Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2216503(TA93-2216503)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le Fonds Mondial Oniris d’une demande en restitution de retenues à la source de 8 838,26 euros prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2019. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé la restitution des sommes litigieuses. Par ordonnance du 10 janvier 2025, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2415015(TA93-2415015)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait une injonction pour obtenir une autorisation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite fait obstacle à la mesure sollicitée en référé, laissant à l'intéressé la possibilité de contester le refus par un recours pour excès de pouvoir ou un référé suspension.
N° TA93-2309625(TA93-2309625)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Fonditel Pensiones E.G.F.P. S.A., qui agissait pour le compte d’un fonds de pension espagnol, dans le cadre d’un litige portant sur la restitution de retenues à la source prélevées sur des dividendes de source française perçus entre 2006 et 2008. L’administration fiscale avait partiellement fait droit à la demande en cours d’instance, en restituant 1 424 997,19 euros sur les 1 439 574,84 euros réclamés. Le tribunal a donné acte du désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA93-2212585(TA93-2212585)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Universal Investment GmbH, agissant pour le compte d’un fonds d’investissement, d’une demande en restitution de retenues à la source sur dividendes français pour l’année 2019, d’un montant de 15 343,26 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en restituant 7 881,62 euros. Par la suite, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 10 janvier 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2415016(TA93-2415016)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de proposer un rendez-vous à M. B A Le, ressortissant vietnamien, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de réfugié, et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. La solution retenue fait droit à la requête de M. Le, qui était dans l'impossibilité technique de déposer sa demande via le téléservice de l'administration numérique des étrangers en France (ANEF), en raison de l'urgence et de l'utilité de la mesure. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2414966(TA93-2414966)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A, ressortissante nigériane, pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne depuis plusieurs mois, malgré des tentatives régulières. Le tribunal a retenu que le dysfonctionnement du système de prise de rendez-vous portait atteinte au droit de l'intéressée de voir sa situation examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2415014(TA93-2415014)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, faisant obstacle à la mesure sollicitée. Il estime également que la demande, déposée via le téléservice de l'administration numérique, n'implique pas la remise d'un récépissé, ce qui prive la requête d'utilité. Les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont notamment appliqués.
N° TA93-2415017(TA93-2415017)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car il ne s’agissait pas d’une demande de renouvellement de titre, et que la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l’obtention rapide d’un rendez-vous.
N° TA93-2315447(TA93-2315447)
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant chinois, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 juin 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée par le préfet concernant la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
N° TA93-2315461(TA93-2315461)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) faute d'autorisation de travail, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du même code, compte tenu de ses attaches familiales au Mali. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA93-2300223(TA93-2300223)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) à lui verser 30 000 euros pour le retard dans le renouvellement de sa carte d'agent de sécurité et l'absence de délivrance d'un récépissé. Le tribunal a estimé que M. C n'était pas fondé à soutenir que la décision du 20 mai 2021 était tardive, car il avait présenté sa demande de renouvellement après le délai légal de trois mois avant l'expiration de sa carte, et que le CNAPS avait dû instruire son dossier en raison de signalements au fichier des antécédents judiciaires, finalement effacés après une procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions de l'article R. 612-17 du code de la sécurité intérieure.
N° TA93-2411714(TA93-2411714)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'OFII, estimant qu'il ne précisait pas la durée des soins nécessaires. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, jugeant que l'avis médical était irrégulier car il ne mentionnait pas si les soins présentaient un caractère de longue durée ni la durée de leur poursuite, en méconnaissance des dispositions de l'arrêté du 27 décembre 2016. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai d'un mois et de mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen, tout en condamnant l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2410213(TA93-2410213)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (admission exceptionnelle au séjour) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que Mme A n'apportait aucun élément probant pour justifier de sa présence en France depuis 2012, de son concubinage, ou de son insertion professionnelle et sociale, et qu'elle conservait des attaches dans son pays d'origine. En conséquence, le refus de séjour n'a pas été jugé contraire aux dispositions légales applicables.
N° TA93-2418107(TA93-2418107)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Mantra. Celle-ci contestait la procédure de passation des lots n°1 et n°2 d'un marché de conseil en système d'information lancé par France Travail, en invoquant notamment l'irrégularité de son éviction et le défaut de capacités des attributaires. Le juge a estimé que l'offre de la société requérante était irrégulière car elle ne respectait pas le format de prix unitaires exigé par le dossier de consultation, et que cette irrégularité, constitutive d'une modification substantielle de l'offre, ne pouvait être régularisée. En conséquence, les autres moyens soulevés par la société Mantra ont été écartés comme inopérants, et les conclusions tendant à l'annulation de la procédure et à l'injonction ont été rejetées.
N° TA93-2302654(TA93-2302654)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SA EDF d'une demande de fixation définitive de sa dette envers un syndicat de copropriétaires, dans le cadre d'un contrat d'achat d'énergie électrique. Le litige portait sur la titularité du contrat, la SA EDF contestant que le syndicat en soit le titulaire, tandis que ce dernier revendiquait cette qualité et sollicitait le paiement de sommes pour les périodes de 2014 à 2023. Le tribunal a jugé que le syndicat des copropriétaires était bien titulaire du contrat, le syndic ayant agi en son nom, et a fixé la créance à 22 137,09 euros pour la période du 3 mai 2014 au 2 mai 2019, tout en rejetant la demande reconventionnelle pour la période postérieure. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie et de la loi du 10 juillet 1965 relative à la copropriété.
N° TA93-2404162(TA93-2404162)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA93-2300008(TA93-2300008)
Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par la SARL Alexis Dansette d’un litige l’opposant à la commune de Gagny, relatif au paiement d’honoraires et d’une indemnité de résiliation dans le cadre d’un marché public de maîtrise d’œuvre. La commune soulevait une fin de non-recevoir tirée du non-respect des dispositions de l’article 37 du CCAG-PI, en raison du caractère tardif de la réclamation préalable. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la réclamation du 25 octobre 2022 était intervenue plus de deux mois après la naissance du différend, consécutive au courrier de la commune du 29 mars 2022, et que le courrier du 9 décembre 2022 ne constituait pas une nouvelle réclamation régulière.
N° TA93-2407005(TA93-2407005)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le vice de procédure lié à la convocation devant la commission du titre de séjour, mais a estimé que ce vice n'avait pas privé l'intéressé d'une garantie ni influencé la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales invoquées.
N° TA93-2315434(TA93-2315434)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre le signalement au système d'information Schengen étaient irrecevables, car cette information ne constitue pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que représente la présence de l'intéressé, et que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation des articles L. 423-7, L. 435-1, des articles 3 et 8 de la CEDH, et de l'article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas fondés.
N° TA93-2412956(TA93-2412956)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... demandant une remise de dette pour un trop-perçu de prestations familiales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions soumises au juge ni référence à une décision contestée, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant le rejet sans instruction contradictoire.