Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2213518(TA93-2213518)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C, agent public, contestant la décision du maire du Blanc-Mesnil du 29 juin 2022 fixant la consolidation de son accident de service au 25 avril 2022 et son placement en congé maladie ordinaire. En cours d'instance, cette décision a été retirée et remplacée par un courrier du 19 septembre 2022, suivi d'arrêtés des 2 août et 23 novembre 2023 plaçant Mme C en congé pour invalidité imputable au service pour ses pathologies physique et psychologique. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la décision attaquée ayant perdu son objet. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2214273(TA93-2214273)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant son changement d'affectation, prononcé par le maire du Blanc-Mesnil le 2 mai 2022, du service séniors au service de la propreté urbaine. Le tribunal a jugé que cette mesure constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle modifiait ses tâches sans porter atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités, et ne traduisait ni une discrimination ni une sanction. En conséquence, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable. Cette solution s'appuie sur la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur et sur l'article 3 du décret du 22 décembre 2006.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2212962(TA93-2212962)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Etik Promotion contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire des Lilas le 13 juin 2022. Le tribunal a jugé que le projet de construction d’un immeuble d’hébergement d’urgence et de commerce était incompatible avec l’emplacement réservé ELLi11 du PLUi d’Est Ensemble, lequel prévoit exclusivement des logements locatifs sociaux. Cette incompatibilité, fondée sur les articles L. 151-41 et L. 410-1 du code de l’urbanisme, justifie légalement le refus, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres motifs. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2210936(TA93-2210936)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus implicite du maire de la commune de Montreuil de la placer à titre provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que la décision attaquée n'était pas purement confirmative. Sur le fond, il a considéré que la demande de Mme D ne pouvait aboutir, car l'altercation du 12 septembre 2019 ne constituait pas un accident de service au sens de la jurisprudence, et que son état anxiodépressif était lié à un état antérieur sans lien direct avec cet événement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 et du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2411269(TA93-2411269)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’une demande de liquidation d’astreinte et de modification d’une injonction de communication de documents, prononcées par une ordonnance de référé du 2 juillet 2024. En cours d’instance, Mme B s’est désistée de ses conclusions principales, ce dont le tribunal a pris acte. Le ministre de l’intérieur a demandé à titre reconventionnel la fin de l’injonction, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant que l’administration n’établissait pas avoir exécuté l’intégralité de ses obligations. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA93-2415954(TA93-2415954)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a radié des registres du greffe la requête de M. A B, enregistrée sous le n° 2415954, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 25 052 euros pour absence de relogement ainsi que la liquidation et le prononcé d'astreintes. Cette requête a été considérée comme un doublon de celle enregistrée le 10 juillet 2024 sous le n° 2409774, dont les conclusions sont identiques et dont l'instruction se poursuit. La solution retenue est la radiation de la requête la plus récente, sans examen au fond.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215768(TA93-2215768)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de Mme C, assistante socio-éducative, qui sollicitait la condamnation du département de la Seine-Saint-Denis pour des préjudices liés à une maladie reconnue imputable au service et à des fautes dans l'instruction de sa demande. La requérante invoquait notamment un refus fautif de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et une négligence dans le traitement de son dossier, en se fondant sur les articles 37-5 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 et 23 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans détailler les motifs dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les textes cités, notamment le code général de la fonction publique et les décrets relatifs à la fonction publique territoriale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2308655(TA93-2308655)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’un déféré tendant à l’annulation de la décision implicite du président du CCAS de Romainville refusant d’inscrire à l’ordre du jour le retrait de certaines dispositions du règlement intérieur des agents relatives aux autorisations spéciales d’absence pour événements familiaux. Le tribunal a relevé d’office que le conseil d’administration du CCAS était incompétent pour fixer ce régime, cette compétence relevant désormais de l’organe délibérant de la collectivité de rattachement en application de l’article 47 de la loi du 6 août 2019. Par suite, la délibération attaquée étant entachée d’incompétence, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de retrait et enjoint au président du CCAS d’inscrire à l’ordre du jour un projet de délibération mettant le règlement en conformité avec la réglementation applicable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-1910199(TA93-1910199)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur les requêtes de Mme A B, attachée territoriale, contestant la décision du maire de Saint-Denis du 31 juillet 2019 fixant son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) à 25 % suite à un accident de service, et demandant réparation de ses préjudices. Après avoir ordonné une expertise médicale par un jugement avant dire droit du 30 mai 2022, le tribunal a joint les deux requêtes. S'appuyant sur le rapport d'expertise et les textes applicables, notamment le décret du 2 mai 2005 et le barème indicatif du code des pensions civiles et militaires de retraite, le tribunal a examiné le bien-fondé du taux d'IPP. