Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2418186(TA93-2418186)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante thaïlandaise, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l'urgence.
N° TA93-2416482(TA93-2416482)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, ressortissante turque, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 7 novembre 2024 du directeur territorial de l’OFII de Bobigny lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, le recours ayant été introduit au-delà du délai de sept jours suivant la notification de la décision, sans que la requérante ne démontre avoir été privée d’une information claire sur les voies et délais de recours dans une langue comprise. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 551-10 et R. 551-23, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA93-2416339(TA93-2416339)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a annulé la décision du 7 novembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'OFII de Bobigny avait refusé à Mme B C, ressortissante congolaise, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen personnalisé de la situation de la requérante, notamment en omettant d'évaluer sa vulnérabilité liée à son état de santé (diabète et hypertension), en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également relevé un défaut d'information sur les conséquences d'une demande de réexamen, privant l'intéressée d'une garantie prévue par les articles L. 551-10 et R. 551-23 du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B C dans un délai de cinq jours et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif.
N° TA93-2415757(TA93-2415757)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir suffisamment démontré, par des preuves récentes et concordantes, l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré des tentatives répétées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2415735(TA93-2415735)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à Mme A une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, rendant sans objet sa demande d'injonction. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2414552(TA93-2414552)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant camerounais, dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des difficultés persistantes de l'intéressé à obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives, le plaçant en situation irrégulière. L'astreinte sollicitée a été écartée, mais une somme de 800 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.
N° TA93-2414539(TA93-2414539)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français, ou d'enregistrer sa demande. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 20 novembre 2023, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête.
N° TA93-2414359(TA93-2414359)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 16 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que, malgré une présence en France depuis six ans et une activité professionnelle récente, l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et des conditions de séjour. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2413065(TA93-2413065)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, faute pour M. B de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également considéré que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, qui n'étaient pas illégales par voie de conséquence, ont été maintenues.
N° TA93-2412316(TA93-2412316)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de délivrer une carte de résident à Mme A... C..., ressortissante gambienne, en qualité de parent d’enfants mineurs ayant obtenu le statut de réfugié. La solution retenue est fondée sur l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit la délivrance de plein droit de cette carte aux parents d’un enfant réfugié mineur. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, ainsi qu’une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, sans astreinte.
N° TA93-2412203(TA93-2412203)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle, l'irrégularité de la procédure d'avis médical, et la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, le tribunal estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.
N° TA93-2411915(TA93-2411915)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment examiné le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour les étrangers justifiant de plus de dix ans de résidence en France. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la légalité de la procédure et la motivation des décisions attaquées au regard des articles L. 435-1, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2410868(TA93-2410868)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la procédure de saisine de la commission du titre de séjour avait été régulièrement effectuée et que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une erreur de droit, une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou une violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA93-2410826(TA93-2410826)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis un défaut d'examen en opposant au requérant une absence de preuve de sa présence en France, alors que celui-ci justifiait d'une présence continue depuis 2017 et d'une activité professionnelle stable depuis 2020. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ et pays de destination) sont annulées. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation de M. B... sous quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.
N° TA93-2408933(TA93-2408933)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 29 mai 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant turc. Le tribunal a jugé que ce refus constituait une décision faisant grief, contrairement à ce que soutenait le préfet, et a écarté la fin de non-recevoir. Il a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en se croyant à tort en situation de compétence liée, et un défaut d'examen de la situation, en se fondant uniquement sur l'existence d'une précédente mesure d'éloignement sans caractériser le caractère abusif ou dilatoire de la demande. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2406927(TA93-2406927)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 24 mai 2024 obligeant un ressortissant sri-lankais à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le juge estime que le préfet a commis un défaut d'examen en ne tenant pas compte de l'arrivée de l'intéressé en France à l'âge de 11 ans, de sa scolarité complète sur le territoire et de l'absence de liens avec le Sri Lanka, ce qui méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'étranger dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours.
N° TA93-2406144(TA93-2406144)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les recours de M. A, ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral du 28 juin 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA93-2309529(TA93-2309529)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a rejeté comme tardive la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le tribunal a relevé que la décision implicite était née le 25 décembre 2020, mais que la requête n'avait été introduite que le 4 août 2023, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. Il a considéré que M. C avait eu connaissance de cette décision, notamment par l'absence de réponse à ses relances, et qu'aucune circonstance particulière ne justifiait ce retard. La solution est fondée sur le principe de sécurité juridique et les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2309480(TA93-2309480)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant la requête tardive. La décision implicite de rejet étant née le 9 mars 2023, le délai de recours de deux mois était expiré lors du dépôt de la requête le 3 août 2023, en application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. L'administration avait correctement informé le requérant des voies et délais de recours dans l'attestation de dépôt. Toutes les conclusions de M. A, y compris celles fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme, ont donc été rejetées.
N° TA93-2309283(TA93-2309283)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait un défaut de motivation et un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que Mme B n'avait pas demandé la communication des motifs de la décision et qu'elle ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la consultation de la commission.