Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2216009(TA93-2216009)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A, agissant pour eux-mêmes et leur enfant mineur, d’une demande d’indemnisation de 28 000 euros en raison de la carence persistante de l’État à exécuter une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 1er juin 2016 les reconnaissant comme prioritaires pour un logement d’urgence. Après deux condamnations antérieures de l’État pour la même carence (jugements des 2 avril 2019 et 6 octobre 2021), les requérants sollicitent réparation des préjudices moral et matériel subis depuis octobre 2021. Le tribunal, appliquant les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, a retenu la responsabilité pour faute de l’État, la carence fautive étant établie. Il a condamné l’État à verser aux requérants une somme globale de 3 000 euros, tous préjudices confondus, avec intérêts au taux légal à compter du 30 juillet 2019, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2217094(TA93-2217094)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la société Multi Privilège Sécurité Privée, qui contestait plusieurs rappels fiscaux (TVA, taxe sur la formation professionnelle, taxe d'apprentissage, contribution sur les activités privées de sécurité, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) et une amende pour l'année 2019 et la période 2020. La société n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance, rendue le 20 janvier 2025, donne acte de ce désistement et rejette implicitement les demandes de décharge.
N° TA93-2417186(TA93-2417186)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, met fin à l'injonction prononcée le 18 novembre 2024 qui ordonnait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction à M. B. Le préfet justifie avoir délivré ce document le 28 octobre 2024, élément nouveau non contesté par l'intéressé. La solution retenue est la cessation de la mesure d'injonction, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA93-2417607(TA93-2417607)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A sous huit jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que l'impossibilité persistante d'obtenir un rendez-vous en ligne, malgré des tentatives répétées, constituait une situation d'urgence et une carence de l'administration. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe selon lequel l'administration doit assurer l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable.
N° TA93-2417612(TA93-2417612)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction suite au renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la requérante n’apportant pas la preuve d’un préjudice suffisamment grave et immédiat. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2417712(TA93-2417712)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à Mme A pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour avait expiré, justifiait d'une situation d'urgence et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré ses tentatives. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable. La mesure a été assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours.
N° TA93-2500242(TA93-2500242)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler son titre de séjour. M. A s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 17 janvier 2025. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et a radié l'affaire du rôle. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA93-2500321(TA93-2500321)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Le requérant demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre une attestation de prolongation d'instruction suite à sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments invoqués (suivi médical, contrat de professionnalisation, risque de contrôle) n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2500332(TA93-2500332)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante tunisienne, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le titre de séjour de l'intéressée n'expirant que le 9 mars 2025, soit postérieurement à la date de la requête. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA93-2500482(TA93-2500482)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante moldave, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante n’a pas justifié de l’urgence nécessaire à l’octroi d’une telle mesure, dès lors qu’elle pouvait présenter une nouvelle demande complète sans démontrer d’obstacle particulier. La solution retenue est le rejet de la requête, faute de condition d’urgence remplie.
N° TA93-2110564(TA93-2110564)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Good Hope Beteiligungen UG, venant aux droits de la société Alba International Déménagement, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de TVA pour 2013. Le tribunal a constaté que ces impositions avaient déjà été contestées sans succès par la société Alba International Déménagement, aboutissant à un jugement du tribunal administratif de Montreuil du 26 mars 2018 et à un arrêt définitif de la cour administrative d'appel de Versailles du 19 décembre 2019. En raison de l'autorité de la chose jugée (triple identité d'objet, de cause et de parties), la nouvelle demande était irrecevable. La société a également été condamnée à une amende de 3 000 euros pour recours abusif sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
N° TA93-2117856(TA93-2117856)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par l’association de moyens assurance de personnes (AMAP) d’une demande en décharge de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre consulaire au titre de 2019. En l’absence de confirmation du maintien de sa requête, malgré une demande expresse du tribunal fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’AMAP est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 20 janvier 2025, le président de la 9ème chambre donne acte de ce désistement d’instance.
N° TA93-2203223(TA93-2203223)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. C et Mme D, qui demandaient la décharge partielle de suppléments d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2013 et 2014. Le tribunal a constaté que ces impositions avaient déjà été contestées et définitivement jugées par un précédent jugement du 6 juillet 2021, créant ainsi l'autorité de la chose jugée. En raison du caractère abusif du nouveau recours, les requérants ont été condamnés solidairement à une amende de 2 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
N° TA93-2215468(TA93-2215468)
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de la société Panoramis.sm, qui contestait des rappels de TVA pour 2019 et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés. La société n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article et de l’article R. 611-8-6, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. L’ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige fiscal.
N° TA93-2302270(TA93-2302270)
Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d’office de M. B, qui n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le litige portait sur la contestation d’une décision implicite de rejet du maire de Saint-Denis relative à la mainlevée d’un arrêté de mise en sécurité d’un immeuble. Le tribunal a donné acte du désistement et rejeté la demande de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, faute de justificatif de frais exposés.
N° TA93-2307281(TA93-2307281)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par une fonctionnaire contestant le refus de son détachement au sein de la DGCCRF. Par un mémoire enregistré le 9 janvier 2025, la requérante s'est désistée purement et simplement de son recours pour excès de pouvoir. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y opposait, en a donné acte par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA93-2311444(TA93-2311444)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 31 août 2023 accordant le concours de la force publique en vue de leur expulsion. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal les a invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, mais ils n’ont pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, ils sont réputés s’être désistés de l’ensemble de leurs conclusions. L’ordonnance donne acte de ce désistement et ne statue pas sur le fond du litige.
N° TA93-2416894(TA93-2416894)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de M. B, ancien agent contractuel de la commune de Saint-Denis, comme manifestement irrecevable pour tardiveté. Le requérant demandait la condamnation de la commune à lui verser 8 000 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal a constaté que la demande préalable de M. B avait été reçue le 13 octobre 2023, donnant naissance à une décision implicite de rejet le 13 décembre 2023, et que la requête n'avait été enregistrée que le 26 novembre 2024, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.
N° TA93-2411102(TA93-2411102)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B D d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté explicite de rejet le 6 mars 2024, qui s’est substitué à la décision implicite contestée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que les conclusions principales de la requête sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code, sont rejetées.
N° TA93-2302030(TA93-2302030)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le regroupement familial pour son épouse. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Le conseil de M. C n’ayant pas fourni une confirmation explicite dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance.