins, malgré son placement en disponibilité d'office à demi-traitement et la situation de son époux au chômage. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA93-2417118(TA93-2417118)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C B, ressortissante colombienne, afin d'obtenir un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer une demande de titre, et que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de renouvellement. La requérante a produit des preuves de ses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418277(TA93-2418277)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour mention "étudiant" de M. A, ressortissant burkinabais. Le juge a retenu l’urgence, caractérisée par l’impossibilité pour le requérant de poursuivre sa formation obligatoire à l’école du barreau et d’effectuer son stage, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA93-2408314(TA93-2408314)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté ayant été notifié le 13 juin 2024 à 16h45, la requête enregistrée le 15 juin 2024 à 17h56 était tardive. Le tribunal a donc appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen au fond.
N° TA93-2411061(TA93-2411061)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 avril 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application des articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. M. A avait déjà introduit un premier recours contre le même arrêté le 19 mai 2022, ce qui le rendait réputé avoir eu connaissance de la décision à cette date. Le second recours, enregistré le 1er août 2024, dépassait le délai de trente jours imparti, entraînant son rejet par ordonnance.