Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2417391(TA93-2417391)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme C A, ressortissante colombienne, à un rendez-vous sous six semaines pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure en raison de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives, la plaçant en situation irrégulière depuis le 22 novembre 2024. Le tribunal a retenu que l’administration n’avait pas informé l’intéressée de la procédure à suivre face aux dysfonctionnements, et que la mesure ne faisait obstacle à aucune décision administrative. Cette décision s’appuie sur les principes issus du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2417333(TA93-2417333)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l'administration sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ayant pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, elle ne pouvait être ordonnée par le juge des référés.
N° TA93-2410261(TA93-2410261)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que M. A n'apportait pas de preuves suffisantes, comme des captures d'écran, démontrant l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne, et n'établissait donc pas l'utilité de la mesure sollicitée. La condition d'urgence, pourtant reconnue en principe pour un renouvellement de titre, n'a pas été examinée en raison de ce défaut de preuve. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code de justice administrative.
N° TA93-2409109(TA93-2409109)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'interdiction de retour.
N° TA93-2406871(TA93-2406871)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas remplir les conditions pour obtenir un titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne, faute de ressources suffisantes, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA93-2405448(TA93-2405448)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (5ème chambre) a annulé l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car M. A justifiait d'une vie commune avec une ressortissante française depuis 2022 et était le père de deux enfants français, nés avant la décision, à l'éducation desquels il contribuait effectivement.
N° TA93-2403977(TA93-2403977)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 9 novembre 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA93-2403846(TA93-2403846)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant burkinabé, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA93-2313631(TA93-2313631)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 11 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et comportait des considérations de droit et de fait suffisantes. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour, notamment au regard des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision d'éloignement et les mesures accessoires ont été jugées légales.
N° TA93-2309949(TA93-2309949)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait une réduction de sa capacité à se déplacer à pied en raison d'une sclérose en plaques. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles.
N° TA93-2309881(TA93-2309881)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que M. B ne démontrait pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres, ni qu'il devait recourir systématiquement à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la décision de refus a été confirmée.
N° TA93-2309825(TA93-2309825)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. A, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que les éléments médicaux fournis par le requérant, notamment ses douleurs lombaires et à l'épaule, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En particulier, il n'était pas établi que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu'il nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. Par conséquent, la décision de refus du président du conseil départemental a été confirmée.
N° TA93-2309721(TA93-2309721)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des pathologies lourdes (rectocolite hémorragique, splénectomie, ablation du côlon) entraînant des difficultés de déplacement et la nécessité d'être accompagnée. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles (article L. 241-3) et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l'attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou à la nécessité systématique d'une aide humaine. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision du département.
N° TA93-2309260(TA93-2309260)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des douleurs articulaires et une myocardiopathie réduisant son autonomie. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA93-2308995(TA93-2308995)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. Lekhal, qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que la cécité de l'œil droit, bien que constituant un handicap, n'établissait pas une réduction importante et durable de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied au sens des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ni ne répondait aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine). Par conséquent, la décision du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a été confirmée.
N° TA93-2308982(TA93-2308982)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une erreur de droit, soutenant que son état de santé limitait sa marche à moins de 200 mètres. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ni qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles.
N° TA93-2308600(TA93-2308600)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des douleurs à la hanche et l'usage de cannes anglaises pour justifier sa demande. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique. En conséquence, la décision de rejet du président du conseil départemental a été confirmée.
N° TA93-2307568(TA93-2307568)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que les douleurs et limitations invoquées par le requérant, notamment après une opération du genou, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En particulier, il n'était pas établi que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'il nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La décision du président du conseil départemental a donc été confirmée.
N° TA93-2306980(TA93-2306980)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, mais s'est principalement fondé sur l'appréciation de l'état de santé du requérant au regard des critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a jugé que M. A ne démontrait pas remplir les conditions nécessaires, en particulier un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou la nécessité d'une aide technique ou humaine systématique, et a donc estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la délivrance de la carte, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA93-2306923(TA93-2306923)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contre le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des pathologies (hernie discale, discopathies, fibromyalgie) et une dégradation de son état de santé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique, conformément à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et à l’arrêté du 3 janvier 2017.