Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2418448(TA93-2418448)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir par la société BC.n contre une amende administrative de 108 000 euros infligée par la DRIEETS d’Île-de-France, se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige, relatif à la réglementation du travail et à une sanction administrative, relève du tribunal dans le ressort duquel se trouve l’établissement à l’origine du litige, situé à Vélizy-Villacoublay (Yvelines). En application des articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Versailles.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418470(TA93-2418470)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme tardive la requête de Mme A, qui contestait un arrêté du préfet de police du 16 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. La requête a été enregistrée le 26 décembre 2024, soit au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 921-1 et L. 572-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l'irrecevabilité manifeste du recours pour cause de tardiveté et l'a rejeté par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2418532(TA93-2418532)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 23 décembre 2024 interdisant le retour sur le territoire français pendant un an, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent car l’arrêté émane du préfet de police, dont le siège est à Paris.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418553(TA93-2418553)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante vénézuélienne. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre son titre de séjour renouvelé et de lui permettre d'en déposer une nouvelle demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'une situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418554(TA93-2418554)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 décembre 2024 qui modifiait l'affectation de M. A, ingénieur hospitalier. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir une rétrogradation hiérarchique, des conséquences avérées sur ses déplacements ou la perte certaine de primes liées à son nouveau poste. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2304863(TA93-2304863)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord du 17 avril 2023 l’obligeant à quitter le territoire français. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, mais n’a pas répondu. Par ordonnance du 30 décembre 2024, le premier vice-président du tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2312014(TA93-2312014)

Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, ne l'a pas fait dans le délai imparti, ce qui l'a conduit à être réputé s'être désisté. Le désistement étant pur et simple, le tribunal en a pris acte par ordonnance, sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2314760(TA93-2314760)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité cynophile, assorti de demandes indemnitaires. Par un acte du 24 décembre 2024, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 décembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2418579(TA93-2418579)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par Mme B d’une demande d’injonction au préfet pour l’attribution d’un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation de Paris, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la décision attaquée émane de la commission de médiation de Paris, dont le siège se situe dans le ressort du Tribunal administratif de Paris. En application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2211335(TA93-2211335)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur de 850 euros pour des taxes d'habitation et contributions audiovisuelles impayées (2017-2020). Le juge a estimé que M. B avait eu connaissance des avis d'imposition, comme en attestait sa propre réclamation de mars 2022, et qu'il ne pouvait donc contester l'exigibilité de la dette. La solution retenue est fondée sur l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, qui encadre les contestations relatives au recouvrement. Les conclusions indemnitaires de M. B et la demande de l'administration au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2418440(TA93-2418440)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par la société AM d’un recours en excès de pouvoir contre une amende administrative de 143 500 euros infligée par le ministre de l’intérieur sur le fondement de l’article L. 8253-1 du code du travail, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, compétent car l’infraction a été constatée à La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2211627(TA93-2211627)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SCI Euro Chabrol, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021 concernant des locaux situés à La Courneuve. La société soutenait que le mauvais état des immeubles leur avait fait perdre le caractère de propriété bâtie. Le tribunal a jugé que, malgré un état de délabrement avéré, les éléments produits ne démontraient pas une atteinte au gros œuvre rendant les constructions impropres à toute utilisation, condition nécessaire pour les requalifier en propriétés non bâties. La solution retenue s’appuie sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence relative à la perte du caractère de propriété bâtie.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2308558(TA93-2308558)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SA Eurobail, qui contestait les cotisations de taxe foncière et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 et 2022 concernant un hôtel à La Courneuve. La société soutenait que l'administration avait irrégulièrement déterminé la valeur locative de 1970 en utilisant une méthode d'appréciation directe avec un taux d'intérêt excessif, plutôt que par comparaison avec un local-type. Le tribunal a jugé que le local-type proposé n'était pas pertinent et que l'administration avait fait une exacte application des articles 1498 et suivants du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2217443(TA93-2217443)

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par M. B, salarié protégé, d’une demande d’annulation de la décision du 8 octobre 2021 par laquelle l’inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour perte de son habilitation de sûreté aéroportuaire. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, jugeant que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, n’avait pas été respecté. Il a également écarté le moyen tiré de l’illégalité par voie de conséquence de l’abrogation ultérieure du refus d’habilitation, au motif que cette abrogation n’avait d’effet que pour l’avenir et ne remettait pas en cause la légalité de la décision d’autorisation de licenciement à la date à laquelle elle avait été prise.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2114623(TA93-2114623)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 27 682,83 euros. L’indu résultait de fausses déclarations, M. C ne résidant plus en France depuis octobre 2016, ce qui le rendait inéligible au RSA en vertu de l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles. En application de l’article L. 262-46 du même code, une remise gracieuse ne peut être accordée lorsque la créance résulte d’une fausse déclaration, ce qui a conduit au rejet de la demande. Le tribunal a donc confirmé la décision du 15 mars 2021 et rejeté l’ensemble des conclusions de M. C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413760(TA93-2413760)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'erreur de droit (absence de document de voyage) et d'erreur de fait, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée, compte tenu de l'entrée récente en France (2022) et de l'absence d'attaches familiales. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413770(TA93-2413770)

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant bangladais, contre l'arrêté du préfet de police du 3 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant la procédure régulière au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, le tribunal juge la motivation suffisante et rejette le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir un risque réel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Bangladesh.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413044(TA93-2413044)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’utilité de la mesure n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir démontré, par des preuves suffisantes, avoir été dans l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne malgré plusieurs tentatives. La solution retenue s’appuie sur l’interprétation des conditions de mise en œuvre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2212998(TA93-2212998)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté l'opposition formée par Mme E contre une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 1 466,48 euros. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de forme, la délégation de signature étant valable et la contrainte étant lisible. Il a également jugé que l'indu était fondé, car il résultait de la reprise d'une activité salariée non déclarée par l'allocataire, ce qui justifiait la suppression de l'abattement de 30 % sur ses ressources. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2415162(TA93-2415162)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'obtenir un logement adapté à ses besoins et capacités. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois imparti. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette décision et que l'urgence persistait, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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