Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2416021(TA93-2416021)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution des refus d'enregistrement déjà opposés à l'intéressé. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2416988(TA93-2416988)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le requérant n'ayant produit que des captures d'écran de tentatives de rendez-vous sur une courte période (20-27 novembre 2024) sans démontrer de circonstances particulières justifiant une urgence immédiate. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs au séjour des étrangers (accord franco-algérien de 1968 et CESEDA) ni de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2113943(TA93-2113943)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Ly Eco Limited, qui demandait la décharge de retenues à la source pour les années 2009 à 2013. La société contestait l'application d'un délai de reprise de dix ans, arguant que le délai de trois ans prévu par l'article L. 169 du livre des procédures fiscales était applicable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser explicitement la solution retenue sur le délai de reprise. La décision s'appuie sur les articles 119 bis du code général des impôts et L. 169 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017.
N° TA93-2418082(TA93-2418082)
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Montreuil, concerne la demande de M. B, ressortissant camerounais titulaire d'une carte de séjour "étudiant" valable jusqu'au 5 mars 2025, qui sollicite une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de changement de statut vers un titre de séjour "salarié". Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement mal fondée. Il estime que M. B n'apporte pas la preuve suffisante de dysfonctionnements répétés de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne, ne justifiant ainsi pas de l'utilité de la mesure sollicitée. La décision rappelle les conditions strictes pour qu'une telle injonction soit accordée, en se fondant sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418433(TA93-2418433)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui demandait le transfert de son dossier de renouvellement de titre de séjour de la préfecture de police à la préfecture de la Seine-Saint-Denis et la délivrance d'un récépissé. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures sollicitées auraient donc pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que l'article L. 521-3 interdit.
N° TA93-2415717(TA93-2415717)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant convoqué l'intéressée le 17 décembre 2024 pour enregistrer sa demande, le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2415754(TA93-2415754)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé qu'une telle injonction serait susceptible de faire obstacle à une décision administrative, ce qui est contraire à l'office du juge des référés mesures utiles. La demande a donc été jugée irrecevable.
N° TA93-2418663(TA93-2418663)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le titre de séjour de l'intéressé n'expire que le 21 janvier 2024, le maintenant en situation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, faute d'urgence caractérisée.
N° TA93-2414548(TA93-2414548)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant belge, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis pour obtenir un récépissé de sa demande de titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant un traitement prioritaire, son précédent titre de séjour ayant expiré en août 2023. La décision rappelle que, pour les demandes autres que les renouvellements, l'urgence doit être démontrée par des éléments concrets, ce qui n'a pas été le cas ici.
N° TA93-2403334(TA93-2403334)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire et une décision 48 SI. La requête initiale a été jugée manifestement irrecevable car dépourvue d'objet, les retraits de points et la décision litigieuse ayant été supprimés avant son introduction. Les conclusions nouvelles, présentées plus de deux mois après la requête introductive, ont également été rejetées comme irrecevables. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2416648(TA93-2416648)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté du préfet de police du 6 octobre 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de 24 mois. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français, faute de requête distincte. Sur le fond, il a estimé que la décision d'interdiction de retour était légale au regard des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés (motivation, compétence du signataire, violation de l'article 3 de la CEDH) n'étaient pas fondés.
N° TA93-2408317(TA93-2408317)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a étendu à la société BRB les opérations d'expertise judiciaire initialement prescrites le 27 août 2024 à la demande de Pantin Habitat. Cette extension, sollicitée par Pantin Habitat, vise à inclure la société BRB dans le constat de l'état d'immeubles situés à Pantin. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d'étendre une expertise à des personnes non initialement désignées.
N° TA93-2415407(TA93-2415407)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance du 14 janvier 2025, le premier vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2417238(TA93-2417238)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d’asile. Après avoir obtenu satisfaction, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. Le juge a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État. La requête a ainsi été partiellement satisfaite par un désistement acté et une condamnation aux frais.
N° TA93-2414840(TA93-2414840)
Demande de renouvellement de titre de séjour. Tribunal Administratif de Montreuil. Rejet de la requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure sollicitée (fixation d'un rendez-vous) aurait pour effet de faire obstacle à une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2415777(TA93-2415777)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas justifié de circonstances particulières démontrant une nécessité immédiate, et que sa demande se heurtait à une contestation sérieuse, le préfet n'étant pas compétent en l'absence de transfert de son dossier depuis la préfecture des Hauts-de-Seine.
N° TA93-2500073(TA93-2500073)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire français, a constaté que la requérante résidait à Villeparisis, en Seine-et-Marne. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Melun. Par ordonnance du 14 janvier 2025, il a donc transmis le dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond.
N° TA93-2105008(TA93-2105008)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné l'extension des opérations d'expertise technique à la société Lachaux Paysage et à la société Mutabilis. Cette décision fait suite à une demande de l'expert désigné dans le cadre d'un litige en plein contentieux concernant des désordres affectant la construction de la maison des sciences de l'homme et de la plate-forme technologique AST à la Plaine Saint-Denis. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet à l'expert de solliciter à tout moment l'extension de l'expertise à des personnes non initialement parties.
N° TA93-2417360(TA93-2417360)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis de lui accorder une remise de sa dette de revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée par son auteur, en violation de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 13 décembre 2024, Mme A B n'a pas fourni de requête signée dans le délai imparti. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant le rejet sans instruction contradictoire ni audience.
N° TA93-2415761(TA93-2415761)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction pour obtenir une convocation en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 février 2025. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.