Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2411915(TA93-2411915)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment examiné le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour les étrangers justifiant de plus de dix ans de résidence en France. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la légalité de la procédure et la motivation des décisions attaquées au regard des articles L. 435-1, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2305276(TA93-2305276)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société maltaise BCGL Services Limited, qui contestait des amendes totalisant 80 000 euros infligées pour défaut de déclaration de trust au titre des années 2015 à 2018. La société soutenait avoir déposé les déclarations annuelles requises, mais le tribunal a constaté que ces déclarations avaient été transmises en un seul envoi le 17 juin 2019, soit après les échéances légales des 15 juin de chaque année concernée. En application des articles 1649 AB et 1736 IV bis du code général des impôts, le tribunal a jugé que ce dépôt tardif ne permettait pas de justifier la décharge des amendes. La demande de frais de justice a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2309562(TA93-2309562)

Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du 31 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme E. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l’annexe 10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en refusant d’enregistrer la demande au motif que la taxe d’habitation n’est pas un justificatif de domicile valable, alors que ce document figure parmi les pièces acceptées. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d’un mois.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2308538(TA93-2308538)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, ressortissante turque, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident, auquel s'est substituée une décision expresse du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 décembre 2023. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, considérant que la décision expresse s'était substituée à la décision implicite et que le litige conservait son objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus, jugeant que le préfet ne pouvait pas opposer une menace à l'ordre public pour refuser le renouvellement de la carte de résident, en méconnaissance des articles L. 433-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2305557(TA93-2305557)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a statué sur la demande de la société australienne L1 Long Short Fund Limited visant à obtenir la restitution partielle de retenues à la source de 151 141,80 euros prélevées sur des dividendes français en 2018, en application du taux réduit de 15% prévu par la convention fiscale franco-australienne. L'administration ayant déjà restitué 25 390,47 euros en cours d'instance, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus de 125 758,33 euros, la requête est rejetée car la société n'a pas fourni de pièces justifiant l'établissement payeur des retenues, comme l'exige l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales, et n'a pas régularisé ce vice de forme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2307874(TA93-2307874)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3 et 7 quater de l'accord franco-tunisien, des articles L. 423-5, L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, ainsi que de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que les stipulations de l'accord franco-tunisien prévalent sur les dispositions du CESEDA pour l'admission au séjour des ressortissants tunisiens, et que la décision n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation des droits fondamentaux. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409330(TA93-2409330)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas avoir formé une demande de titre de séjour pour le statut "étudiant", se bornant à produire des tentatives de demandes pour un autre motif ("mineur scolarisé/stagiaire"). En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie, justifiant le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2305685(TA93-2305685)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, contestant le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un simple récépissé ne faisait pas disparaître la décision implicite de refus. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour au motif qu'elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, protégeant le droit à la vie privée et familiale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2305792(TA93-2305792)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société polonaise Convoy Logistics Platform Sp. z o.o. visant à obtenir le remboursement d’un crédit de TVA de 4 945,90 euros pour 2021. La société n’a pas démontré avoir fourni les originaux des factures et tickets de péage demandés par l’administration, malgré la possibilité de produire ces justificatifs en cours d’instance. La solution retenue s’appuie sur les articles 271 du code général des impôts et 242-0 W de son annexe II, relatifs à la procédure dérogatoire de remboursement de TVA pour les assujettis non établis en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2305362(TA93-2305362)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais, prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 22 juin 2022. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, car le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du même code, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2308549(TA93-2308549)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, considérant que l'avis du collège des médecins de l'OFII était régulier et que l'état de santé de Mme B ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du CESEDA et de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309539(TA93-2309539)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. La juridiction a relevé que l'existence même d'une décision implicite de rejet n'était pas établie, faute de preuve du dépôt d'une demande de titre de séjour le 21 février 2023. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable. Cette solution s'appuie sur les règles de procédure administrative, sans application des dispositions de fond du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2306080(TA93-2306080)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de refus du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée régulière de l'intéressé en France à l'âge de onze ans, de sa résidence continue chez sa grand-mère et de son parcours scolaire et professionnel. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2306912(TA93-2306912)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B A, résident au Vietnam, qui contestait son imposition sur le revenu de 2016. Le requérant sollicitait la réduction de sa cotisation primitive en raison d'une erreur sur le montant des intérêts d'emprunt déductibles de ses revenus fonciers. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision de rejet de sa réclamation était inopérant. Il a également estimé que M. A, qui supportait la charge de la preuve, n'apportait pas d'éléments suffisants pour justifier le caractère exagéré de l'imposition établie conformément à sa déclaration. La requête a donc été rejetée, y compris les demandes de remboursement et les frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2411932(TA93-2411932)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision de refus de séjour. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2303939(TA93-2303939)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser le titre, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé, notamment ses condamnations pénales pour violences. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2414552(TA93-2414552)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant camerounais, dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des difficultés persistantes de l'intéressé à obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives, le plaçant en situation irrégulière. L'astreinte sollicitée a été écartée, mais une somme de 800 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2300307(TA93-2300307)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 décembre 2022 retirant sa carte de résident pour avoir employé un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a jugé que le retrait, fondé sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas disproportionné au regard des faits d'emploi illégal. Cependant, il a constaté que le préfet n'avait pas prouvé avoir délivré à M. B... un titre de séjour temporaire, ce qui a illégalement mis fin à son droit au séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale", en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501132(TA93-2501132)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait les décisions de refus d'entrée sur le territoire français et de maintien en zone d'attente prises à son encontre à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas de nature à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La condition d'urgence n'ayant pas été jugée déterminante, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501129(TA93-2501129)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas fourni la copie intégrale de la décision contestée, ne permettant pas d'apprécier une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a également relevé qu'une éventuelle incompétence du signataire ne constitue pas, par elle-même, une telle atteinte. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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