Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2208668(TA93-2208668)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme C d’une demande de condamnation solidaire de la commune de Bagnolet, de l’établissement public territorial Est Ensemble et de la société Véolia Eau Ile-de-France (VEDIF) pour des désordres affectant leur pavillon, causés par des affaissements de terrain liés à la dissolution de gypse. Les requérants imputaient ces désordres à des fuites des réseaux d’eau et d’assainissement, reprochant aux défendeurs un défaut d’entretien et de surveillance. Le tribunal a rejeté l’intégralité de leurs demandes, estimant que la cause principale des dommages résidait dans la nature instable du sol et dans des défauts de construction imputables aux propriétaires, sans lien de causalité direct avec les réseaux publics. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2202958(TA93-2202958)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015-2017. L'administration avait requalifié des sommes perçues de la SARL Transportal en revenus distribués sur le fondement du c de l'article 111 du CGI, comme rémunérations occultes. M. C n'a pas prouvé que ces sommes correspondaient à des salaires déjà déclarés, ni démontré l'existence d'un contrat de travail ou de cotisations sociales. Le tribunal a donc écarté le moyen de double imposition et confirmé les impositions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409292(TA93-2409292)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et non entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 435-1, L. 423-23, L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215770(TA93-2215770)

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (2ème Chambre) concerne la responsabilité de l'État pour carence fautive dans le relogement d’un ménage reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) le 9 septembre 2020. Le tribunal retient la responsabilité de l'État à l'égard de M. B, seul demandeur prioritaire, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis du fait du maintien dans un logement suroccupé et humide depuis le 9 mars 2021. En revanche, les conclusions indemnitaires présentées par Mme B et pour le compte des enfants mineurs sont rejetées, la décision de la commission ne valant qu'à l'égard de M. B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2210974(TA93-2210974)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Externis, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche (CIR) pour 2017. La société contestait le refus partiel de l’administration fiscale d’inclure les dépenses de personnel de quatre salariés, au motif qu’ils collaboraient à la modélisation mathématique du projet. Le tribunal a jugé que la société n’apportait pas la preuve que ces salariés, de formation marketing et commerciale, participaient directement et exclusivement aux opérations de recherche éligibles au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant la position de l’administration fiscale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215812(TA93-2215812)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 6 750 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 21 septembre 2018, pour son absence de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission. Le tribunal a évalué le préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence pour la période du 21 mars 2019 au 9 septembre 2023, compte tenu de la situation de suroccupation et d'humidité subie par le foyer de cinq personnes.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2415297(TA93-2415297)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait un étalement du paiement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 2 314,15 euros, après le refus de la caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis de lui accorder une remise gracieuse. Le juge a estimé que la demande d’échelonnement du remboursement ne relève pas de la compétence du juge administratif, mais doit être adressée directement à la caisse d’allocations familiales. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2312688(TA93-2312688)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, qu'il ne révélait pas un défaut d'examen particulier de la situation du requérant et que la consultation du fichier prévue à l'article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 était régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans qu'il soit fait application des textes invoqués par le requérant (articles L.421-1, L.423-1, L.423-2 du CESEDA et article 8 de la CEDH).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417702(TA93-2417702)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme B tendant à obtenir une convocation pour la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour était devenue sans objet. En effet, le préfet de la Seine-Saint-Denis lui avait remis une attestation de prolongation d'instruction valable du 2 janvier au 1er avril 2025. Par conséquent, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction et rejeté les conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA93-2500517(TA93-2500517)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’une requête indemnitaire de M. B fondée sur la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) à la date de la décision litigieuse du 17 mars 2023. En application des articles R. 312-8, R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun, seul compétent pour en connaître.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215654(TA93-2215654)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser M. C pour les troubles dans ses conditions d’existence résultant de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 10 juin 2020. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé 6 000 euros de dommages et intérêts, tenant compte de la durée de la carence (de décembre 2020 à décembre 2022) et des conditions de logement dégradées (suroccupation puis logement humide et infesté).

