Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2300069(TA93-2300069)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un logement urgent le 4 mars 2020, qui demandait réparation pour l'absence de relogement de sa famille de quatre personnes dans un logement suroccupé et insalubre. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour faute, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser 15 000 euros à M. A pour les troubles dans les conditions d'existence subis, en tenant compte de la période de responsabilité allant de l'expiration du délai de relogement (suspendu pendant l'état d'urgence sanitaire) jusqu'à la décision.
N° TA93-2210909(TA93-2210909)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d'une opposition à une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique et de prime forfaitaire, d'un montant total de 2 136,03 euros. Le requérant soutenait que l'action en recouvrement était prescrite. Le tribunal a fait droit à cette demande, jugeant que les créances en cause, non soumises à la prescription triennale du code du travail, relevaient de la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du code civil. Constatant que les indus dataient de 2010 et 2011 et que la mise en demeure de 2019 était intervenue après l'expiration de ce délai de prescription, le tribunal a annulé la contrainte.
N° TA93-2300484(TA93-2300484)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 600 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 21 octobre 2020, en raison de l'absence de relogement de sa famille (cinq enfants) dans un logement suroccupé de 21 m². La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 21 avril 2021 jusqu'au relogement le 20 décembre 2023, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également alloué 1 080 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2300063(TA93-2300063)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 17 juillet 2019. La responsabilité de l’État pour carence fautive est engagée en principe, mais la requérante n’a pas apporté la preuve que son logement était inadapté ou suroccupé, ni justifié de troubles dans ses conditions d’existence. Le tribunal a donc estimé que le préjudice n’était pas établi, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative et l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont également été rejetées.
N° TA93-2300504(TA93-2300504)
Responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire (droit au logement opposable). Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la demande indemnitaire de Mme El Imam, qui sollicitait 40 000 euros pour absence de relogement depuis 2013. La requérante n'établit pas que son logement de 34 m², occupé avec son époux, est inadapté à ses besoins ou capacités financières, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État en cas de reconnaissance pour défaut de réponse à une demande de logement social. Application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2300516(TA93-2300516)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 800 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, en raison de l'absence de relogement de sa famille (cinq personnes dans un logement de 40 m²) après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 7 octobre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 7 avril 2021 au 22 janvier 2025. Le tribunal a également accordé 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA93-2300561(TA93-2300561)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 2 650 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d’existence, faute de lui avoir proposé un logement après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 24 juillet 2019. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, la carence fautive ayant débuté le 24 janvier 2020. L’indemnisation a été limitée à la période du 24 janvier 2020 au 30 juillet 2023, date jusqu’à laquelle Mme B justifiait de la régularité de son séjour. La somme allouée inclut les intérêts au taux légal à compter de la demande préalable du 11 août 2022.
N° TA93-2217462(TA93-2217462)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme A pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en mars 2021, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction sous astreinte prononcée en mars 2022. Le tribunal a jugé que cette carence, à compter de septembre 2021, engageait la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation a été fixée à 1 200 euros pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille.
N° TA93-2400479(TA93-2400479)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A épouse B, qui demandait une injonction de délivrance d’une carte de résident de dix ans. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait aucun moyen opérant ni précision suffisante pour en apprécier le bien-fondé, et aucun mémoire complémentaire n’a été produit dans le délai de recours. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement insuffisamment motivées.
N° TA93-2216784(TA93-2216784)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2017, en raison de la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille entre mars 2018 et février 2021, date de son relogement. Le tribunal a évalué le préjudice à 3 000 euros, rejetant la demande initiale de 23 333 euros comme excessive.
N° TA93-2300575(TA93-2300575)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en décembre 2019, pour les troubles dans ses conditions d'existence. La carence de l'État à exécuter la décision de la commission dans le délai imparti engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 4 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2022, en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de logement.
N° TA93-2300398(TA93-2300398)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 24 mars 2010, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante, mais a rejeté les conclusions présentées au nom de ses enfants. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, précisant que la réparation est due au seul demandeur pour la période postérieure au délai imparti au préfet.
N° TA93-2300397(TA93-2300397)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 400 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 5 mai 2021, en raison de l'absence de relogement dans le délai imparti. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 5 novembre 2021, causant des troubles dans les conditions d'existence. L'indemnisation a été fixée à 400 euros, après déduction d'une provision déjà accordée, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2300235(TA93-2300235)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 840 euros à Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 mars 2021, en raison de l'absence de proposition de relogement. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 3 septembre 2021, engageant sa responsabilité pour troubles dans les conditions d'existence. L'indemnisation a été fixée en fonction de la durée de la carence et de la situation de la requérante, sans logement. Les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ont été appliqués.
N° TA93-2300224(TA93-2300224)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 220 euros à Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 septembre 2019, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État, à compter du 4 mars 2020, a causé des troubles dans ses conditions d’existence, justifiant une indemnisation fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La somme accordée couvre l’intégralité des préjudices subis jusqu’au jugement du 22 janvier 2025.
N° TA93-2300207(TA93-2300207)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 500 euros à M. C, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation le 31 mars 2021, en raison de la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision dans le délai de six mois. Le juge a estimé que le maintien de la famille dans un studio de 20 m², causant des troubles dans les conditions d'existence, engageait la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La somme allouée indemnise le préjudice subi jusqu'à la date du jugement, et l'État doit également verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2217172(TA93-2217172)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 3 mai 2019, qui n'a pas reçu de proposition de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 35 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé à Mme A une somme de 7 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son absence de relogement.
N° TA93-2216740(TA93-2216740)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A B d’une demande indemnitaire de 42 000 euros en réparation des troubles subis du fait de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 2 septembre 2020 les reconnaissant comme prioritaires. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a accordé une indemnité de 5 000 euros à M. A B pour les troubles subis entre le 2 mars 2021 et le 25 avril 2024, période durant laquelle il a vécu dans un logement dangereux et insalubre avant d’être expulsé. En revanche, les conclusions de Mme A B ont été rejetées, la décision de la commission ne la concernant pas.
N° TA93-2216724(TA93-2216724)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de M. A, qui demandait 15 000 euros à l’État pour absence de relogement de sa famille. Le requérant invoquait une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable le reconnaissant prioritaire, mais n’a pas produit cette décision malgré une demande du tribunal. En l’absence de preuve de la carence fautive de l’État, la responsabilité de ce dernier n’a pu être engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux dépens.
N° TA93-2500480(TA93-2500480)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant malgache, afin d'obtenir un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Le juge a constaté une carence de l'administration, le préfet n'ayant pas répondu aux nombreuses demandes de rendez-vous de l'intéressé, ce qui menaçait son contrat de travail et ses ressources. Cette situation a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'exercice d'une activité professionnelle, justifiant l'urgence. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B dans un délai de cinq jours et a mis à la charge de l'État la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.