Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300504(TA93-2300504)

Responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire (droit au logement opposable). Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la demande indemnitaire de Mme El Imam, qui sollicitait 40 000 euros pour absence de relogement depuis 2013. La requérante n'établit pas que son logement de 34 m², occupé avec son époux, est inadapté à ses besoins ou capacités financières, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État en cas de reconnaissance pour défaut de réponse à une demande de logement social. Application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300516(TA93-2300516)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 800 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, en raison de l'absence de relogement de sa famille (cinq personnes dans un logement de 40 m²) après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 7 octobre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 7 avril 2021 au 22 janvier 2025. Le tribunal a également accordé 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300561(TA93-2300561)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 2 650 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d’existence, faute de lui avoir proposé un logement après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 24 juillet 2019. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, la carence fautive ayant débuté le 24 janvier 2020. L’indemnisation a été limitée à la période du 24 janvier 2020 au 30 juillet 2023, date jusqu’à laquelle Mme B justifiait de la régularité de son séjour. La somme allouée inclut les intérêts au taux légal à compter de la demande préalable du 11 août 2022.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2404347(TA93-2404347)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D C, qui demandait au préfet de la Seine-Saint-Denis de traiter sa demande de renouvellement de séjour. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle ne comportait que des moyens inopérants ou manifestement insuffisamment précis. Mme C s'était bornée à évoquer un retard et des demandes injustifiées, sans apporter de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, et n'avait pas produit de mémoire complémentaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2418288(TA93-2418288)

Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Montreuil sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, vise à obtenir une injonction pour permettre à Mme A, ressortissante ivoirienne victime de violences conjugales, d'enregistrer sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge des référés a rejeté la demande, considérant que la requérante n'établissait pas avoir accompli les diligences nécessaires prévues par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en sollicitant l'accueil et l'accompagnement ou la solution de substitution prévus par l'arrêté du 1er août 2023. La solution retenue est donc le rejet de la requête, faute de preuve d'une impossibilité d'utiliser le téléservice ANEF malgré les démarches requises.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300397(TA93-2300397)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 400 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 5 mai 2021, en raison de l'absence de relogement dans le délai imparti. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 5 novembre 2021, causant des troubles dans les conditions d'existence. L'indemnisation a été fixée à 400 euros, après déduction d'une provision déjà accordée, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2216784(TA93-2216784)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2017, en raison de la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille entre mars 2018 et février 2021, date de son relogement. Le tribunal a évalué le préjudice à 3 000 euros, rejetant la demande initiale de 23 333 euros comme excessive.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300350(TA93-2300350)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis en 2018, pour obtenir réparation du préjudice subi par lui et ses trois enfants mineurs en raison de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, mais a limité l'indemnisation au seul demandeur, excluant les troubles subis par ses enfants. Il a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. C pour les troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2216740(TA93-2216740)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A B d’une demande indemnitaire de 42 000 euros en réparation des troubles subis du fait de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 2 septembre 2020 les reconnaissant comme prioritaires. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a accordé une indemnité de 5 000 euros à M. A B pour les troubles subis entre le 2 mars 2021 et le 25 avril 2024, période durant laquelle il a vécu dans un logement dangereux et insalubre avant d’être expulsé. En revanche, les conclusions de Mme A B ont été rejetées, la décision de la commission ne la concernant pas.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300297(TA93-2300297)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État n'engageait pas sa responsabilité en l'espèce, car le logement occupé par la famille (42 m² pour quatre personnes) n'était pas sur-occupé et n'était pas considéré comme inadapté à leurs besoins, faute d'éléments concrets justifiant une configuration spécifique. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300235(TA93-2300235)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 840 euros à Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 mars 2021, en raison de l'absence de proposition de relogement. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 3 septembre 2021, engageant sa responsabilité pour troubles dans les conditions d'existence. L'indemnisation a été fixée en fonction de la durée de la carence et de la situation de la requérante, sans logement. Les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ont été appliqués.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300224(TA93-2300224)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 220 euros à Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 septembre 2019, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État, à compter du 4 mars 2020, a causé des troubles dans ses conditions d’existence, justifiant une indemnisation fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La somme accordée couvre l’intégralité des préjudices subis jusqu’au jugement du 22 janvier 2025.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA93-2300207(TA93-2300207)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 500 euros à M. C, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation le 31 mars 2021, en raison de la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision dans le délai de six mois. Le juge a estimé que le maintien de la famille dans un studio de 20 m², causant des troubles dans les conditions d'existence, engageait la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La somme allouée indemnise le préjudice subi jusqu'à la date du jugement, et l'État doit également verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300101(TA93-2300101)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme E et M. H d’une demande indemnitaire de 15 000 euros pour absence de relogement, après que Mme E a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 12 février 2020. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence du seul demandeur reconnu prioritaire, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, les conclusions indemnitaires présentées au nom des enfants mineurs et de M. H ont été rejetées. La solution retenue repose sur la responsabilité de l’État pour défaut d’exécution de la décision de la commission de médiation dans le délai imparti.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300519(TA93-2300519)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C, reconnue prioritaire pour un logement urgent, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a constaté que le logement actuel de Mme C, dont le loyer est disproportionné à ses ressources et qui est insalubre, lui cause des troubles dans ses conditions d’existence. En conséquence, l’État a été condamné à verser à Mme C une indemnité de 300 euros par mois à compter du 22 mars 2022 jusqu’à la mise à disposition effective d’un logement adapté.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300557(TA93-2300557)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme et M. D, agissant pour eux-mêmes et leurs quatre enfants mineurs, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour trouble dans leurs conditions d’existence, en raison de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis les reconnaissant comme prioritaires. Le tribunal a rejeté les conclusions présentées au nom des enfants et de M. D, estimant que la carence fautive de l’État n’engage sa responsabilité qu’à l’égard du seul demandeur reconnu prioritaire, en l’espèce Mme D. S’agissant de Mme D, le tribunal a jugé que le logement occupé par la famille, d’une superficie de 55 m², n’était pas sur-occupé et que la seule circonstance qu’il soit composé de deux chambres ne suffisait pas à caractériser un trouble anormal. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300398(TA93-2300398)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 24 mars 2010, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante, mais a rejeté les conclusions présentées au nom de ses enfants. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, précisant que la réparation est due au seul demandeur pour la période postérieure au délai imparti au préfet.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300575(TA93-2300575)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en décembre 2019, pour les troubles dans ses conditions d'existence. La carence de l'État à exécuter la décision de la commission dans le délai imparti engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 4 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2022, en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de logement.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA93-2217404(TA93-2217404)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 250 euros à Mme B pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 18 novembre 2020, n’avait reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que cette carence, à compter du 18 mai 2021, avait causé des troubles dans ses conditions d’existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2216592(TA93-2216592)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 11 décembre 2019, afin d’obtenir réparation pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement à l’égard du demandeur direct, excluant ainsi les conclusions présentées au nom de son époux et de ses enfants mineurs. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais.

Résumé IA