Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2304699(TA93-2304699)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 22 février 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a rejeté le recours gracieux de M. A, au motif qu'il était tardif. Le tribunal juge que ce motif est inopérant, la commission ayant retiré la décision initiale du 16 novembre 2022. En conséquence, il est enjoint à la commission de réexaminer la demande de logement de M. A dans un délai de trois mois. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2217753(TA93-2217753)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la procédure suivie par le collège des médecins de l'OFII était régulière. Il a estimé que l'état de santé de M. B ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été jugées légales.
N° TA93-2309770(TA93-2309770)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante péruvienne, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (intérêt supérieur de l'enfant), et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'injonction et celle relative aux frais de justice.
N° TA93-2312180(TA93-2312180)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission avait légalement pu estimer que le logement actuel de la requérante était adapté à ses besoins, malgré le temps de trajet pour se rendre à son travail et la distance avec sa sœur handicapée. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA93-2306545(TA93-2306545)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du 29 mars 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme D. La requérante, hébergée avec son conjoint et ses deux enfants dans un logement T2 chez sa belle-famille, était dépourvue de logement adapté au sens de l’article R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La commission s’est bornée à des conseils sans justifier son refus, alors que les conditions légales étaient remplies. Aucune injonction n’est prononcée, Mme D ayant depuis obtenu un logement social.
N° TA93-2306550(TA93-2306550)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 9 août 2023 de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, qui avait rejeté sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de son logement. Le requérant soutenait que son studio de 35 m² était inadapté à sa situation familiale. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que M. B remplissait les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, notamment en raison de la surface insuffisante de son logement. La solution retenue est l’annulation de la décision de la commission de médiation.
N° TA93-2305001(TA93-2305001)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le requérant, hébergé chez un ami dans un logement surpeuplé, n'a pas apporté la preuve de la régularité du séjour de son fils, co-demandeur, ni du caractère inadapté de son hébergement. La commission de médiation a donc fait une exacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA93-2306710(TA93-2306710)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître son droit au logement comme prioritaire et urgent. La juridiction a relevé que la décision expresse du 26 juillet 2023 rejetant son recours amiable ne constituait pas un acte faisant grief, car Mme B bénéficiait déjà d'une décision favorable de la commission de médiation datant du 19 juillet 2017. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables. De plus, les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées comme tardives, le délai de quatre mois pour saisir le tribunal après l'expiration du délai d'attente de six mois étant expiré, en application des articles R. 441-16-1 et R. 778-2 du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
N° TA93-2306953(TA93-2306953)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A C épouse B, qui demandait l'annulation de la décision du 29 mars 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait l'insalubrité de son logement. Le tribunal a jugé que le rapport d'insalubrité produit, daté du 30 mai 2023, était postérieur à la décision attaquée et que la requérante ne justifiait pas d'une défaillance du bailleur. La solution retenue est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2306853(TA93-2306853)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 15 mars 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que la commission avait fait une exacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a estimé que Mme B, qui résidait dans un logement qu'elle jugeait inadapté et mal isolé, ne démontrait pas que ce logement était impropre à l'habitation, insalubre ou dangereux, ni qu'elle n'avait pas reçu de proposition adaptée dans le délai de trois ans fixé par le préfet. Par conséquent, la demande d'annulation, ainsi que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA93-2307418(TA93-2307418)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 janvier 2023 refusant le regroupement familial au profit de l’épouse de M. C, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le préfet avait motivé son refus par l’état d’une vitre brisée dans le logement, mais M. C a démontré que cette vitre avait été remplacée avant la naissance de la décision implicite de rejet. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002.
N° TA93-2308330(TA93-2308330)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision préfectorale suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement pu refuser la demande en se fondant sur l’insuffisance de la surface habitable et le défaut de ventilation du logement, en application des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que du décret du 30 janvier 2002 relatif au logement décent.
N° TA93-2410431(TA93-2410431)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 9 juillet 2024. Cet arrêté rejetait sa demande d'admission au séjour au titre de l'asile, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de 12 mois. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la requérante, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de droit et l'atteinte à sa vie privée, n'étaient pas suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2308420(TA93-2308420)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par l'incomplétude du dossier (absence de preuve d'entrée régulière), ne constituait pas une décision susceptible de faire grief, faute pour le requérant d'apporter la preuve du caractère complet de son dossier. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux régissant l'enregistrement des demandes de titre de séjour et sur l'article 6-2 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA93-2303194(TA93-2303194)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. Ewon'a E, ressortissant camerounais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans prononcées par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, jugeant que les moyens soulevés (vice de procédure, méconnaissance des articles L. 433-4, L. 433-6, L. 435-1, L. 421-3 du CESEDA, et de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA93-2305991(TA93-2305991)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a estimé que le logement T3 de 60 m² occupé par le couple et leurs trois enfants, bien que ces derniers partagent une chambre, n'était pas inadapté au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commission de médiation.
N° TA93-2303827(TA93-2303827)
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître son droit au logement comme prioritaire et urgent. Le requérant invoquait des problèmes de voisinage, mais n'a produit aucune pièce justificative à l'appui de ses allégations. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, relatif au recours amiable devant la commission de médiation. Faute de preuves et de contestation des motifs de refus, les conclusions en annulation et en injonction sont rejetées.
N° TA93-2306202(TA93-2306202)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante, hébergée chez son père avec ses trois enfants dont un enfant handicapé, n’a pas apporté de preuves suffisantes démontrant le caractère inadapté de ce logement de 146 m². La commission de médiation a donc fait une exacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
N° TA93-2417620(TA93-2417620)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Aubervilliers ordonnant l'évacuation d'un immeuble occupé sans droit ni titre. Les requérants, occupants de l'immeuble, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 2221-2 du code général des collectivités territoriales et L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA93-2304959(TA93-2304959)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis qui avait rejeté la demande de M. B visant à être reconnu comme prioritaire et devant être logé en urgence. Le tribunal estime que M. B, hébergé temporairement depuis plus de six mois avec sa famille, remplit les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il enjoint à la commission de médiation de le désigner comme prioritaire pour un logement d'urgence.