Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2300321(TA93-2300321)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros pour défaut de relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire en février 2021. La solution retenue est que la responsabilité de l'État n'est pas engagée, car M. B n'a pas apporté la preuve que son logement était suroccupé, indécent ou inadapté à ses capacités financières, condition nécessaire pour établir des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 441-16-1 du même code.
N° TA93-2213603(TA93-2213603)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A C, technicienne territoriale, qui contestait l'arrêté du 29 juin 2022 la plaçant en congé de longue maladie à demi-traitement du 3 février au 5 juin 2022. La requérante invoquait une saisine tardive du comité médical par le département de la Seine-Saint-Denis, mais le tribunal a jugé que cette saisine, intervenue le 5 janvier 2022 pour une demande de temps partiel thérapeutique formulée le 30 novembre 2021, n'était pas entachée d'irrégularité au regard des dispositions du décret du 30 juillet 1987. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal les a déclarées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux, conformément à l'article R.421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A C.
N° TA93-2206934(TA93-2206934)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel de la commune de Saint-Denis, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La requérante soutenait que son contrat devait être requalifié en contrat à durée indéterminée et que la décision de non-renouvellement constituait un licenciement irrégulier. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était un simple refus de renouvellement et non un licenciement, et a écarté les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'absence d'entretien préalable. La solution retenue est fondée sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 88-145 du 15 février 1988.
N° TA93-2411239(TA93-2411239)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 refusant son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de fait ou de droit, ne permettant pas au juge de se prononcer sur sa légalité. Cette décision a été prise en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418369(TA93-2418369)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour retirer sa carte de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, faute pour le requérant d'apporter la preuve de la perte imminente de son emploi et de son logement. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2417867(TA93-2417867)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à modifier une précédente ordonnance du 8 octobre 2024. Le requérant soutenait que le préfet n’avait pas pleinement exécuté cette ordonnance en le maintenant sous assignation à résidence, alors que le refus de renouvellement de son titre de séjour avait été suspendu. Le juge a estimé que l’assignation à résidence était fondée sur une obligation de quitter le territoire français distincte, faisant l’objet d’un recours séparé, et que le préfet avait déjà exécuté l’ordonnance en délivrant une autorisation provisoire de séjour. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2500789(TA93-2500789)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, faute pour le requérant d'avoir apporté la preuve de circonstances particulières la caractérisant. La requête a donc été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit nécessaire de convoquer les parties.
N° TA93-2404543(TA93-2404543)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du 4 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté qu'aucune décision de cette nature n'avait été prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à cette date, rendant les conclusions irrecevables car dirigées contre une décision inexistante. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, de même que la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA93-2500237(TA93-2500237)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A C sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance de référé du 27 décembre 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué M. A C à un rendez-vous le 6 février 2025 pour procéder au réexamen, rendant ainsi la demande d'exécution sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et rejeté le surplus des conclusions, tout en admettant provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle.
N° TA93-2209032(TA93-2209032)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, assistante sociale, qui contestait l'arrêté du 1er avril 2022 du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis fixant au 9 novembre 2021 la date de guérison de son accident de service du 19 septembre 2019. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que l'absence ou l'illisibilité de certaines mentions sur l'arrêté est sans incidence sur sa légalité et que la décision est suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA93-2211477(TA93-2211477)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de Mme B, agente contractuelle de droit public de l'établissement Plaine Commune. Celle-ci demandait réparation pour la transmission tardive de son contrat de travail, intervenue en mars 2022 pour un contrat débutant en janvier 2021. Le tribunal a jugé que, en tant qu'agente publique, elle relevait du décret n° 88-145 du 15 février 1988 et non du code du travail. Il a estimé que les articles L.1242-13 et L.1245-1 du code du travail, invoqués par la requérante, ne sont pas applicables aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, et a donc écarté toute faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement.
N° TA93-2418290(TA93-2418290)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A C, ressortissant brésilien, qui demandait d'enjoindre au sous-préfet du Raincy d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA93-2205775(TA93-2205775)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée avec le département de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait un défaut de respect du délai de prévenance de deux mois prévu par l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988. Le tribunal a jugé que le moyen tiré des vices de la décision de rejet de sa demande indemnitaire était inopérant. Il a également estimé que le département n'avait pas apporté la preuve du respect du délai de prévenance, mais n'a pas retenu de faute de l'administration sur ce point dans le résumé fourni.
N° TA93-2413092(TA93-2413092)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et une décision sur le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a justifié avoir délivré à l'intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.
N° TA93-2212642(TA93-2212642)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, agente territoriale, contestant le refus de la commune d’Épinay-sur-Seine de reconnaître l’imputabilité au service de ses arrêts de travail pour une pathologie du genou, postérieurs au 12 décembre 2019, consécutive à un accident de service survenu le 28 octobre 2019. La requérante demandait l’annulation des décisions de refus et de placement en congé maladie ordinaire, ainsi que des indemnités. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la composition de la commission de réforme était régulière et que le lien direct et certain entre l’accident initial et la pathologie du genou n’était pas établi. La solution s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA93-2212362(TA93-2212362)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la commune du Blanc-Mesnil, contestant son licenciement intervenu à l'issue de sa période d'essai. Le tribunal a jugé que la procédure de licenciement était régulière, l'agent ayant bénéficié d'un entretien préalable et de la possibilité de se faire assister, conformément à l'article 4 du décret n° 88-145 du 15 février 1988. Il a également estimé que la décision de mettre fin au contrat n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de détournement de pouvoir. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A, fondées sur l'absence de cause réelle et sérieuse de son licenciement, ont été rejetées.
N° TA93-2414613(TA93-2414613)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de M. B. Le juge a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer le requérant à un rendez-vous dans un délai de quinze jours pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue se fonde sur l'urgence constatée, le titre de séjour de M. B arrivant à expiration, et sur l'utilité de la mesure, le requérant ayant démontré son impossibilité d'effectuer la démarche en ligne malgré des tentatives répétées. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'arrêté du 31 mars 2023 relatif aux téléservices.
N° TA93-2412133(TA93-2412133)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de douze mois prononcées par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 12 août 2024. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation, notamment au regard de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute de preuve d'une atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA93-2211324(TA93-2211324)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de Mme A, agent contractuel de la commune d'Epinay-sur-Seine, qui demandait 40 000 euros en réparation des préjudices subis suite au non-renouvellement illégal de son contrat, annulé par un précédent jugement du 2 juillet 2021. Si le tribunal a reconnu l’illégalité fautive de la décision de non-renouvellement, il a estimé que Mme A n’établissait pas la réalité de son préjudice, notamment en raison du versement d’un revenu de remplacement. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune. Aucune somme n’a été mise à la charge de la commune au titre des frais de justice.
N° TA93-2405430(TA93-2405430)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du 20 avril 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté, sur la base du mémoire en défense du préfet, qu'aucune décision de cette nature n'avait été prise à cette date à l'encontre du requérant. Les conclusions dirigées contre un arrêté inexistant ont donc été déclarées irrecevables.