Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2417774(TA93-2417774)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration sur une simple demande de rendez-vous ne fait pas naître une décision implicite de refus susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, car la convocation n'est pas une décision faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées comme manifestement irrecevables, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2417080(TA93-2417080)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour l'absence de relogement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision de l'administration sur sa demande indemnitaire préalable, ni justifié du dépôt de celle-ci, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte attaqué ou de la pièce justifiant de la réclamation préalable.
N° TA93-2312166(TA93-2312166)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un certificat de résidence algérien mention "visiteur". Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur les frais d’instance, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2500611(TA93-2500611)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi après transmission par le tribunal de Paris, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de la requête de la SAS Fidolis 2019. Celle-ci demande la décharge de cotisations de taxe foncière pour les années 2022 et 2023 concernant un établissement situé à Tigery (Essonne). En application des articles R. 351-6 et R. 312-1 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l'imposition a été établie, soit le ressort de la commune de Tigery. Par conséquent, le dossier est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il règle cette question de compétence.
N° TA93-2401914(TA93-2401914)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et de la Convention européenne.
N° TA93-2403697(TA93-2403697)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 février 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de progression dans les études de M. A, marquée par deux échecs en licence et un changement de cursus, malgré des résultats récents. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA93-2302030(TA93-2302030)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le regroupement familial pour son épouse. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Le conseil de M. C n’ayant pas fourni une confirmation explicite dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.
N° TA93-2315571(TA93-2315571)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B n’ayant confirmé que tardivement le maintien de ses conclusions, au-delà du délai imparti, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2416307(TA93-2416307)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A B, reconnu prioritaire et devant être logé d’urgence par la commission de médiation le 24 avril 2024. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. L’injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2500308(TA93-2500308)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. Le juge a constaté que la décision implicite de rejet était née le 15 octobre 2024, mais que M. A n'avait saisi le tribunal que le 8 janvier 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2500304(TA93-2500304)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l’attribution d’un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de Paris du 22 août 2024. En application de l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, le requérant ne pouvait saisir le tribunal qu’à compter du 22 février 2025, soit six mois après la décision de la commission. La requête, enregistrée le 9 janvier 2025, était donc prématurée. Le tribunal a prononcé le rejet sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative.
N° TA93-2416059(TA93-2416059)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que, selon l'article R. 312-8 du même code, la compétence territoriale pour les litiges relatifs aux mesures de police des étrangers est déterminée par le lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. M. A résidant à Puteaux (Hauts-de-Seine), le tribunal compétent était celui de Cergy-Pontoise, et non celui de Montreuil. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA93-2405151(TA93-2405151)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, afin d'obtenir l'exécution d'un jugement du 29 novembre 2022 annulant un refus de titre de séjour et ordonnant au préfet de lui délivrer une carte de résident. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a justifié avoir délivré à l'intéressée une carte de résident le 22 juillet 2024, et Mme B a reconnu le non-lieu de sa demande. Le tribunal constate que les conclusions relatives à l'exécution du jugement sont devenues sans objet, dès lors que le titre de séjour a été délivré et qu'aucune inexécution n'est alléguée concernant la condamnation aux frais de justice. Par ordonnance, il prononce un non-lieu à statuer sur la demande.
N° TA93-2416163(TA93-2416163)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 10 janvier 2024, au motif qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que la situation de la requérante n'avait pas évolué et qu'aucun logement n'avait été proposé. Il a donc enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme B et de sa famille, sous astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2416308(TA93-2416308)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 17 janvier 2024, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans les six mois suivant cette décision, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2416294(TA93-2416294)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 17 janvier 2024, mais n'ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que la situation de la requérante n'avait pas évolué et qu'aucun logement ne lui avait été proposé. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme A et de sa famille, sous astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2416798(TA93-2416798)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait au juge d’ordonner au préfet de lui attribuer un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de la commission de médiation, en méconnaissance de l’article R. 778-2 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
N° TA93-2416342(TA93-2416342)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 3 avril 2024, au motif qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que la situation du demandeur n'avait pas évolué et qu'aucun logement ne lui avait été proposé. Par ordonnance du 17 janvier 2025, il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A et de sa famille, sous astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2416304(TA93-2416304)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 17 janvier 2025, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 26 juin 2024 pour un hébergement d'urgence, mais qui n'avait reçu aucune proposition dans le délai légal de six semaines. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a constaté le défaut d'offre et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer l'hébergement de M. A. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2310607(TA93-2310607)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, greffière des services judiciaires, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du garde des sceaux rejetant sa demande de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa pathologie (burn-out avec trouble anxio-dépressif). Le ministre a opposé un non-lieu à statuer, arguant qu’une décision favorable du 21 avril 2023, notifiée avant l’introduction de la requête, avait rendu le litige sans objet. Mme B a maintenu ses conclusions, contestant la couverture incomplète de la période d’arrêt par les arrêtés subséquents. Le tribunal a appliqué les articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, ainsi que le décret n° 86-442 du 14 mars 1986, pour examiner la fin de non-recevoir et le fond du litige.