Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2416382(TA93-2416382)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par un ressortissant sénégalais demandant la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction, constate que l'attestation sollicitée à titre subsidiaire a été délivrée en cours d'instance. Le juge des référés estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, devenues sans objet, et rejette la demande de titre de séjour, une telle mesure relevant d'une décision définitive qu'il n'a pas compétence à prononcer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
N° TA93-2411140(TA93-2411140)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le fonds Vanguard Whitehall Funds - Vanguard International Explorer Fund d'une demande de restitution de retenues à la source de 38 851,48 euros prélevées sur des dividendes de source française en 2016. En cours d'instance, l'administration fiscale a prononcé la restitution du montant litigieux. Par ordonnance du 27 décembre 2024, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice présentée par le fonds. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2416385(TA93-2416385)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante malienne, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale", arrivée à expiration. Le juge a constaté que la requérante justifiait de multiples tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous sur le site internet de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Il a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer la demande, et que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de renouvellement de titre de séjour. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande et enjoint au préfet de convoquer Mme A.
N° TA93-2416494(TA93-2416494)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré un récépissé valable jusqu'au 26 février 2025, rendant les conclusions de la requête sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction et rejeté les conclusions relatives aux frais de justice. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2416508(TA93-2416508)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était requis par une ressortissante ivoirienne afin d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. En défense, le préfet a fait valoir que la demande de renouvellement de titre avait été acceptée et que le titre était en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requérante étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA93-2416555(TA93-2416555)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant malien, à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié". Le tribunal a reconnu l'urgence, compte tenu de l'expiration prochaine du titre et du risque pour l'intéressé de perdre son droit au séjour et à l'activité professionnelle. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA93-2416574(TA93-2416574)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A, ressortissante gabonaise, à un rendez-vous pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne, malgré des tentatives répétées, constituait une situation d'urgence justifiant cette mesure utile, afin de préserver les droits de l'intéressée au séjour et au travail. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour l'enregistrement de sa demande, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2416606(TA93-2416606)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui refusant l’admission au séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que les craintes de persécutions invoquées par le requérant n’étaient assorties que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien, d’autant que sa demande d’asile avait été rejetée par l’OFPRA et la CNDA. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA93-2312436(TA93-2312436)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société allemande Auma Drives GmbH d’une demande de remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 4 400 euros pour la période 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le remboursement demandé. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2414997(TA93-2414997)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B épouse C, reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2413770(TA93-2413770)
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant bangladais, contre l'arrêté du préfet de police du 3 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant la procédure régulière au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, le tribunal juge la motivation suffisante et rejette le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir un risque réel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Bangladesh.
N° TA93-2414001(TA93-2414001)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La solution retenue est motivée par le fait qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
N° TA93-2413760(TA93-2413760)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'erreur de droit (absence de document de voyage) et d'erreur de fait, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée, compte tenu de l'entrée récente en France (2022) et de l'absence d'attaches familiales. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2412972(TA93-2412972)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. Le juge estime que les mesures techniques et organisationnelles sollicitées pour remédier au dysfonctionnement de la plateforme ANEF relèvent de l'organisation du service et ne peuvent être ordonnées en référé. En revanche, il rappelle que l'autorité administrative doit, en principe, fixer un rendez-vous à l'étranger qui établit ne pas pouvoir accomplir les formalités en ligne, sous réserve de justifier de l'urgence, ce qui n'est pas suffisamment démontré en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2412947(TA93-2412947)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A épouse B, ressortissante guinéenne reconnue réfugiée, qui sollicitait une injonction pour obtenir la convocation en préfecture afin de retirer son titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer un voyage imminent ou un événement précis justifiant une délivrance rapide du document, et que la mesure n’était donc ni utile ni urgente. En revanche, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée.
N° TA93-2412928(TA93-2412928)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B sous quinze jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous en préfecture malgré ses multiples tentatives, le plaçant en situation irrégulière avec un risque de perte d'emploi et de logement. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2416624(TA93-2416624)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 15 novembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la violation des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA93-2306202(TA93-2306202)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante, hébergée chez son père avec ses trois enfants dont un enfant handicapé, n’a pas apporté de preuves suffisantes démontrant le caractère inadapté de ce logement de 146 m². La commission de médiation a donc fait une exacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
N° TA93-2305991(TA93-2305991)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a estimé que le logement T3 de 60 m² occupé par le couple et leurs trois enfants, bien que ces derniers partagent une chambre, n'était pas inadapté au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commission de médiation.
N° TA93-2305001(TA93-2305001)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le requérant, hébergé chez un ami dans un logement surpeuplé, n'a pas apporté la preuve de la régularité du séjour de son fils, co-demandeur, ni du caractère inadapté de son hébergement. La commission de médiation a donc fait une exacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.