Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2300321(TA93-2300321)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros pour défaut de relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire en février 2021. La solution retenue est que la responsabilité de l'État n'est pas engagée, car M. B n'a pas apporté la preuve que son logement était suroccupé, indécent ou inadapté à ses capacités financières, condition nécessaire pour établir des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 441-16-1 du même code.
N° TA93-2211929(TA93-2211929)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. C visant à obtenir l'annulation des décisions du 23 mai 2022 par lesquelles la CAF de la Seine-Saint-Denis lui a refusé la remise gracieuse d’indus de revenu de solidarité active, d’aides personnelles au logement et d’aides exceptionnelles de fin d’année. Statuant en plein contentieux, le tribunal a constaté que certains indus étaient déjà soldés à la date du jugement, rendant sans objet la demande de remise pour ces montants. Pour les autres dettes, le juge a estimé que M. C ne justifiait pas de sa bonne foi, notamment en raison d’un défaut de déclaration de ses indemnités journalières, et que sa situation de précarité ne suffisait pas à justifier une remise totale ou partielle. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 351-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA93-2300326(TA93-2300326)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 700 euros à M. D pour carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter la décision de la commission de médiation du 22 février 2017, qui l'avait reconnu prioritaire pour un relogement urgent. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence causés par le maintien de la famille (cinq personnes) dans un logement sur-occupé de 40 m². L'indemnisation couvre la période du 14 juillet 2020 à la date du jugement, après déduction d'une précédente indemnité de 6 875 euros accordée par un jugement du 13 juillet 2020. La demande de Mme D a été rejetée, la responsabilité de l'État ne bénéficiant qu'au seul demandeur reconnu prioritaire.
N° TA93-2300353(TA93-2300353)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence le 13 mai 2020, qui n'avait reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engageait sa responsabilité, le délai de six mois imparti au préfet ayant expiré le 24 décembre 2020. En réparation des troubles dans ses conditions d'existence, l'État a été condamné à verser 3 000 euros à M. A. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2407863(TA93-2407863)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a annulé l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal estimant que le refus portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. Le juge a relevé que M. A justifiait d'une présence quasi continue en France depuis 2016 sous couvert de titres de séjour ou récépissés, d'une insertion professionnelle stable avec un CDI et une autorisation de travail. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.
N° TA93-2210909(TA93-2210909)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d'une opposition à une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique et de prime forfaitaire, d'un montant total de 2 136,03 euros. Le requérant soutenait que l'action en recouvrement était prescrite. Le tribunal a fait droit à cette demande, jugeant que les créances en cause, non soumises à la prescription triennale du code du travail, relevaient de la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224 du code civil. Constatant que les indus dataient de 2010 et 2011 et que la mise en demeure de 2019 était intervenue après l'expiration de ce délai de prescription, le tribunal a annulé la contrainte.
N° TA93-2300358(TA93-2300358)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C, agissant pour elle-même et ses trois enfants mineurs, d’une demande d’indemnisation de 20 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 octobre 2019. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement à l’égard de la requérante, et non de ses enfants. La solution retenue est que l’État est condamné à verser 3 000 euros à Mme C pour le préjudice subi entre le 9 avril 2020 et le 22 septembre 2022, date de son relogement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2300362(TA93-2300362)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 5 040 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 29 janvier 2021, en raison de l’absence de relogement de sa famille (cinq personnes dans un logement de 35,5 m²). La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour carence fautive à compter du 29 juillet 2021. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis jusqu’au jugement du 22 janvier 2025.
N° TA93-2300368(TA93-2300368)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. D d’une demande d’indemnisation de 20 000 euros pour les troubles subis du fait de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 8 janvier 2021 le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité, mais uniquement à l’égard de M. D, et non de sa femme ou de ses enfants. Il a constaté que le logement de 34 m² était effectivement sur-occupé, mais que les allégations d’humidité et d’insalubrité n’étaient pas prouvées. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA93-2300400(TA93-2300400)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A pour la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter la décision de la commission de médiation du 3 juin 2020 la reconnaissant prioritaire pour un logement d'urgence. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de conditions de logement inadaptées durant la période de carence, jusqu'à son relogement le 19 juillet 2023. Le tribunal a alloué à Mme A une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et du préjudice moral subis.
