Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2315401(TA93-2315401)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CNAPS du 27 octobre 2023 refusant de lui délivrer une carte professionnelle de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré le titre sollicité le 13 janvier 2025, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 24 janvier 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA93-2416417(TA93-2416417)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement d’office. Par ordonnance du 24 janvier 2025, le premier vice-président a donné acte de ce désistement et clos l’instance.
N° TA93-2500975(TA93-2500975)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 31 décembre 2024 abaissant le taux de la prime de technicité de M. A, ingénieur hospitalier principal, de 45 % à 30 % suite à son changement d'affectation. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la perte mensuelle de 426,80 euros bruts n'était pas suffisamment grave au regard de son grade et de son indice majoré (6247,92 euros brut). Aucun lien direct n'a été établi entre cette baisse et les difficultés financières alléguées. La requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2418536(TA93-2418536)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, le recours ayant été enregistré après le délai de quarante-huit heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable en cas de rétention administrative. Les arguments de M. B sur l'absence d'indication des voies de recours ou d'accès à un téléphone n'ont pas été retenus faute d'éléments probants. La décision s'appuie sur les articles L. 614-2, L. 921-2 du CESEDA et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA93-2400778(TA93-2400778)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 8 août 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (mariage, enfant scolarisé, époux titulaire de titres de séjour). Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence.
N° TA93-2500889(TA93-2500889)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de séjour à M. B, ressortissant malien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la CESDH, de l'article 3-1 de la CIDE, de l'article 11 de la convention franco-malienne, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA93-2415080(TA93-2415080)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et obligeant à quitter le territoire, a constaté que le requérant avait été placé en rétention administrative à Paris après l’introduction de sa requête. En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent territorialement en raison du lieu de rétention. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA93-2211850(TA93-2211850)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, agent contractuel de l'établissement public de santé Ville-Evrard, qui demandait l'annulation de sa suspension de fonctions de quatre mois prononcée le 24 mai 2022. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'établissement, jugeant que l'exécution de la mesure ne privait pas le recours pour excès de pouvoir de son objet. Sur le fond, il a estimé que les faits de violence envers un collègue, corroborés par des témoignages concordants et un certificat médical, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension conservatoire, en application de l'article 39-1 du décret n° 91-155 du 6 février 1991. La requête a donc été rejetée.
N° TA93-2418366(TA93-2418366)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne fixant le pays de renvoi pour exécuter une interdiction du territoire prononcée par le juge pénal. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant que les conséquences sur la vie privée découlaient de la peine d'interdiction du territoire et non de la décision attaquée. Enfin, le tribunal a relevé que M. D n'apportait aucun élément établissant un risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention en cas de retour dans son pays d'origine.
N° TA93-2312376(TA93-2312376)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les certificats médicaux fournis ne remettaient pas en cause la possibilité pour M. A de bénéficier d'un traitement approprié au Sri-Lanka. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA93-2414550(TA93-2414550)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de voyage. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande, déposée depuis plus de quatre mois. En conséquence, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA93-2414551(TA93-2414551)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant australien, pour lui remettre son titre de séjour pluriannuel, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous depuis la décision favorable de mars 2024 et de l'expiration prochaine du titre. La mesure a été jugée utile pour permettre à l'intéressé de solliciter le renouvellement de son titre. L'Etat a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2307312(TA93-2307312)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. A, résident fiscal australien, qui contestait le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu opéré sur son allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante versée par la caisse régionale d'assurance maladie d'Ile-de-France. Le tribunal a jugé que cette allocation constitue un revenu de source française imposable en France, en application du d de l'article 164 B du code général des impôts, et qu'elle n'entre pas dans le champ des stipulations de l'article 17 de la convention fiscale franco-australienne relatif aux pensions et rentes. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A, confirmant ainsi la légalité du prélèvement à la source opéré.
N° TA93-2306912(TA93-2306912)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B A, résident au Vietnam, qui contestait son imposition sur le revenu de 2016. Le requérant sollicitait la réduction de sa cotisation primitive en raison d'une erreur sur le montant des intérêts d'emprunt déductibles de ses revenus fonciers. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision de rejet de sa réclamation était inopérant. Il a également estimé que M. A, qui supportait la charge de la preuve, n'apportait pas d'éléments suffisants pour justifier le caractère exagéré de l'imposition établie conformément à sa déclaration. La requête a donc été rejetée, y compris les demandes de remboursement et les frais de justice.
N° TA93-2309522(TA93-2309522)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, afin d'obtenir l'exécution d'un jugement du 18 novembre 2022 annulant une obligation de quitter le territoire français et enjoignant au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que le préfet de l'Essonne a convoqué l'intéressé, lui a délivré une autorisation provisoire de séjour, et que le paiement des frais de justice est en cours. En conséquence, le jugement ayant été entièrement exécuté, le tribunal décide qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution.
N° TA93-2309773(TA93-2309773)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme D, ressortissante algérienne, contestant le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la demande de titre avait été présentée par voie postale sans que le préfet ait prescrit cette modalité de dépôt, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration sur une demande irrégulièrement introduite n'a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. La requête a donc été rejetée comme irrecevable.
N° TA93-2311983(TA93-2311983)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande du fonds de pension irlandais CIE Pension Scheme For Regular Wage Staff, qui sollicitait la restitution partielle des retenues à la source sur ses dividendes de source française perçus en 2020. Le requérant invoquait le bénéfice du taux conventionnel de 15% prévu à l'article 9 de la convention fiscale franco-irlandaise. Le tribunal a rappelé que la loi fiscale nationale (CGI, art. 119 bis et 187) s'appliquait d'abord, justifiant le taux de 30%. Il a ensuite estimé que le fonds, bien qu'enregistré comme régime de pension en Irlande, ne pouvait être considéré comme un "résident d'Irlande" au sens de l'article 2 de la convention, faute de preuve qu'il y était assujetti à l'impôt sur le revenu, condition implicite de la définition conventionnelle.
N° TA93-2408128(TA93-2408128)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante ukrainienne, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas suffisamment des démarches personnelles entreprises pour obtenir un rendez-vous, faute de produire des éléments probants démontrant les difficultés rencontrées sur le site de l’ANEF. En conséquence, la condition d’utilité de la mesure sollicitée n’était pas remplie, conduisant au rejet de la requête.
N° TA93-2408825(TA93-2408825)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé l'admission au séjour de M. B, ressortissant azéri, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait commis un défaut d'examen en considérant que l'intéressé n'avait plus le droit de se maintenir en France, alors qu'un recours contre le rejet de sa demande de réexamen d'asile était pendant devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Cette décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2306080(TA93-2306080)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de refus du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée régulière de l'intéressé en France à l'âge de onze ans, de sa résidence continue chez sa grand-mère et de son parcours scolaire et professionnel. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.