Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2412203(TA93-2412203)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle, l'irrégularité de la procédure d'avis médical, et la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, le tribunal estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.
N° TA93-2406144(TA93-2406144)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les recours de M. A, ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral du 28 juin 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA93-2411915(TA93-2411915)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment examiné le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour les étrangers justifiant de plus de dix ans de résidence en France. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la légalité de la procédure et la motivation des décisions attaquées au regard des articles L. 435-1, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2300307(TA93-2300307)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 décembre 2022 retirant sa carte de résident pour avoir employé un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a jugé que le retrait, fondé sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas disproportionné au regard des faits d'emploi illégal. Cependant, il a constaté que le préfet n'avait pas prouvé avoir délivré à M. B... un titre de séjour temporaire, ce qui a illégalement mis fin à son droit au séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale", en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2306724(TA93-2306724)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société espagnole League Program SL d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 13 661,86 euros pour la période du 1er janvier au 30 juin 2022. La société invoquait la procédure dérogatoire prévue à l’article 271 du code général des impôts, estimant avoir acquitté la taxe sur des livraisons intracommunautaires en raison de l’absence de numéro d’identification TVA en Espagne. L’administration fiscale a rejeté la demande, notamment au motif que le numéro d’identification TVA était invalide et que la TVA avait été facturée à tort pour des opérations exonérées en application de l’article 262 ter du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas de sa qualité d’assujetti ni du caractère imposable des opérations en France.
N° TA93-2201039(TA93-2201039)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2008 à 2015, établies suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé que la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales était régulière, M. B s'étant opposé au contrôle fiscal en ne se présentant pas aux rendez-vous fixés par l'administration et en n'ayant pas donné mandat à son expert-comptable pour le représenter. En conséquence, la majoration de 100% pour opposition à contrôle fiscal a été maintenue. La solution retenue est le rejet de la requête, après avoir constaté un non-lieu partiel à statuer sur un dégrèvement accordé en cours d'instance.
N° TA93-2306608(TA93-2306608)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant français, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, la décision de refus de séjour, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été validées.
N° TA93-2306521(TA93-2306521)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 27 mars 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis prononçant son expulsion, le retrait de son titre de séjour et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que, compte tenu de sa condamnation à douze ans de réclusion criminelle pour viols sur sa fille mineure, sa présence en France constituait une menace grave pour l'ordre public justifiant l'expulsion. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 631-1, L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en écartant la protection liée à sa résidence régulière de plus de dix ans en raison de son incarcération.
N° TA93-2301305(TA93-2301305)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de regroupement familial pour son épouse. La décision implicite initiale a été remplacée par une décision expresse du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 3 mai 2023, contre laquelle les conclusions du requérant ont été dirigées. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que les ressources de M. B..., bien que stables, n'étaient pas suffisantes au sens des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
N° TA93-2305362(TA93-2305362)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais, prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 22 juin 2022. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, car le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du même code, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2411783(TA93-2411783)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas avoir accompli les démarches nécessaires pour obtenir un rendez-vous en ligne, ni avoir signalé ses difficultés à la préfecture. En conséquence, il n'a pas démontré l'urgence ou l'utilité des mesures sollicitées. La demande a donc été rejetée, y compris celle relative aux frais d'instance.
N° TA93-2410872(TA93-2410872)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière ni d'une communauté de vie effective avec son épouse française, méconnaissant ainsi les articles L.423-1 et L.423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été jugée conforme aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2410871(TA93-2410871)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu refuser l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA, en raison de l'usage de faux documents d'hébergement par le requérant. En conséquence, les moyens tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de destination ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA93-2409330(TA93-2409330)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas avoir formé une demande de titre de séjour pour le statut "étudiant", se bornant à produire des tentatives de demandes pour un autre motif ("mineur scolarisé/stagiaire"). En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie, justifiant le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA93-2408825(TA93-2408825)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé l'admission au séjour de M. B, ressortissant azéri, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait commis un défaut d'examen en considérant que l'intéressé n'avait plus le droit de se maintenir en France, alors qu'un recours contre le rejet de sa demande de réexamen d'asile était pendant devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Cette décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2311983(TA93-2311983)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande du fonds de pension irlandais CIE Pension Scheme For Regular Wage Staff, qui sollicitait la restitution partielle des retenues à la source sur ses dividendes de source française perçus en 2020. Le requérant invoquait le bénéfice du taux conventionnel de 15% prévu à l'article 9 de la convention fiscale franco-irlandaise. Le tribunal a rappelé que la loi fiscale nationale (CGI, art. 119 bis et 187) s'appliquait d'abord, justifiant le taux de 30%. Il a ensuite estimé que le fonds, bien qu'enregistré comme régime de pension en Irlande, ne pouvait être considéré comme un "résident d'Irlande" au sens de l'article 2 de la convention, faute de preuve qu'il y était assujetti à l'impôt sur le revenu, condition implicite de la définition conventionnelle.
N° TA93-2305685(TA93-2305685)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, contestant le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un simple récépissé ne faisait pas disparaître la décision implicite de refus. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour au motif qu'elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, protégeant le droit à la vie privée et familiale.
N° TA93-2305557(TA93-2305557)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a statué sur la demande de la société australienne L1 Long Short Fund Limited visant à obtenir la restitution partielle de retenues à la source de 151 141,80 euros prélevées sur des dividendes français en 2018, en application du taux réduit de 15% prévu par la convention fiscale franco-australienne. L'administration ayant déjà restitué 25 390,47 euros en cours d'instance, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus de 125 758,33 euros, la requête est rejetée car la société n'a pas fourni de pièces justifiant l'établissement payeur des retenues, comme l'exige l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales, et n'a pas régularisé ce vice de forme.
N° TA93-2305276(TA93-2305276)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société maltaise BCGL Services Limited, qui contestait des amendes totalisant 80 000 euros infligées pour défaut de déclaration de trust au titre des années 2015 à 2018. La société soutenait avoir déposé les déclarations annuelles requises, mais le tribunal a constaté que ces déclarations avaient été transmises en un seul envoi le 17 juin 2019, soit après les échéances légales des 15 juin de chaque année concernée. En application des articles 1649 AB et 1736 IV bis du code général des impôts, le tribunal a jugé que ce dépôt tardif ne permettait pas de justifier la décharge des amendes. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA93-2303939(TA93-2303939)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser le titre, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé, notamment ses condamnations pénales pour violences. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.