N° TA93-2300445(TA93-2300445)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 18 avril 2018, n'a été relogée que le 21 juillet 2020. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'État était engagée en raison de la carence dans l'exécution de la décision de la commission, mais a rejeté la demande faute pour Mme A d'avoir produit le contrat de location initial, ne permettant pas d'apprécier la réalité du préjudice subi. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2300464(TA93-2300464)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 000 euros à Mme C pour la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter la décision de la commission de médiation du 5 mai 2021 la reconnaissant prioritaire pour un relogement d'urgence. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de sur-occupation du logement de 42 m² pour un foyer de cinq personnes. Le tribunal a estimé le préjudice à 4 000 euros, tenant compte de la durée de la carence depuis le 5 novembre 2021 et des troubles dans les conditions d'existence, mais a rejeté la demande de 9 000 euros faute de preuve d'un loyer excessif.
N° TA93-2300484(TA93-2300484)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 600 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 21 octobre 2020, en raison de l'absence de relogement de sa famille (cinq enfants) dans un logement suroccupé de 21 m². La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 21 avril 2021 jusqu'au relogement le 20 décembre 2023, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également alloué 1 080 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2217092(TA93-2217092)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 5 670 euros à M. B pour carence fautive dans l’exécution d’une décision de la commission de médiation du 30 septembre 2020 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. La solution retenue engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai imparti. L’indemnisation, limitée à M. B seul, couvre les troubles dans les conditions d’existence subis du 30 mars 2021 à la date du jugement, évalués à 5 670 euros. Les demandes de Mme B et des enfants ont été rejetées.
N° TA93-2300235(TA93-2300235)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 840 euros à Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 mars 2021, en raison de l'absence de proposition de relogement. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 3 septembre 2021, engageant sa responsabilité pour troubles dans les conditions d'existence. L'indemnisation a été fixée en fonction de la durée de la carence et de la situation de la requérante, sans logement. Les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ont été appliqués.
N° TA93-2300575(TA93-2300575)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en décembre 2019, pour les troubles dans ses conditions d'existence. La carence de l'État à exécuter la décision de la commission dans le délai imparti engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 4 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2022, en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de logement.
N° TA93-2300224(TA93-2300224)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 220 euros à Mme C, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 septembre 2019, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État, à compter du 4 mars 2020, a causé des troubles dans ses conditions d’existence, justifiant une indemnisation fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La somme accordée couvre l’intégralité des préjudices subis jusqu’au jugement du 22 janvier 2025.
N° TA93-2300101(TA93-2300101)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme E et M. H d’une demande indemnitaire de 15 000 euros pour absence de relogement, après que Mme E a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 12 février 2020. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence du seul demandeur reconnu prioritaire, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, les conclusions indemnitaires présentées au nom des enfants mineurs et de M. H ont été rejetées. La solution retenue repose sur la responsabilité de l’État pour défaut d’exécution de la décision de la commission de médiation dans le délai imparti.
N° TA93-2217131(TA93-2217131)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 192 euros à M. C A pour carence fautive dans son obligation de relogement, après que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis l'a reconnu prioritaire et urgent le 12 mai 2021. Le requérant, vivant avec sa famille dans un logement sur-occupé de 31 m², n'a reçu aucune proposition de logement dans le délai imparti, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation couvre les troubles dans les conditions d'existence subis du 2 novembre 2021 à la date du jugement.
N° TA93-2500691(TA93-2500691)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Savigny-sur-Orge (Essonne) à la date de la décision attaquée, il a ordonné, sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.