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions relatives à l'allocation temporaire d'invalidité et le barème indicatif pour déterminer le taux d'invalidité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309761(TA93-2309761)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’un déféré tendant à l’annulation du refus implicite du maire de Montreuil d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal un projet de délibération visant à abroger certaines dispositions du règlement intérieur du temps de travail relatives aux autorisations spéciales d’absence pour événements familiaux. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence du conseil municipal pour fixer ce régime, en application des articles L. 622-1 du code général de la fonction publique et de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019. Il a jugé que la détermination de ces autorisations relève de la compétence de l’autorité territoriale (le maire) et non du conseil municipal, et a annulé la décision implicite de refus du maire. En conséquence, il a enjoint au maire de soumettre au conseil municipal un projet de délibération mettant le règlement intérieur en conformité avec la réglementation applicable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2311327(TA93-2311327)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, professeur des écoles, de demandes d’annulation de trois arrêtés de la rectrice de l’académie de Créteil prolongeant sa suspension de fonctions. Le tribunal a examiné la légalité de ces décisions au regard des articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, qui encadrent la suspension pour faute grave. Il a jugé que la suspension initiale et ses prolongations étaient fondées sur des faits présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité, justifiés par l’intérêt du service. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. B, confirmant la légalité des arrêtés de prolongation de suspension.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2312224(TA93-2312224)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. Anjouré, secrétaire administratif, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de deux ans (dont un an avec sursis) prononcée par la rectrice de l'académie de Créteil pour des faits de harcèlement moral et sexuel. Le tribunal a d'abord confirmé sa compétence territoriale, le lieu d'affectation de l'agent étant situé en Seine-Saint-Denis. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, aucun texte n'imposant de communiquer l'avis du conseil de discipline avant la sanction. Enfin, il a jugé que la sanction n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes commises, fondant sa décision sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415348(TA93-2415348)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités croates dans le cadre de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance des règlements européens (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013, estimant que la procédure de détermination de l'État responsable était régulière. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Croatie, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416632(TA93-2416632)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour récupérer son titre de séjour et déposer une demande de titre de voyage. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417404(TA93-2417404)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant guyanien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2209129(TA93-2209129)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, agent territorial, contestant le refus implicite de la commune de Bagnolet de l'inscrire sur la liste d'aptitude pour la promotion interne au cadre d'emplois des attachés territoriaux en 2021. Le tribunal a relevé d'office que la requête était tardive, le recours gracieux de Mme A ayant été présenté après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, sans pouvoir interrompre ce délai. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à la communication de documents et au compte-rendu d'entretien professionnel, ont été déclarées irrecevables. La demande de frais de justice a également été rejetée.

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OrdonnanceExécution d'un jugementDESISTEMENT

TA93-2305346(TA93-2305346)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’une demande d’exécution de l’ordonnance n° 1800785 du 28 février 2018. Par un mémoire du 5 décembre 2024, M. B s’est désisté de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal en a donné acte par ordonnance du 9 janvier 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2408471(TA93-2408471)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Villemomble pour un ensemble immobilier. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et n'avait pas produit de titre de propriété ou d'acte justifiant de son intérêt à agir, en méconnaissance de l'article R. 600-4 du même code. Malgré une demande de régularisation restée sans réponse, ces omissions ont rendu la requête manifestement irrecevable, conduisant à son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2412174(TA93-2412174)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui créditer des points de permis de conduire. Le requérant s'est désisté de l'instance après le dépôt des conclusions en défense du ministre. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur les articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative pour donner acte du désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2411467(TA93-2411467)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (droit au maintien sur le territoire après le rejet de sa demande d'asile par la CNDA), soit non assortis de précisions suffisantes (violation de l'article 8 de la CESDH, erreur manifeste d'appréciation). La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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