Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2305701(TA93-2305701)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Pour obtenir cette carte, le requérant doit démontrer une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, caractérisée notamment par un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. En l'espèce, les pathologies invoquées par Mme A et l'utilisation d'une canne n'ont pas été jugées suffisantes pour établir qu'elle remplit ces critères stricts définis par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles.
N° TA93-2418427(TA93-2418427)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour obtenir un récépissé de sa première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la situation invoquée n'étant pas distincte de celle d'autres demandeurs et l'intéressée ne justifiant pas de circonstances particulières. Il a également considéré que la mesure n'était pas utile, faute pour la requérante d'établir des diligences suffisantes auprès de l'administration.
N° TA93-2303639(TA93-2303639)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Sky Concept. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 7 décembre 2022 ordonnant la fermeture de son établissement pour 36 jours, en raison de l'emploi de deux salariés étrangers sans autorisation de travail. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a estimé que la sanction, fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits.
N° TA93-2302489(TA93-2302489)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS EK Conseil, qui contestait la sanction de suspension temporaire de son référencement sur la plateforme "Mon Compte Formation" pour une durée de douze mois, ainsi que les sanctions de non-paiement et de recouvrement de sommes, prononcées par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 6333-6 du code du travail avait été respectée et que la société n'avait pas produit l'ensemble des justificatifs exigés pour établir la conformité de ses actions de formation. Il a également écarté le moyen tiré d'une confusion avec une autre société, estimant que cette confusion était imputable à la requérante. La solution retenue confirme la légalité des sanctions fondées sur les articles L. 6323-9 et suivants du code du travail.
N° TA93-2301413(TA93-2301413)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS ACL Bâtiment, qui contestait une amende de 7 500 euros prononcée par le DRIEETS d’Île-de-France pour manquement aux obligations d’entretien des installations sanitaires sur un chantier. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la société, en tant qu’employeur des salariés présents, était responsable de ces obligations, nonobstant sa qualité de sous-traitante. Il a estimé que l’amende, calculée sur la base de 1 500 euros par salarié concerné (cinq), n’était pas disproportionnée au regard des manquements constatés et de la situation financière de la société. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 8115-1, L. 8115-3, L. 8115-4 du code du travail, ainsi que sur les articles R. 4228-3, R. 4228-13 et R. 4228-24 du même code.
N° TA93-2300102(TA93-2300102)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule le titre exécutoire émis le 19 juillet 2022 par l'Agence de services et de paiement (ASP) pour le recouvrement d'un trop-perçu d'allocation d'activité partielle de 28 090,28 euros auprès de la SAS Royal. La solution retenue est fondée sur l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, qui exige que tout ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation de la créance. Le tribunal constate que le titre ne mentionne pas les éléments de calcul ni les bases de liquidation, et qu'aucun document joint ou antérieur ne comporte ces informations. En conséquence, l'ordre de recouvrer et la décision implicite de rejet du recours gracieux sont annulés pour vice de forme.
N° TA93-2417391(TA93-2417391)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme C A, ressortissante colombienne, à un rendez-vous sous six semaines pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure en raison de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives, la plaçant en situation irrégulière depuis le 22 novembre 2024. Le tribunal a retenu que l’administration n’avait pas informé l’intéressée de la procédure à suivre face aux dysfonctionnements, et que la mesure ne faisait obstacle à aucune décision administrative. Cette décision s’appuie sur les principes issus du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2417333(TA93-2417333)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l'administration sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ayant pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, elle ne pouvait être ordonnée par le juge des référés.
N° TA93-2303521(TA93-2303521)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d’office de la société Meh Five Original Pizza, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mars 2023 ordonnant la fermeture de son établissement pour soixante jours. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la société n’a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois suivant le rejet de son référé suspension, notifié le 7 avril 2023. Le tribunal a donc donné acte du désistement, sans examiner le fond du litige.
N° TA93-2113943(TA93-2113943)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Ly Eco Limited, qui demandait la décharge de retenues à la source pour les années 2009 à 2013. La société contestait l'application d'un délai de reprise de dix ans, arguant que le délai de trois ans prévu par l'article L. 169 du livre des procédures fiscales était applicable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser explicitement la solution retenue sur le délai de reprise. La décision s'appuie sur les articles 119 bis du code général des impôts et L. 169 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017.
N° TA93-2308934(TA93-2308934)
Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par M. A, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal s’est déclaré incompétent pour statuer sur le refus d’AAH, renvoyant ce litige à la compétence des tribunaux judiciaires en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. S’agissant de la carte de stationnement, le tribunal a rejeté la requête, estimant que M. A ne justifiait pas d’une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens de l’article L. 241-3 du même code et de l’arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA93-2308550(TA93-2308550)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contre le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait son état de santé (asthme sévère, insuffisance veineuse, surdité, perte de vision et problèmes cardiaques) qui réduirait sa capacité de déplacement. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu’elle devait systématiquement recourir à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA93-2410758(TA93-2410758)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (5ème chambre) a été saisi par Mme B, ressortissante tunisienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant d’abroger un arrêté du 2 juin 2023 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un vice de procédure (défaut de saisine de l’OFII), un défaut de motivation, une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que la demande d’abrogation était recevable en raison d’une modification des circonstances de fait ou de droit, mais a examiné la légalité de la décision implicite au regard des obligations de motivation prévues aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA93-2306247(TA93-2306247)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A C, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que les douleurs aux jambes invoquées par le requérant ne suffisaient pas à démontrer une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, comme l'exigent les articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, la décision de refus a été confirmée.
N° TA93-2403953(TA93-2403953)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence et les mesures d'éloignement associées. Le préfet de la Seine-Saint-Denis avait motivé son refus par la menace à l'ordre public que constituait la présence de M. A, se fondant sur une condamnation pénale. Le tribunal a jugé que cette seule condamnation à une amende et à un stage ne suffisait pas à caractériser une menace actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, appliquant les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2406781(TA93-2406781)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante indienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante justifiait d'une résidence continue en France depuis huit ans avec son époux, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, et leurs deux enfants nés en France. Le tribunal a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B.
N° TA93-2500606(TA93-2500606)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours contestant un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un forfait de post-stationnement majoré. Le juge a relevé que, en application des articles L. 2327-1-7 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, les litiges relatifs aux actes de poursuite pour le recouvrement de ces forfaits relèvent de la compétence exclusive du juge de l’exécution, relevant de l’ordre judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2405559(TA93-2405559)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge des prélèvements sociaux auxquels ils avaient été assujettis au titre de l’année 2017. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement de 2 007 euros, correspondant au montant litigieux. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rendu une ordonnance le 15 janvier 2025 constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
N° TA93-2417361(TA93-2417361)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’utilité de la mesure n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier suffisamment de ses démarches personnelles pour obtenir un rendez-vous en ligne. La solution retenue s’appuie sur les principes applicables aux demandes de rendez-vous en préfecture et sur l’absence de preuve d’un dysfonctionnement imputable à l’administration.
N° TA93-2413759(TA93-2413759)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 juillet 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le préfet avait motivé ce classement par le défaut de production de documents justifiant d’un niveau de français oral et écrit au moins égal au niveau B1, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le requérant n’a pas contesté utilement ce motif, n’ayant pas allégué avoir fourni de tels justificatifs. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, le moyen soulevé étant inopérant.