Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2416955(TA93-2416955)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société de gérance Richelieu, qui transmettait une demande de mainlevée d’un arrêté communal sans formuler de conclusions ni viser une décision contestée. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelant l’obligation de présenter des conclusions et un recours contre une décision. La solution retenue est le rejet de la requête sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2415391(TA93-2415391)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500564(TA93-2500564)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA93-2411519(TA93-2411519)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. La transmission de pièces n'était pas accompagnée d'une requête contenant l'exposé des faits, moyens et conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le premier vice-président a prononcé le rejet par ordonnance, sans instruction contradictoire ni audience.
N° TA93-2500548(TA93-2500548)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant se bornant à des affirmations générales sans démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CESDH).
N° TA93-2414840(TA93-2414840)
Demande de renouvellement de titre de séjour. Tribunal Administratif de Montreuil. Rejet de la requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure sollicitée (fixation d'un rendez-vous) aurait pour effet de faire obstacle à une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2500542(TA93-2500542)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-de-Marne avait suspendu le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la gravité de l'infraction routière commise (dépassement de plus de 50 km/h) primait sur l'intérêt professionnel du requérant, chauffeur VTC. Aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2417238(TA93-2417238)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d’asile. Après avoir obtenu satisfaction, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. Le juge a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État. La requête a ainsi été partiellement satisfaite par un désistement acté et une condamnation aux frais.
N° TA93-2500539(TA93-2500539)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-de-Marne suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Sarcelles (Val-d’Oise) à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police. En conséquence, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise par ordonnance du 14 janvier 2025, en vertu de l’article R. 351-3 du même code.
N° TA93-2409420(TA93-2409420)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc réfugié, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de voyage ou de lui fixer un rendez-vous. Le juge a considéré que la demande de titre de voyage, déposée le 8 février 2024, avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui n’est pas autorisé par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2300560(TA93-2300560)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné l'extension des opérations d'expertise judiciaire à la société Abside. Cette expertise, initialement prescrite le 1er août 2023 à la demande de Seine-Saint-Denis Habitat, concerne des désordres affectant un ensemble immobilier à La Courneuve. La demande d'extension a été formulée par l'expert désigné, Mme B A, sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Le juge a fait droit à cette demande, estimant qu'elle était utile à la bonne exécution de la mission d'expertise.
N° TA93-2417360(TA93-2417360)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis de lui accorder une remise de sa dette de revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée par son auteur, en violation de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 13 décembre 2024, Mme A B n'a pas fourni de requête signée dans le délai imparti. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant le rejet sans instruction contradictoire ni audience.
N° TA93-2500460(TA93-2500460)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou le titre lui-même, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge retient qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la condition d'urgence n'est pas caractérisée, et la requête est rejetée sans examen au fond.
N° TA93-2407885(TA93-2407885)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a étendu à la société ADC Démolition IDF les opérations d’expertise déjà prescrites à la demande de l’établissement public foncier d’Île-de-France. Cette expertise, ordonnée sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, vise à constater l’état des immeubles, de la voirie et du mobilier urbain à proximité de travaux de désamiantage et de démolition à Bagnolet. La solution retenue se fonde sur l’article R. 532-3 du même code, qui permet d’étendre l’expertise à des personnes non initialement parties, dès lors que cette extension est utile à la mission.
N° TA93-2417916(TA93-2417916)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée et reçue. Cette omission constitue un défaut de respect des obligations prévues à l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le juge a donc rejeté la requête sans instruction ni audience.
N° TA93-2500380(TA93-2500380)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le courriel du 13 novembre 2024, invoqué par le requérant, ne constituait pas une décision administrative faisant grief, mais un simple message informatif, et que l’absence de décision attaquable rendait la requête manifestement irrecevable. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2500365(TA93-2500365)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. La requérante n'a pas produit de pièces établissant qu'elle avait effectivement sollicité le renouvellement de son titre de séjour, ce qui ne permettait pas de démontrer le caractère utile de la mesure demandée. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2408317(TA93-2408317)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a étendu à la société BRB les opérations d'expertise judiciaire initialement prescrites le 27 août 2024 à la demande de Pantin Habitat. Cette extension, sollicitée par Pantin Habitat, vise à inclure la société BRB dans le constat de l'état d'immeubles situés à Pantin. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d'étendre une expertise à des personnes non initialement désignées.
N° TA93-2417125(TA93-2417125)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain et moldave, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 13 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de douze mois. Le juge des référés a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 251-1, L. 251-3 et L. 251-6, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA93-2404048(TA93-2404048)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait une injonction de délivrance d'un duplicata de sa carte de résident mentionnant sa nouvelle adresse. Le juge a estimé que cette demande présentait un caractère définitif, excédant ainsi sa compétence qui se limite aux mesures provisoires. En outre, la condition d'urgence n'était pas établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.