Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2501073(TA93-2501073)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté que l’intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Paris. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA93-2501127(TA93-2501127)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait les décisions de refus d'entrée sur le territoire français et de maintien en zone d'attente prises à son encontre à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur manifeste d'appréciation, ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'admettre le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA93-2308850(TA93-2308850)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 23 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant sri-lankais. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car l'intéressé, arrivé en France à 11 ans, y a suivi toute sa scolarité, y a ses attaches familiales et sociales, et ne présente pas de menace actuelle pour l'ordre public. Le tribunal retient que le refus de titre de séjour porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale.
N° TA93-2414551(TA93-2414551)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant australien, pour lui remettre son titre de séjour pluriannuel, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous depuis la décision favorable de mars 2024 et de l'expiration prochaine du titre. La mesure a été jugée utile pour permettre à l'intéressé de solliciter le renouvellement de son titre. L'Etat a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2414550(TA93-2414550)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de voyage. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande, déposée depuis plus de quatre mois. En conséquence, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA93-2305792(TA93-2305792)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société polonaise Convoy Logistics Platform Sp. z o.o. visant à obtenir le remboursement d’un crédit de TVA de 4 945,90 euros pour 2021. La société n’a pas démontré avoir fourni les originaux des factures et tickets de péage demandés par l’administration, malgré la possibilité de produire ces justificatifs en cours d’instance. La solution retenue s’appuie sur les articles 271 du code général des impôts et 242-0 W de son annexe II, relatifs à la procédure dérogatoire de remboursement de TVA pour les assujettis non établis en France.
N° TA93-2306080(TA93-2306080)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de refus du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée régulière de l'intéressé en France à l'âge de onze ans, de sa résidence continue chez sa grand-mère et de son parcours scolaire et professionnel. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2410871(TA93-2410871)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu refuser l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA, en raison de l'usage de faux documents d'hébergement par le requérant. En conséquence, les moyens tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de destination ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA93-2410872(TA93-2410872)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière ni d'une communauté de vie effective avec son épouse française, méconnaissant ainsi les articles L.423-1 et L.423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été jugée conforme aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2411783(TA93-2411783)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas avoir accompli les démarches nécessaires pour obtenir un rendez-vous en ligne, ni avoir signalé ses difficultés à la préfecture. En conséquence, il n'a pas démontré l'urgence ou l'utilité des mesures sollicitées. La demande a donc été rejetée, y compris celle relative aux frais d'instance.
N° TA93-2216740(TA93-2216740)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A B d’une demande indemnitaire de 42 000 euros en réparation des troubles subis du fait de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 2 septembre 2020 les reconnaissant comme prioritaires. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a accordé une indemnité de 5 000 euros à M. A B pour les troubles subis entre le 2 mars 2021 et le 25 avril 2024, période durant laquelle il a vécu dans un logement dangereux et insalubre avant d’être expulsé. En revanche, les conclusions de Mme A B ont été rejetées, la décision de la commission ne la concernant pas.
N° TA93-2216724(TA93-2216724)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de M. A, qui demandait 15 000 euros à l’État pour absence de relogement de sa famille. Le requérant invoquait une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable le reconnaissant prioritaire, mais n’a pas produit cette décision malgré une demande du tribunal. En l’absence de preuve de la carence fautive de l’État, la responsabilité de ce dernier n’a pu être engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux dépens.
N° TA93-2300397(TA93-2300397)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 400 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 5 mai 2021, en raison de l'absence de relogement dans le délai imparti. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 5 novembre 2021, causant des troubles dans les conditions d'existence. L'indemnisation a été fixée à 400 euros, après déduction d'une provision déjà accordée, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2300398(TA93-2300398)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 24 mars 2010, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante, mais a rejeté les conclusions présentées au nom de ses enfants. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, précisant que la réparation est due au seul demandeur pour la période postérieure au délai imparti au préfet.
N° TA93-2217334(TA93-2217334)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 700 euros à Mme A pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, qui l'avait reconnue prioritaire pour un logement urgent le 28 avril 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement malgré une injonction du tribunal. Le préjudice a été évalué à 3 700 euros pour les troubles dans les conditions d'existence subis du 28 octobre 2021 au 13 janvier 2025, sans astreinte.
N° TA93-2217332(TA93-2217332)
**Sujet principal :** Responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de logement d'urgence. **Juridiction :** Tribunal administratif de Montreuil (2e chambre, juge unique). **Solution retenue :** L'État est condamné à verser 300 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence subis du 12 juillet 2022 au 9 juin 2023, faute de lui avoir proposé un logement après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 12 janvier 2022. **Textes appliqués :** Articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2216784(TA93-2216784)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2017, en raison de la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille entre mars 2018 et février 2021, date de son relogement. Le tribunal a évalué le préjudice à 3 000 euros, rejetant la demande initiale de 23 333 euros comme excessive.
N° TA93-2300224(TA93-2300224)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 220 euros à Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 septembre 2019, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État, à compter du 4 mars 2020, a causé des troubles dans ses conditions d’existence, justifiant une indemnisation fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La somme accordée couvre l’intégralité des préjudices subis jusqu’au jugement du 22 janvier 2025.
N° TA93-2217131(TA93-2217131)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 192 euros à M. C A pour carence fautive dans son obligation de relogement, après que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis l'a reconnu prioritaire et urgent le 12 mai 2021. Le requérant, vivant avec sa famille dans un logement sur-occupé de 31 m², n'a reçu aucune proposition de logement dans le délai imparti, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation couvre les troubles dans les conditions d'existence subis du 2 novembre 2021 à la date du jugement.
N° TA93-2217092(TA93-2217092)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 5 670 euros à M. B pour carence fautive dans l’exécution d’une décision de la commission de médiation du 30 septembre 2020 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. La solution retenue engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai imparti. L’indemnisation, limitée à M. B seul, couvre les troubles dans les conditions d’existence subis du 30 mars 2021 à la date du jugement, évalués à 5 670 euros. Les demandes de Mme B et des enfants ont été rejetées.