Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2410213(TA93-2410213)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (admission exceptionnelle au séjour) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que Mme A n'apportait aucun élément probant pour justifier de sa présence en France depuis 2012, de son concubinage, ou de son insertion professionnelle et sociale, et qu'elle conservait des attaches dans son pays d'origine. En conséquence, le refus de séjour n'a pas été jugé contraire aux dispositions légales applicables.
N° TA93-2405618(TA93-2405618)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement examiné la situation de M. A au regard des articles L. 432-1-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA93-2300223(TA93-2300223)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) à lui verser 30 000 euros pour le retard dans le renouvellement de sa carte d'agent de sécurité et l'absence de délivrance d'un récépissé. Le tribunal a estimé que M. C n'était pas fondé à soutenir que la décision du 20 mai 2021 était tardive, car il avait présenté sa demande de renouvellement après le délai légal de trois mois avant l'expiration de sa carte, et que le CNAPS avait dû instruire son dossier en raison de signalements au fichier des antécédents judiciaires, finalement effacés après une procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions de l'article R. 612-17 du code de la sécurité intérieure.
N° TA93-2404210(TA93-2404210)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (6ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une présence habituelle en France depuis dix ans ou de motifs exceptionnels, et en raison d'incohérences dans ses déclarations de revenus. La décision a également écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle.
N° TA93-2303324(TA93-2303324)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a estimé que le CNAPS avait fait une exacte application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en se fondant sur des condamnations pénales récentes et graves (violences conjugales, rébellion, dégradations). Ces faits, inscrits au bulletin n°2 du casier judiciaire, étaient jugés incompatibles avec les fonctions d'agent de sécurité privée. Les arguments du requérant relatifs à sa situation personnelle et professionnelle ont été écartés comme sans incidence sur la légalité de la décision.
N° TA93-2217981(TA93-2217981)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la commune de Rosny-sous-Bois d’une demande d’indemnisation pour des désordres affectant l’étanchéité de la verrière d’une salle de boxe, compromettant sa solidité et la rendant impropre à sa destination. La commune recherchait la responsabilité solidaire des constructeurs (maître d’œuvre, entreprise et contrôleur technique) sur le fondement de la garantie décennale, ou subsidiairement la responsabilité contractuelle du maître d’œuvre. Le tribunal a condamné solidairement les sociétés Reithler, 5-Cinq Architecture et BTP Consultants, ainsi que la SMABTP en tant qu’assureur, à verser à la commune la somme de 272 515,51 euros TTC, majorée des intérêts au taux légal, en réparation des préjudices subis, sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil. La demande de mise hors de cause de la société BTP Consultants a été rejetée, sa responsabilité étant engagée pour manquement à sa mission de contrôle technique.
N° TA93-2303823(TA93-2303823)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 23 janvier 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'un vice de procédure était inopérant. Sur le fond, il a estimé que le CNAPS avait fait une exacte application des dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure en refusant la carte en raison de faits de vol et de détention d'arme non déclarée, qui révélaient un comportement contraire à la probité et incompatible avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité privée.
N° TA93-2411714(TA93-2411714)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'OFII, estimant qu'il ne précisait pas la durée des soins nécessaires. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, jugeant que l'avis médical était irrégulier car il ne mentionnait pas si les soins présentaient un caractère de longue durée ni la durée de leur poursuite, en méconnaissance des dispositions de l'arrêté du 27 décembre 2016. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai d'un mois et de mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen, tout en condamnant l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2405623(TA93-2405623)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (6ème chambre) a examiné la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a relevé que le préfet avait examiné la demande au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais que cet article ne peut être invoqué par un ressortissant tunisien sollicitant un titre de séjour pour activité salariée, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien. En conséquence, la décision de refus était entachée d'erreur de droit. Le tribunal a toutefois envisagé une substitution de base légale, après avoir informé les parties, pour vérifier si la décision aurait pu être prise sur un autre fondement juridique pertinent.
N° TA93-2311309(TA93-2311309)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SARL Promoholding contestant l'arrêté du 5 juin 2023 par lequel le maire de Villemomble a opposé un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. La société soutenait qu'elle bénéficiait d'un permis tacite depuis le 2 juin 2023 et que l'arrêté devait être regardé comme un retrait illégal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas du dépôt d'un dossier complet à la date alléguée et qu'aucun permis tacite n'était né. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-1, R. 423-19, R. 423-22 et R. 423-23 du code de l'urbanisme.
