Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2411310(TA93-2411310)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contre la commune de Clichy-sous-Bois, qui contestait la fin de son contrat de travail et demandait des indemnités. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni la décision sur sa demande indemnitaire préalable, malgré deux demandes de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2416527(TA93-2416527)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une décision de placement administratif de son fils prise par le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2417465(TA93-2417465)
Recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours amiable relatif à une demande d’hébergement. Le Tribunal administratif de Montreuil constate, par ordonnance, qu’il n’y a plus lieu de statuer, la commission de médiation ayant entre-temps reconnu le requérant comme prioritaire et devant être logé d’urgence. La requête est devenue sans objet. Décision fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2407167(TA93-2407167)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis relative à sa demande de logement prioritaire et urgent. En cours d’instance, la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de l’intéressé par une décision du 25 septembre 2024. Constatant que cette décision rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418390(TA93-2418390)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du président du tribunal judiciaire de Bobigny de lui désigner un avocat dans le cadre d’une procédure judiciaire. Le juge a constaté que cette demande concernait le fonctionnement du service public de la justice judiciaire, relevant ainsi de la compétence exclusive de l’ordre judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA93-2217497(TA93-2217497)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de Seine-Saint-Denis lui attribuant une orientation professionnelle vers le marché du travail. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, elle est réputée s'être désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA93-2214726(TA93-2214726)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la requête de M. B, qui contestait une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Oise pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale et de "prime Covid" d'un montant de 2 220 euros. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance, rendue le 8 janvier 2025, donne acte de ce désistement.
N° TA93-2415898(TA93-2415898)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 18 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le classement sans suite était motivé par le défaut de production de documents justifiant d’un niveau B1 en français, malgré une mise en demeure, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requérante n’a pas établi avoir fourni ou tenté de fournir ces documents en temps utile, rendant son unique moyen inopérant. Le tribunal a donc appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA93-2306094(TA93-2306094)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’autorisation d’exercer la médecine en psychiatrie, a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris. Il a jugé que, bien que le litige relève de la législation sur les activités professionnelles (article R. 312-10 du code de justice administrative), le lieu d’exercice du requérant n’étant pas déterminé, la compétence territoriale revient au tribunal du siège de l’autorité décisionnaire, le Centre national de gestion, situé à Paris. La solution retenue est un renvoi pour compétence, fondé sur les articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative.
N° TA93-2500211(TA93-2500211)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier, ressortissant guinéen, demandait au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, afin de pouvoir travailler et voyager. Le juge constate que sa demande de titre de séjour, déposée le 6 avril 2024, doit être regardée comme ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet à l'expiration d'un délai de quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'administration n'était plus tenue de délivrer l'attestation sollicitée, et la condition d'urgence n'est pas remplie.
N° TA93-2500162(TA93-2500162)
Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 8 janvier 2025, a rejeté la requête de M. A B concernant sa demande de regroupement familial. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions précises soumises au juge, ni recours dirigé contre une décision administrative, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le premier vice-président a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2500148(TA93-2500148)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B dirigée contre un arrêté du 24 avril 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que la notification de l'arrêté, effectuée par voie administrative, faisait courir un délai de recours de quarante-huit heures en application du II de l'article R. 776-2 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 21 décembre 2024, soit plus d'un an et demi après la notification, était tardive. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500078(TA93-2500078)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant avait eu connaissance de l'arrêté au plus tard le 31 juillet 2024, mais n'avait saisi le tribunal que le 3 janvier 2025, soit après l'expiration du délai de recours de trente jours prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a permis un rejet sans instruction contradictoire, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2500143(TA93-2500143)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour en connaître.
N° TA93-2500100(TA93-2500100)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. La juridiction a estimé la requête manifestement irrecevable car une précédente ordonnance du 15 juin 2022 avait déjà enjoint au préfet d’assurer son logement, et aucun refus d’un organisme de logement social n’était démontré. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA93-2410668(TA93-2410668)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 27 juin 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le requérant ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale indisponible en Algérie, en application de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont également été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA93-2410838(TA93-2410838)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, marié à une Française et justifiant d'une communauté de vie depuis décembre 2020. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence mention "vie privée et familiale" sous deux mois, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2208444(TA93-2208444)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, candidate non admise au concours externe sur titres d'auxiliaire de puériculture territorial principal de 2ème classe (session 2022). La requérante contestait la délibération du jury du 12 mai 2022, soutenant que tous les postes ouverts (600) n'avaient pas été pourvus (seulement 589 admis) et que ses compétences justifiaient son admission. Le tribunal a rappelé qu'il ne contrôle pas l'appréciation souveraine du jury sur les mérites d'un candidat. Appliquant l'article 5 du décret n°93-398 du 18 mars 1993, il a jugé que le jury n'était pas tenu de pourvoir tous les postes et pouvait légalement retenir un nombre d'admis inférieur.
N° TA93-2406489(TA93-2406489)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet s'est fondé à tort sur l'article L. 411-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la demande de carte de résident en qualité d'ascendante à charge relevait de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Cette erreur de droit, qui méconnaît le champ d'application de la loi, entraîne l'annulation de l'arrêté.
N° TA93-2407745(TA93-2407745)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet de la Seine-et-Marne du 5 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant la Tunisie comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de méconnaissance du droit d’être entendu et du contradictoire, ainsi que le défaut de motivation, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-1 à L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction.