Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2306450(TA93-2306450)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B A contestant la décision 48SI du 11 mars 2023 du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à quatre infractions routières. Le requérant invoquait notamment le défaut de notification des décisions de retrait et l'absence d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rappelé que l'administration doit prouver qu'elle a délivré au conducteur un document contenant les informations requises, constituant une garantie essentielle. Pour l'infraction du 16 janvier 2020, le tribunal a considéré que le paiement de l'amende forfaitaire majorée impliquait nécessairement la réception préalable de l'avis d'amende forfaitaire majorée, lequel est revêtu des mentions obligatoires. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des textes applicables, dont le code de la route et le code de procédure pénale.
N° TA93-2404556(TA93-2404556)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a annulé l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de délivrer une carte de séjour temporaire à M. A, ressortissant indien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur un avis défavorable de la plate-forme interrégionale de la main d'œuvre étrangère pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour, sans examiner les motifs exceptionnels invoqués par le requérant, notamment son contrat de travail et son ancienneté de séjour. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une appréciation globale de la situation personnelle et professionnelle du demandeur.
N° TA93-2405987(TA93-2405987)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le préfet avait suffisamment examiné la situation du requérant, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucune erreur de fait n'était établie. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux et professionnels suffisamment stables en France. En conséquence, toutes les demandes de M. B, y compris celles relatives aux frais d'instance, ont été rejetées.
N° TA93-2307004(TA93-2307004)
**Refus d'inscription universitaire annulé pour défaut d'examen individuel** Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a annulé la décision du 6 juin 2023 par laquelle la directrice de l'institut d'enseignement à distance de l'université Paris 8 refusait l'admission de M. B A en première année de licence informatique. La juridiction a jugé que ce refus, motivé uniquement par l'atteinte des capacités d'accueil, était entaché d'un défaut d'examen de la situation personnelle du candidat. En application de l'article L. 612-3 du code de l'éducation, l'administration devait vérifier la cohérence entre le projet de formation, les acquis antérieurs et les caractéristiques de la formation, ce qu'elle n'a pas fait. Le tribunal a également enjoint à l'université de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA93-2315580(TA93-2315580)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation de 8ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme A, ressortissante guinéenne, dirigées contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 octobre 2023. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA93-2108789(TA93-2108789)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la société Deka Investment GmbH de sa requête en restitution de retenues à la source d’un montant de 85 675 euros pour l’année 2006. Cette décision intervient après que l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement partiel de 85 218,64 euros. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte.
N° TA93-2116618(TA93-2116618)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Inka Internationale Kag MbH d’une demande de restitution de retenues à la source d’un montant de 7 542,66 euros au titre de l’année 2010. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total, conduisant la société requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 31 décembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA93-2212932(TA93-2212932)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Universal Investment GmbH, agissant pour le compte du fonds Bayvk G2-Fonds, de sa requête en plein contentieux. Cette requête demandait la restitution d’une retenue à la source de 33 981,94 euros prélevée en 2019, assortie d’intérêts moratoires. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement. En conséquence, il a ordonné qu’il soit donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la requête.
N° TA93-2411227(TA93-2411227)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 2 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un certificat de résidence à Mme E, ressortissante algérienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de résidence de l'intéressée en France (plus de cinq ans), de son mariage avec un ressortissant algérien titulaire d'un titre de séjour de longue durée, et de la présence de leur enfant scolarisé. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA93-2402055(TA93-2402055)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 4 décembre 2023 par laquelle le directeur académique de la Seine-Saint-Denis avait refusé d'affecter un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) à l'enfant des requérants, conformément à la décision de la CDAPH. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les articles L. 112-1 et L. 351-3 du code de l'éducation, qui imposent à l'État de mettre en œuvre les moyens humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés. Il a enjoint à l'administration de désigner un AESH pour les temps d'inclusion scolaire, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification du jugement.
N° TA93-2308874(TA93-2308874)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Allianz Global Investors GmbH, pour le compte de DBI-Fonds EBB, d’une demande de restitution de retenues à la source d’un montant de 27 679,56 euros au titre des années 2013 et 2014. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total, conduisant la société requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune autre conclusion n’a été accordée.
N° TA93-2307396(TA93-2307396)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, qui demandait la condamnation du GHI Le Raincy-Montfermeil pour des fautes médicales lors de son accouchement en 2015, ayant entraîné des préjudices évalués à plus de 1,2 million d'euros. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement, mais a limité son indemnisation à 90 % des préjudices, en raison d'une perte de chance. La solution a consisté à fixer les montants des différents postes de préjudice (notamment l'assistance par tierce personne, le déficit fonctionnel et l'incidence professionnelle) en appliquant ce taux de 90 %, et à condamner le GHI à verser les sommes correspondantes à Mme B et à la CPAM du Puy-de-Dôme pour ses débours. Les textes appliqués incluent le code de la santé publique et le code de la sécurité sociale.
N° TA93-2307199(TA93-2307199)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante indienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait sa présence en France depuis l'âge de seize ans, la présence de membres de sa famille et son souhait d'y poursuivre des études supérieures. Le tribunal a estimé que sa durée de résidence (environ quatre ans) et les éléments fournis ne suffisaient pas à établir des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale et la demande d'annulation rejetée.
N° TA93-2309319(TA93-2309319)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B, ressortissant serbe, d’une demande d’annulation de la décision implicite du préfet de l’Essonne refusant la restitution de sa carte d’identité, retenue depuis le 24 novembre 2021 en application de l’article L. 814-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que la durée de la retenue, excédant un an et demi sans justification de l’administration, était manifestement disproportionnée au regard des réserves d’interprétation émises par le Conseil constitutionnel (décision n° 97-389 DC du 22 avril 1997). En conséquence, il a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de restituer la carte d’identité à M. B dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA93-2303477(TA93-2303477)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 janvier 2023 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, l'expulsion ayant eu lieu mais la décision n'ayant pas été retirée ou abrogée. Sur le fond, les moyens soulevés ont été jugés infondés : la signature de la décision était régulière (compétence), le défaut de motivation était inopérant pour une mesure d'exécution judiciaire, et l'administration avait bien examiné la situation personnelle du requérant. La solution retenue s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.
N° TA93-2409651(TA93-2409651)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 1er juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a également jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que son enfant mineur remplissait les conditions médicales prévues à l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour bénéficier d'un titre de séjour en tant que parent d'enfant malade.
N° TA93-2402146(TA93-2402146)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de la taxe d’habitation à laquelle il avait été assujetti pour l’année 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de cette imposition. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA93-2217849(TA93-2217849)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par une société finlandaise demandant la restitution de retenues à la source prélevées en 2015. L'administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. En l'absence de confirmation dans le délai imparti, la société est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le président de la 1ère chambre donne acte de ce désistement.
N° TA93-2217847(TA93-2217847)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société OP-Rahastoyhtiö Oy d’une demande en restitution de retenues à la source d’un montant de 38 467,21 euros au titre de l’année 2015. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, la société est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le président de la 1ère chambre donne acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2201903(TA93-2201903)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Allianz Global Investors Gmbh d’une demande en restitution de retenues à la source d’un montant de 25 302,75 euros au titre de l’année 2009. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total, conduisant la société requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 31 décembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal spécifique n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.