Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2416574(TA93-2416574)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A, ressortissante gabonaise, à un rendez-vous pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne, malgré des tentatives répétées, constituait une situation d'urgence justifiant cette mesure utile, afin de préserver les droits de l'intéressée au séjour et au travail. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour l'enregistrement de sa demande, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2416385(TA93-2416385)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante malienne, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale", arrivée à expiration. Le juge a constaté que la requérante justifiait de multiples tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous sur le site internet de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Il a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer la demande, et que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de renouvellement de titre de séjour. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande et enjoint au préfet de convoquer Mme A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413760(TA93-2413760)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'erreur de droit (absence de document de voyage) et d'erreur de fait, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée, compte tenu de l'entrée récente en France (2022) et de l'absence d'attaches familiales. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418150(TA93-2418150)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée comme manifestement dénuée de fondement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2412928(TA93-2412928)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B sous quinze jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous en préfecture malgré ses multiples tentatives, le plaçant en situation irrégulière avec un risque de perte d'emploi et de logement. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2412947(TA93-2412947)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A épouse B, ressortissante guinéenne reconnue réfugiée, qui sollicitait une injonction pour obtenir la convocation en préfecture afin de retirer son titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer un voyage imminent ou un événement précis justifiant une délivrance rapide du document, et que la mesure n’était donc ni utile ni urgente. En revanche, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2412972(TA93-2412972)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. Le juge estime que les mesures techniques et organisationnelles sollicitées pour remédier au dysfonctionnement de la plateforme ANEF relèvent de l'organisation du service et ne peuvent être ordonnées en référé. En revanche, il rappelle que l'autorité administrative doit, en principe, fixer un rendez-vous à l'étranger qui établit ne pas pouvoir accomplir les formalités en ligne, sous réserve de justifier de l'urgence, ce qui n'est pas suffisamment démontré en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413770(TA93-2413770)

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant bangladais, contre l'arrêté du préfet de police du 3 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant la procédure régulière au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, le tribunal juge la motivation suffisante et rejette le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir un risque réel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Bangladesh.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2403482(TA93-2403482)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Gestion de prevision y pensiones EGFP S.A. d'une demande en restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française perçus entre 2006 et 2008. En cours d'instance, la société requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 27 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale ou fiscale n'a été appliquée au fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413965(TA93-2413965)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D épouse B, ressortissante marocaine mariée à un Français, qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a relevé qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois, ce qui faisait obstacle à la mesure sollicitée. Il a également estimé que la demande n'était pas utile, car la procédure de dépôt via le téléservice ANEF n'implique pas de convocation physique. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2413971(TA93-2413971)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 8 mai 2024 par lequel le préfet de police avait obligé M. A, ressortissant moldave, à quitter le territoire français. Le juge retient un défaut d'examen de la situation personnelle et familiale du requérant, qui vit en France avec ses trois enfants scolarisés, justifie d'un emploi de maçon et d'une demande de titre de séjour, et est dispensé de visa en application du règlement (UE) 2018/1806. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. L'Etat est condamné à verser 1 100 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2413973(TA93-2413973)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du préfet de police du 13 mai 2024 obligeant un ressortissant sénégalais, arrivé en France à 12 ans, à quitter le territoire sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction estime que cette mesure porte une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en France, de sa scolarité continue et de l'obtention de son baccalauréat. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de quatre mois et condamne l'État à verser 1 100 euros au requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2414001(TA93-2414001)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La solution retenue est motivée par le fait qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut ordonner.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417438(TA93-2417438)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 25 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés, compte tenu de la menace à l'ordre public représentée par les condamnations pénales du requérant et de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2415096(TA93-2415096)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais de justice a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2415138(TA93-2415138)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire et devant être logé d’urgence par la commission de médiation le 20 décembre 2023, n’avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. L’injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2305168(TA93-2305168)

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la société estonienne Thoth Formation Oü, qui contestait le refus de la direction des impôts des non-résidents de l’immatriculer à la TVA française. La société n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification, elle est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2215494(TA93-2215494)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 500 euros à Mme C pour la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter la décision de la commission de médiation du 29 janvier 2021 la reconnaissant prioritaire pour un logement d'urgence. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses six enfants, logés dans un habitat inadapté. L'indemnisation couvre la période du 29 juillet 2021 au 27 juillet 2023.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2204668(TA93-2204668)

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par Mme C d’une demande d’annulation d’une décision du 8 mars 2006 de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui notifiant un indu d’allocation de logement social de 4 257,61 euros. La caisse a soulevé une exception d’incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a fait droit à cette exception, jugeant que, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, et aux dispositions transitoires de l’ordonnance du 17 juillet 2019, les recours contre les décisions en matière d’aides personnelles au logement prises avant le 1er janvier 2020 relèvent du contentieux général de la sécurité sociale et donc de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2213107(TA93-2213107)

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par Mme B de trois requêtes contestant des indus d’aide exceptionnelle de fin d’année (2020 et 2021) et de revenu de solidarité active (RSA), notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait notamment l’absence de signature des décisions, un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et, pour l’indu de RSA, l’irrégularité d’une décision fondée sur un traitement algorithmique. La juridiction a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA