Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2415681(TA93-2415681)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A, ressortissante indonésienne, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure en démontrant l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives et courriels restés sans réponse. Le tribunal a considéré que cette situation ne faisait obstacle à aucune décision administrative et a accordé un délai de deux mois au préfet pour fixer une convocation, sans astreinte. La demande de frais de justice a été rejetée.

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OrdonnanceREJETE

TA93-2411392(TA93-2411392)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l’arrêté préfectoral du 6 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits de la défense et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, étaient soit manifestement infondés, soit inopérants, soit non assortis de précisions suffisantes. L’ordonnance s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans audience.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2418662(TA93-2418662)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B à un rendez-vous sous trois semaines pour déposer sa demande de renouvellement de carte de séjour. La requérante justifiait d'une urgence et d'une utilité, ayant rencontré des dysfonctionnements récurrents sur le site de l'administration nationale des étrangers (ANTS) l'empêchant d'obtenir un rendez-vous. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée pour une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2418022(TA93-2418022)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait renouvelé l'assignation à résidence de M. C, ressortissant tunisien. La solution retenue est fondée sur le défaut de base légale de l'arrêté, car la mesure d'éloignement (obligation de quitter le territoire français) sur laquelle il se fondait a été annulée par un jugement du même tribunal le 12 décembre 2024, en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de restituer le passeport de M. C dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2401460(TA93-2401460)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 § 1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (12 ans), de ses liens familiaux stables et intenses en France (fille française, petits-enfants élevés) et de son intégration. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour ont également été annulées par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2417883(TA93-2417883)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A à un rendez-vous sous huit jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et lui délivrer un récépissé. La condition d'urgence a été reconnue du fait de l'expiration du titre de séjour le 11 décembre 2024 et des difficultés persistantes à obtenir un rendez-vous en ligne. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, garantissant le droit de l'intéressé à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2212386(TA93-2212386)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient la décharge de l'obligation de payer une somme de 872 430,39 euros résultant d'une saisie à tiers détenteur du 21 mars 2022 pour des cotisations d'impôt sur le revenu et contributions sociales des années 2009 et 2010. Les requérants invoquaient la prescription de l'action en recouvrement en application de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, faute d'acte interruptif après le 5 octobre 2016. Le tribunal a jugé que le délai de prescription avait été interrompu par des mises en demeure notifiées le 21 août 2020, et que la prescription n'était donc pas acquise lors de la saisie du 21 mars 2022. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'article L. 274 du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA93-2213287(TA93-2213287)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. A, gérant de la société SRPP, qui contestait son obligation solidaire de payer une amende de 283 487 euros infligée à cette société pour distributions occultes (article 1759 du CGI). Le requérant invoquait l’insuffisance de motivation de l’avis de mise en recouvrement et l’irrégularité de la procédure de solidarité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser explicitement les textes appliqués au-delà des articles 1759 et 1754 du CGI.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2212605(TA93-2212605)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la société Farganaud, qui contestait un redressement fiscal relatif à des provisions pour dépréciation de stocks de chaussures de luxe au titre de l’année 2017. La société invoquait des défauts d’anodisation des talons et l’obsolescence des modèles pour justifier des taux de dépréciation allant jusqu’à 100 %. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la société ne démontrait pas le caractère probable des pertes à la clôture de l’exercice, conformément aux articles 39 et 38 du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l’administration fiscale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2208668(TA93-2208668)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme C d’une demande de condamnation solidaire de la commune de Bagnolet, de l’établissement public territorial Est Ensemble et de la société Véolia Eau Ile-de-France (VEDIF) pour des désordres affectant leur pavillon, causés par des affaissements de terrain liés à la dissolution de gypse. Les requérants imputaient ces désordres à des fuites des réseaux d’eau et d’assainissement, reprochant aux défendeurs un défaut d’entretien et de surveillance. Le tribunal a rejeté l’intégralité de leurs demandes, estimant que la cause principale des dommages résidait dans la nature instable du sol et dans des défauts de construction imputables aux propriétaires, sans lien de causalité direct avec les réseaux publics. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans application de textes spécifiques mentionnés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2200658(TA93-2200658)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS Groupe Matfer Bourgeat, qui sollicitait la réduction de la taxe sur les salaires pour les années 2015, 2016 et 2017. La société soutenait que ses activités de prestation de services et financières constituaient deux secteurs distincts, limitant l’assiette de la taxe aux seuls personnels mixtes. Le tribunal a jugé que, bien que la société ne soit pas tenue d’avoir constitué des secteurs distincts pour la TVA, il lui incombait de prouver la nature exacte des activités des salariés concernés, ce qu’elle n’a pas fait. La solution retenue s’appuie sur l’article 231 du code général des impôts et la jurisprudence relative à la sectorisation des activités.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA93-2215749(TA93-2215749)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 700 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 28 avril 2021, en raison de l'absence de relogement de sa famille de quatre personnes. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 28 octobre 2021, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que le maintien dans un logement insalubre et inadapté avait causé des troubles dans les conditions d'existence, justifiant cette indemnisation pour la période allant jusqu'au jugement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2212601(TA93-2212601)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge des pénalités pour manquement délibéré appliquées à leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2009 à 2017. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve du caractère délibéré des omissions de déclaration, compte tenu de leur caractère important et répété, et que la circonstance que les requérants aient spontanément déposé des déclarations rectificatives ne faisait pas obstacle à cette qualification. Il a également écarté le moyen tiré du "droit à l'erreur" issu de la loi ESSOC du 10 août 2018, au motif que les contribuables avaient délibérément méconnu leurs obligations fiscales. La décision s'appuie sur les articles 1729 du code général des impôts et L. 195 A du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les articles L. 123-1 et L. 123-2 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2405817(TA93-2405817)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (7ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait et de droit, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215846(TA93-2215846)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 31 octobre 2018. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive étant établie à compter du 31 avril 2019. L'indemnisation a été limitée à 1 500 euros, couvrant la période jusqu'au relogement effectif le 8 janvier 2024. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées, le juge indemnitaire ne pouvant prononcer une nouvelle injonction.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213106(TA93-2213106)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société K1-K2, qui demandait la restitution d’un crédit de TVA de 348 875 euros pour mars 2022. La société n’a pas justifié la réalité du crédit, se bornant à produire un tableau sans les factures correspondantes. L’administration a pu substituer en cours d’instance un nouveau motif de refus, tiré de ce défaut de justification, sans priver la société d’une garantie. La décision s’appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417895(TA93-2417895)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante marocaine, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de l'impossibilité d'occuper un emploi et de subvenir à ses besoins. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant et qu'elle était manifestement mal fondée, permettant ainsi un rejet par ordonnance motivée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215712(TA93-2215712)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 16 octobre 2019, mais non relogé. Le tribunal a constaté la carence de l'État, engageant sa responsabilité pour faute en raison de l'absence de proposition de logement. Il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le relogement de M. A sous astreinte, et a condamné l'État à verser 3 000 euros au requérant en réparation des troubles dans ses conditions d'existence. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2215851(TA93-2215851)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 500 euros à Mme B pour la carence fautive à la reloger suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 septembre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de conditions de logement inadaptées depuis le 30 mars 2021. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction, estimant qu'il n'appartient pas au juge indemnitaire de prononcer une nouvelle injonction.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2202958(TA93-2202958)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015-2017. L'administration avait requalifié des sommes perçues de la SARL Transportal en revenus distribués sur le fondement du c de l'article 111 du CGI, comme rémunérations occultes. M. C n'a pas prouvé que ces sommes correspondaient à des salaires déjà déclarés, ni démontré l'existence d'un contrat de travail ou de cotisations sociales. Le tribunal a donc écarté le moyen de double imposition et confirmé les impositions.

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