Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2417578(TA93-2417578)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante srilankaise, qui contestait un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant un an. La requérante invoquait un moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des risques encourus en cas de retour au Sri Lanka. Le tribunal a estimé que ce moyen, présenté sans développement substantiel ni pièces justificatives, n'était manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA93-2416016(TA93-2416016)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant n’avait pas produit la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, et n’a pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens notifiée par voie électronique. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, constate l’irrecevabilité manifeste et rejette la requête sans examen au fond.
N° TA93-2416708(TA93-2416708)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA93-2301931(TA93-2301931)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire, la requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, ses conclusions présentées au titre des frais d’instance, fondées sur les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées, l’État n’étant pas la partie perdante.
N° TA93-2311803(TA93-2311803)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’une requête en plein contentieux visant à condamner l’Agence nationale de l’habitat au paiement de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov » pour un montant de 1 200 euros. La requérante s’est ensuite désistée de sa demande par un mémoire enregistré le 15 janvier 2024. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’ordonnance prononce donc le désistement d’instance sans examen au fond.
N° TA93-2500606(TA93-2500606)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours contestant un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un forfait de post-stationnement majoré. Le juge a relevé que, en application des articles L. 2327-1-7 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, les litiges relatifs aux actes de poursuite pour le recouvrement de ces forfaits relèvent de la compétence exclusive du juge de l’exécution, relevant de l’ordre judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2416006(TA93-2416006)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la pièce justifiant du dépôt de sa demande auprès de l’administration, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été constatée par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2310694(TA93-2310694)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société James M B A 2011 Descendants' Trust LLC d’une demande en restitution de retenues à la source (1 696,89 euros) prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2020. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total, conduisant à un non-lieu à statuer. Invitée à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 15 janvier 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
N° TA93-2500462(TA93-2500462)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme A, agent de la commune de Pantin, qui contestait le refus du maire de reconnaître l’imputabilité au service de son accident et de sa rechute. Le juge a estimé que la décision attaquée avait épuisé ses effets pour les périodes de congé concernées et que la requérante ne justifiait pas de l’urgence, condition nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA93-2416988(TA93-2416988)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le requérant n'ayant produit que des captures d'écran de tentatives de rendez-vous sur une courte période (20-27 novembre 2024) sans démontrer de circonstances particulières justifiant une urgence immédiate. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs au séjour des étrangers (accord franco-algérien de 1968 et CESEDA) ni de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2410687(TA93-2410687)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société PTS Cezar Marek Kopiczko d'une demande de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 328,23 euros pour l'année 2023. En cours d'instance, l'administration fiscale a procédé au remboursement du crédit litigieux. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer par une ordonnance du 15 janvier 2025.
N° TA93-2402754(TA93-2402754)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D et M. A d’une demande en restitution de prélèvements sociaux de 657 492 euros pour 2017, assortie d’intérêts moratoires. En cours d’instance, l’administration fiscale a restitué la somme litigieuse avec les intérêts, rendant les conclusions principales sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA93-2417503(TA93-2417503)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la pièce justifiant du dépôt de sa demande auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le premier vice-président a donc prononcé le rejet par ordonnance, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2416021(TA93-2416021)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution des refus d'enregistrement déjà opposés à l'intéressé. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2416771(TA93-2416771)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté d’obligation de quitter le territoire français assorti d’une interdiction de retour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyens, le requérant n’a pas fourni le document dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 du même code, le premier vice-président a donc rejeté la requête par ordonnance.
N° TA93-2402503(TA93-2402503)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant bulgare, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, qui impose de prendre en compte l'intérêt supérieur de l'enfant dans toute décision le concernant. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en appliquant les articles L. 233-1 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué.
N° TA93-2416825(TA93-2416825)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 24 mai 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le classement sans suite était motivé par le défaut de production de pièces complémentaires (actes d'état civil en arabe avec traduction) malgré une mise en demeure, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le requérant invoquait des difficultés personnelles (âge, vol de téléphone) pour justifier son absence de réponse, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant car il ne contestait pas le motif légal de la décision. En application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA93-2405559(TA93-2405559)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge des prélèvements sociaux auxquels ils avaient été assujettis au titre de l’année 2017. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement de 2 007 euros, correspondant au montant litigieux. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rendu une ordonnance le 15 janvier 2025 constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
N° TA93-2309721(TA93-2309721)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des pathologies lourdes (rectocolite hémorragique, splénectomie, ablation du côlon) entraînant des difficultés de déplacement et la nécessité d'être accompagnée. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles (article L. 241-3) et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l'attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou à la nécessité systématique d'une aide humaine. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision du département.
N° TA93-2406871(TA93-2406871)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas remplir les conditions pour obtenir un titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne, faute de ressources suffisantes, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.