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213105(TA93-2213105)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société BALAGNY tendant à la restitution d’un crédit de TVA de 246 995 euros pour mars 2022. Le tribunal a jugé que l’insuffisance de motivation de la décision de rejet partiel était sans incidence sur le bien-fondé du refus. Il a également écarté le moyen tiré de la caducité des demandes antérieures, les décisions implicites de rejet n’étant pas devenues définitives. Enfin, le tribunal a admis la substitution de motifs demandée par l’administration, la société ne justifiant pas de la réalité du crédit de TVA invoqué, et a rejeté la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213069(TA93-2213069)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B A, qui sollicitait la réduction de son impôt sur le revenu 2020 en bénéficiant de l'abattement de 7 650 euros prévu au 1° de l'article 81 du code général des impôts pour les journalistes. Le requérant, employé comme cameraman par la chaîne Al Jazeera English, n'a pas démontré qu'il participait directement à l'élaboration du contenu de l'information, condition nécessaire pour être regardé comme journaliste au sens de ces dispositions. La simple possession d'une carte de presse ne suffit pas à établir cette qualité. En conséquence, le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait légitimement refusé l'abattement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215851(TA93-2215851)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 500 euros à Mme B pour la carence fautive à la reloger suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 septembre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de conditions de logement inadaptées depuis le 30 mars 2021. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction, estimant qu'il n'appartient pas au juge indemnitaire de prononcer une nouvelle injonction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215668(TA93-2215668)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme A épouse C, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 25 000 euros en réparation des préjudices subis faute de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 20 janvier 2021. Le tribunal a estimé que si la carence de l'État était établie à compter du 20 juillet 2021, la requérante ne démontrait pas de troubles dans ses conditions d'existence, car son logement de 61,71 m² pour cinq personnes n'était pas suroccupé et aucune inadaptation n'était prouvée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité de l'État pour carence dans le relogement des personnes prioritaires.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215658(TA93-2215658)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation de 54 000 euros pour les préjudices subis par sa famille en raison de l’absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 17 mai 2017. Le tribunal a jugé que seule Mme B, en tant que demandeure de logement prioritaire, peut prétendre à une réparation, rejetant les conclusions de sa fille majeure et celles présentées pour sa fille mineure. La responsabilité de l’État est engagée pour carence fautive dans l’exécution de la décision de la commission, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est que l’indemnisation doit être appréciée en fonction des troubles dans les conditions d’existence, de la durée de la carence et du nombre de personnes composant le foyer.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215712(TA93-2215712)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 16 octobre 2019, mais non relogé. Le tribunal a constaté la carence de l'État, engageant sa responsabilité pour faute en raison de l'absence de proposition de logement. Il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le relogement de M. A sous astreinte, et a condamné l'État à verser 3 000 euros au requérant en réparation des troubles dans ses conditions d'existence. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2211316(TA93-2211316)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016, issues d’une taxation d’office. Le tribunal a jugé que la procédure de taxation d’office était régulière, les requérants n’ayant pas déposé leurs déclarations de revenus dans les délais légaux et n’ayant pas régularisé leur situation dans les trente jours suivant la réception des mises en demeure, conformément aux articles L. 66 et L. 67 du livre des procédures fiscales. Il a également écarté comme inopérant le moyen relatif à l’absence de mise en demeure pour les bénéfices industriels et commerciaux, l’administration s’étant bornée à reclasser des sommes déjà déclarées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417559(TA93-2417559)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut ni se substituer à l’administration ni prononcer d’injonctions sans une demande d’annulation préalable. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA93-2500305(TA93-2500305)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d'une requête en indemnisation par M. A D et Mme B C à la suite d'un dommage survenu au centre hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le fait générateur du dommage s'est produit dans le département de l'Essonne, relevant du ressort du Tribunal administratif de Versailles. En application des articles R. 312-14 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Résumé IA