N° TA93-2212962(TA93-2212962)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Etik Promotion contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire des Lilas le 13 juin 2022. Le tribunal a jugé que le projet de construction d’un immeuble d’hébergement d’urgence et de commerce était incompatible avec l’emplacement réservé ELLi11 du PLUi d’Est Ensemble, lequel prévoit exclusivement des logements locatifs sociaux. Cette incompatibilité, fondée sur les articles L. 151-41 et L. 410-1 du code de l’urbanisme, justifie légalement le refus, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres motifs. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA93-2303058(TA93-2303058)
Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi de deux requêtes connexes concernant un projet de travaux sur construction existante. La première visait l'annulation du refus implicite de délivrer un certificat de permis de construire tacite, tandis que la seconde contestait l'arrêté de refus exprès du permis de construire du 31 mai 2022. Le tribunal a joint les deux instances pour statuer par un seul jugement. Il a rejeté les requêtes, considérant que l'arrêté de refus, notifié avant l'expiration du délai de deux mois, avait fait obstacle à la naissance d'un permis tacite. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2213518(TA93-2213518)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C, agent public, contestant la décision du maire du Blanc-Mesnil du 29 juin 2022 fixant la consolidation de son accident de service au 25 avril 2022 et son placement en congé maladie ordinaire. En cours d'instance, cette décision a été retirée et remplacée par un courrier du 19 septembre 2022, suivi d'arrêtés des 2 août et 23 novembre 2023 plaçant Mme C en congé pour invalidité imputable au service pour ses pathologies physique et psychologique. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la décision attaquée ayant perdu son objet. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA93-2311278(TA93-2311278)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'opposition du maire du Blanc-Mesnil à sa déclaration préalable pour l'installation d'antennes relais. La commune invoquait un défaut d'intégration dans le tissu urbain pavillonnaire, sur le fondement de l'article UG 11.2 du PLU. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, jugeant que la décision de non-opposition prise ultérieurement, en exécution d'une ordonnance de référé, avait un caractère provisoire et ne privait pas d'objet le recours en annulation. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 29 mars 2023 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, estimant que la commune n'avait pas démontré en quoi le projet porterait atteinte à l'unité d'aspect ou à l'intégration urbaine exigée par le PLU, le bâtiment et son environnement ne présentant pas de caractéristiques architecturales ou paysagères particulières.
N° TA93-2417900(TA93-2417900)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée depuis octobre 2022. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressée était titulaire d'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 8 mars 2025. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2306646(TA93-2306646)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. Prince A, qui contestait le retrait de points de son permis de conduire suite à une infraction du 31 janvier 2020. Le requérant demandait l’annulation de la décision du ministre de l’intérieur et la restitution des points, mais s’est désisté en cours d’instance. L’ordonnance, rendue le 9 janvier 2025, donne acte de ce désistement sans qu’il soit nécessaire d’examiner le fond, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative.
N° TA93-2314345(TA93-2314345)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Etik Promotion. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du 12 juin 2023 par lequel le maire des Lilas avait retiré une décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que les travaux de rénovation, bien que ne transformant pas les logements en logements sociaux, n'étaient pas de nature à compromettre la réalisation de l'emplacement réservé pour un programme de logements sociaux, et que le retrait était donc légal. La solution s'appuie sur les articles L. 424-5 et L. 151-41 du code de l'urbanisme.
N° TA93-2217389(TA93-2217389)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A contestant sa non-admission au concours d'assistant territorial socio-éducatif. La requérante demandait l'annulation de la décision du jury et la révision de sa note d'entretien. Le tribunal a rappelé que le jury est souverain dans l'appréciation des mérites des candidats, conformément à l'article 18 du décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013. Il a jugé qu'il ne lui appartient pas de contrôler cette appréciation ni de réviser une note. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA93-2409455(TA93-2409455)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours amiable visant à obtenir une reconnaissance de priorité pour un hébergement d’urgence. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement reconnu M. A comme prioritaire et devant être logé d’urgence. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2408985(TA93-2408985)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement reconnu Mme B comme prioritaire et devant être logée d’urgence. Par une ordonnance du 9 janvier 2025, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.